mis à jour le

Burkina Faso: le pouvoir dément s'ingérer dans les médias publics

Le gouvernement du Burkina Faso a démenti lundi toute "immixtion" dans le travail des journalistes des médias publics, rejetant les accusations lancées par le syndicat des journalistes.

"Sur le point relatif à l'immixtion des autorités du ministère dans le traitement de l'information, à aucun moment une telle démarche n'a été entreprise par mon département", a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre de la Communication, Alain Edouard Traoré.

Le Syndicat autonome des travailleurs de l'information et de la culture (Synatic) et l'Association des journalistes du Burkina Faso (AJB) ont dénoncé vendredi "l'immixtion" du pouvoir dans le traitement de l'information par les médias publics, concernant notamment l'opposition au président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987.

"Nulle part il ne s'est opéré une censure sur aucun élément de reportage, et l'accusation" est "gratuite et sans fondement", a affirmé M. Traoré, également porte-parole du gouvernement.

Il a toutefois jugé que sa responsabilité était de "veiller au respect de la ligne éditoriale, de l'éthique et de la déontologie".

"Face au traitement des sujets sensibles, des orientations sont toujours données aux responsables des structures à tous les niveaux pour observer scrupuleusement le professionnalisme, notamment l'équilibre dans le traitement de l'information, et éviter les connivences en tous genres", a souligné le ministre.

Le syndicat des journalistes accuse notamment le secrétaire général du ministère de la Culture d'être intervenu "directement" pour "charcuter" un reportage de la télévision nationale sur une marche organisée par l'opposition le 29 juin à Ouagadougou.

L'opposition a marché ce jour-là contre le futur Sénat, dans lequel elle voit un moyen pour le président Blaise Compaoré de faire réviser la Constitution afin de se représenter en 2015.

Le Synatic a annoncé que les journalistes des médias publics organiseraient un "sit-in" devant les locaux du ministère mardi matin pour protester contre les "immixtions" mais aussi pour réclamer pour eux un "statut particulier", plus rémunérateur.

AFP

Ses derniers articles: Ouagadougou vit  Le Maroc se dote d'une police de l'environnement  Le tourisme marocain fait de la résistance 

Burkina

AFP

Religieuse colombienne enlevée: recherches au Mali et au Burkina

Religieuse colombienne enlevée: recherches au Mali et au Burkina

AFP

CAN: Burkina Faso et Egypte se neutralisent 1-1 et vont en prolongation en demi-finales

CAN: Burkina Faso et Egypte se neutralisent 1-1 et vont en prolongation en demi-finales

AFP

CAN: le Burkina en terrain quasi-conquis face

CAN: le Burkina en terrain quasi-conquis face

pouvoir

AFP

Egypte: l'armée va pouvoir fonder une compagnie pharmaceutique

Egypte: l'armée va pouvoir fonder une compagnie pharmaceutique

AFP

Gambie: Yahya Jammeh ou la versatilité au pouvoir

Gambie: Yahya Jammeh ou la versatilité au pouvoir

AFP

Des chefs d'Etat africains contraints de céder le pouvoir

Des chefs d'Etat africains contraints de céder le pouvoir

médias

AFP

Togo: deux médias audiovisuels interdits d'émettre

Togo: deux médias audiovisuels interdits d'émettre

AFP

L'Egypte met en place un conseil pour surveiller les médias

L'Egypte met en place un conseil pour surveiller les médias

AFP

Bénin: RSF dénonce la suspension de quatre médias en 48 heures

Bénin: RSF dénonce la suspension de quatre médias en 48 heures