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Décorations à Paris : LES MEDAILLES DU MALI RECONNAISSANT

 Le ministre français de la Défense,  son collègue des Affaires étrangères et une dizaine de hauts fonctionnaires de la Défense française ont reçu des distinctions pour leur contribution  au succès de l'Opération Serval  

Arrivé à Paris vendredi, à l'invitation de son homologue français François Hollande, pour assister aux festivités du 14 Juillet, le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré a décoré samedi plusieurs cadres militaires et civils ayant contribué à la libération de notre pays. La cérémonie teintée d'émotion s'est déroulée dans une salle de réunion de l'hôtel « Meurice » où séjourne le chef de l'Etat.

Les récipiendaires venus, pour certains avec quelques membres de leurs familles, ont tous travaillé à la réussite de l'Opération Serval qui permis à notre pays de se  libérer des jihadistes et des narcotrafiquants  qui occupaient les régions de Tombouctou, Gao et Kidal.

En présence du président Dioncounda Traoré, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Tiéman Coulibaly et son homologue de la Défense et des Anciens Combattants, le général Yamoussa Camara se sont chargés  de remettre les médailles au récipiendaires parmi lesquels, Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense et le patron de la diplomatie française Laurent Fabius.

Pour la liberté de notre pays, la France a versé son sang, rappelle le doyen des récipiendaires, le général de division Christophe Gomart, patron des forces spéciales  qui a vivement remercié les autorités de la Transition pour cette décoration. Il a surtout exprimé toute sa fierté  de voir l'Opération Serval réussir.

Sous les ordres et les directives du président Hollande à qui Dioncounda Traoré remettra une décoration aujourd'hui, les ministres élevés au rang de Grand officier de l'Ordre national se sont battus avec conviction pour aider notre pays à retrouver sa dignité. Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, c’est par leur dynamisme et leur engagement personnel qu’ils ont réussi non seulement à diriger les opérations militaires sur le terrain et, en plus, ont réuni au chevet du Mali la communauté internationale.

Le général de corps d’armée Didier Castres, sous-chef d'état-major chargé des opérations, a été décoré avec la médaille de Commandeur de l'ordre national du Mali.  Selon Tiéman Hubert Coulibaly, il a imaginé, conçu et conduit tout le plan d'engagement des forces françaises  en appui des forces armées maliennes. Par son action déterminante, il a permis à la coalition des forces armées françaises et maliennes de repousser et détruire les groupes armés terroristes hors de tous les lieux de peuplement maliens. « L'action particulièrement efficace de cet officier général énergique et clairvoyant, dit-il, remarquable chef au combat, a apporté une contribution majeure à la reconstitution de l'intégrité territoriale du Mali ».

Patrick Brethous, décoré lui aussi au même titre, est un général de brigade de l’armée française. Chef-conduite lors de l'Opération Serval déclenchée le 10 janvier 2013, le général de brigade Brethous a fait preuve de qualités humaines et professionnelles exceptionnelles, « sachant prendre avec courage, pertinence et hauteur de vue d'importantes décisions opérationnelles ». Dès le 10 janvier 2013, il a supervisé la conduite de l'opération par la cellule de crise et a déclenché les premières missions aériennes permettant de stopper l'avancée des groupes armés djihadistes. « Tout en poursuivant la conduite de la montée en puissance de la force, a poursuivi Tiéman Hubert Coulibaly. Il assure la conduite tactique et stratégique de l'opération jusqu'à la bascule de responsabilité au profit du PC opératif de Bamako. A l'issue de cette bascule, il en assure le contrôle national avec un sens tactique et stratégique en tout point remarquable. L'action déterminante de cet officier général charismatique, énergique et clairvoyant, a apporté une contribution majeure à la déroute des éléments armés djihadistes et à la reconstitution de l'intégrité territoriale de l'Etat malien et en appui des Forces armées maliennes ».

