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Ségou et Sikasso : DES INQUIETUDES ET DES ATTENTES

La mise en place des cellules régionales et locales de la commission nationale, critères de nomination de ses membres sont, entre autres, questions soulevées au cours des rencontres

Dans le cadre de l'information et de la sensibilisation des populations sur les missions de la commission, une délégation conduite par la première, vice président de l'institution, Mme Traoré Oumou Touré, s'est rendue à Sikasso et Ségou, du 09 au 11 juillet dernier. Dans les deux chefs lieux de région la délégation a organisé des rencontres avec toutes les composantes de la société en présence des chefs de l'exécutif des deux localités administratives.

Au cours de ces rencontres, la responsable de la commission a expliqué à ses interlocuteurs, les missions assignées à l'organe qu'elle préside. Il s'agit selon elle, de rencontrer tous les Maliens (groupes socio-politiques, confessionnels et religieux et des individus) et de les écouter. Le but est d'identifier et d'enregistrer tous les cas de violation des droits de l'homme, de promouvoir les vertus du dialogue et de la paix et de les consigner dans des rapports trimestriels qui seront transmis au président de la république.

Pour ce faire, la commission, compte tenu, de son envergure internationale dispose d'un plan d'action. Il repose sur quatre piliers. Il s'agit d'établir la vérité sur tout ce qui s'est passé pendant la période de crise ; permettre que justice soit faite ; inciter à la réparation du préjudice subit et garantir que les faits ne se produisent plus jamais. Au cours des débats, des questions de compréhension ont porté, entre autres, sur le mandat de la commission, ses moyens pour accomplir sa mission, les critères qui ont prévalu au choix de ses membres.

Mme Traoré Oumou Touré et les 8 commissaires qui l'accompagnaient ont affirmé avoir les moyens matériels et financiers pour la bonne exécution de leur mission. En effet, la commission a son un siège à Koulouba avec des bureaux équipés et des moyens logistiques. Son mandat est de deux ans. Quant aux critères de nomination de ses membres, la vice présidente a expliqué que les 33 personnes qui l'a composent ont été sélectionnées sur une liste de plus de 500 personnes, sans préciser les motivations de cette sélection. Ce qui a laissé certains sur leur faim.

Pour être plus précis, le commissaire, Mohamed Ag Ahmedou dira que les membres de la commission ne sont pas à mesure citer ces critères. Car, selon lui, il releve de la discrétion de ceux qui l'ont fait. « Certains d'entre nous ont été juste informés de leur appartenance à la commission, après l'établissement de la liste des membre », a-t-il indiqué. En droite ligne des objectifs de la présente mission, la commission a recueilli beaucoup de propositions et suggestions des membres de la société civile des deux régions.

A Sikasso, le représentant du réseau des communicateurs traditionnels a recommandé la prise en compte par la commission de la refondation de l'élection des députés et des maires. Il estime que les élus du peuple doivent refléter les attentes de ce dernier. Ce qui n'est pas le cas au sein de notre hémicycle dans les municipalités dont les locataires sont à des années lumières des problèmes des citoyens maliens. Il a aussi recommandé l'instauration de l'enquête de moralité dans le choix et la nomination des membres du gouvernement et les responsables des services publics.

A Ségou, Mamadou Kouyaté, chef traditionnel des griots a fustigé le manque de communication au sein de l'administration et du gouvernement. « Tous les messages sont diffusés en français, pendant que 80% de la population ne parlent pas ou ne comprennent pas cette langue, bien qu'elle soit l'outil officiel de communication ». Il a recommandé la mise en place des cellules régionales et locales de la commission nationale, afin d'assurer un meilleur relais de l'information et des activités. Il a aussi souhaité l'implication des communicateurs traditionnels aux travaux. Car, ces derniers restent le vecteur plus efficace pour la transmission des messages. La délégation a pris bonne note de toutes ces préoccupations et promis d'en tenir compte dans la conduite de sa mission.

Après ces travaux, les membres de la commission ont rendu des visites de courtoisie aux représentants des confessions religieuses des deux régions. Au cours des échanges, la commission a acquis l'adhésion et l'accompagnement des religieux, toutes confessions confondues. Ces derniers ont assuré de leur soutien et de leur bénédiction pour la réussite de la noble mission de la commission. Des séances de prières, aussi bien avec des marabouts et imams que des pasteurs et abbés de l'église protestante et l'église catholique, ont sanctionné les rencontres.

C.A.DIA

L'essor

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