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« Ce n'est pas parce qu'on doit construire des écoles, des routes, qu'il faut renoncer à l'approfondissement de la démocratie » dixit Assimi Kouanda

A plusieurs occasions depuis un certain temps, la question de l'opportunité du Sénat est revenue dans le débat public. Le 12 juillet 2013 encore, à l'occasion d'un point de presse animé par la mouvance présidentielle, « l'embarrassante » question, pour les défenseurs du Sénat, est revenue. Cette fois, le Secrétaire exécutif national du CDP, Assimi Kouanda, s'est voulu catégorique : on ne peut pas sacrifier la mise en place du Sénat sur l'autel des « priorités ».

Dans les locaux du siège national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), ce 12 juillet 2013, la phase questions des journalistes à l'occasion du point de presse a enregistré un bon nombre de préoccupations dont une relative à l'opportunité de la mise en place du Sénat alors qu'il y a de multiples priorités.

Si toutes les questions n'ont pas reçu de réponse, comme celle de savoir s'il n'y a pas, au sein du CDP, une personnalité autre que Blaise Compaoré, à même de diriger le Burkina, en revanche celle relative à l'opportunité du Sénat sera servie.

C'est un Assimi Kouanda visiblement embarrassé et révolté, qui a indiqué, en substance, que même s'il y a ce que certains appellent priorités et auxquelles il est attendu de nos gouvernants qu'ils apportent les réponses appropriées, il faut mettre en place le Sénat.

En effet, a-t-il laissé entendre, « je crois que dans notre pays, les besoins sont énormes dans plusieurs domaines, y compris dans celui du renforcement de la démocratie ». Et de préciser, « ce n'est pas parce qu'on doit construire des routes, ce n'est pas parce qu'on doit construire des écoles, des dispensaires, ce n'est pas parce qu'on doit donner de l'eau, l'électricité, etc., que l'on doit dire alors dans ces conditions-là, il faut renoncer à l'approfondissement de la démocratie ».

En clair, s'il y a des priorités dans notre pays, la mise en place du Sénat n'en est pas moins, une. Vouloir qu'on y renonce, revient selon lui, à n'avoir qu'une « vision assez étroite du développement qui n'intègre pas les aspects outre que les aspects matériels ».

Pour le SEN du CDP, tous ceux qui sont soucieux du développement du pays des Hommes intègres, doivent voir dans la mise en place du Sénat, un préalable, sinon un besoin incompressible et urgent qu'il faut satisfaire.

Et quand on sait que M. Assimi Kouanda n'est pas n'importe qui dans l'appareil d'Etat - ministre d'Etat et directeur de cabinet du chef de l'Etat - l'on peut bien se convaincre que le processus de mise en place effective du Sénat connaîtra son aboutissement voulu. Tant pis, si certains peuvent considérer cela comme un passage en force ! Et comme dirait l'autre, le Burkina consolide sa démocratie, se développe, et donc émerge.

Fulbert Paré

Lefaso.net

Le Faso

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