Le  troisième général de division qui a été élevé au rang de commandeur de l'Ordre national est Christophe Gomart. Ce commandant des opérations spéciales remarquablement combatif et visionnaire,  selon les autorités de la transition. Depuis les premières heures de l’intervention française, c’est lui qui a cordonné l'engagement instantané des forces spéciales françaises au côté des forces armées maliennes. Durant l'ensemble des opérations, l’officier de classe exceptionnelle a fait preuve d'un sens tactique et stratégique en tout point remarquables, a commenté Tiéman Coulibaly.

« Il a conçu et conduit l'ensemble des man½uvres des forces spéciales pour atteindre, en accompagnement des Forces armées maliennes, les objectifs de reconquête du Mali et d'attrition des éléments rebelles », a fait remarquer le ministre ajoutant que « l'action particulièrement efficace de cet officier général énergique et clairvoyant, remarquable chef au combat, a apporté une contribution majeure à la déroute des éléments armés djihadistes et à la reconstitution de l'intégrité territoriale du Mali ».

Un peu plus bas de la hiérarchie militaire française, on retrouve le capitaine de vaisseau Pierre Vandier. Il a été fait Officier de l'Ordre national du Mali. En sa qualité de chef de la cellule de crise de Serval depuis le 10 janvier 2013, le capitaine de vaisseau a bien mérité la reconnaissance du peuple malien. En amont de la crise, précise le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, il a préparé toutes les options militaires tant dans les domaines aérien et terrestre que d'organisation de la chaîne de commandement. La qualité de ses analyses et sa remarquable capacité d'anticipation lui a permis en permanence de proposer des options d'emploi judicieuses aux autorités militaires.

Dès le 10 janvier 2013, il organise la cellule de crise et déclenche les premières missions aériennes permettant de stopper l'avancée des groupes armés djihadistes. Il enchaîne ensuite sous un rythme extrêmement dense le plan de campagne aérienne et terrestre de l'opération, avec de nombreux succès tactiques qui entraînent un repli désorganisé de l'ennemi et une reconquête des principales villes du pays, en appui des Forces armées maliennes.

Le colonel Christophe Michel, désormais officier de l'Ordre national de notre pays est le chef de la cellule ciblage lors de l'Opération Serval. En amont de la crise, toujours selon le ministre Coulibaly, il a conduit une analyse systémique d'une grande pertinence et préparé toutes les désignations d'objectifs possibles, permettant ainsi la réalisation de frappes aériennes d'une extrême efficacité dans les premiers jours de l'opération.

« Sa finesse d'analyse, sa remarquable capacité d'anticipation et sa rigueur dans la préparation de ses dossiers lui ont permis en permanence de proposer les bons choix aux autorités militaires » a commenté le  chef de la diplomatie.

Dans le même élan de reconnaissance, le président de la République par intérim a décoré le colonel Philippe Gueguen qui est le chef de la cellule logistique de l'Opération Serval. Il a su organiser sa cellule pour conduire la projection d'un échelon de combat aéroterrestre d'une ampleur inégalée dans une zone où les flux logistiques terrestres, maritimes et aériens sont habituellement très réduits et cela dans un délai extrêmement contraint. « L'action déterminante de cet officier efficace, compétent et clairvoyant, a apporté une contribution majeure à la déroute des éléments armés djihadistes et à la reconstitution de l'intégrité territoriale du Mali », dira Tiéman Hubert Coulibaly avant de lui remettre sa médaille.

Les colonels Philippe Susnjara et Xavier Lafargue, respectivement chef de la cellule planification Afrique et commandant d'un groupement de forces spéciales ont également été élevé au rang d'Officier de l'Ordre national. Tout comme Jérôme Spinoza, haut fonctionnaire actif au sein du service diplomatique de l’Union européenne qui a ½uvré à consolider la relation du Mali avec cette institution et par delà ses États-membres dans une période critique pour le pays.

Conseiller avisé et connaisseur éclairé des réalités du Sahel et d'Afrique de l'Ouest, Jean-Martin Jampy a reçu une médaille parce qu’il est tout d’abord un  ami de longue date du Mali où il a ½uvré sans relâche dans le sens du développement économique et industriel national.

A. M. CISSE

L'essor

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