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BUREAU DU HAUT COMMISSARIAT AUX REFUGIES DE POINT E : Le gardien du centre en vient aux mains avec une réfugiée Congolaise

Le bureau du haut commissariat aux réfugiés de Point E a été, dernièrement, le théâtre d'une violente bagarre entre une ressortissante du Congo-Brazzaville et le gardien du dit centre. Une altercation qui a atterri au commissariat de la localité, puisque les deux protagonistes se sont chacun muni d'un certificat médical avec une incapacité temporaire. Ce qui fait que finalement, ils vont être jugés devant nos juridictions pour le délit de coups et blessures volontaires et réciproques.

La bagarre a, en effet, eu lieu à l'occasion de la préparation de la fête annuelle organisée à l'attention des réfugiées. Selon la dame, qui a fui son pays depuis 2010, à cause de la guerre, c'est le gardien qui a ouvert les hostilités en refusant de lui céder le passage. A l'en croire, à la veille de chaque fête, chaque pays désigne deux enfants pour la danse de son pays. C'est donc dans ces circonstances que la dame M. Bangolo, présidente des femmes réfugiées de son pays, a donné le nom de ces derniers. Seulement, souligne-t-elle, le gardien qui est venu avec une liste n'a cité qu'un seul enfant.
C'est ainsi dit-elle, qu'elle a voulu rentrer dans le centre pour voir l'assistante sociale et lui expliquer le problème. Elle se heurtera à un niet catégorique du gardien, au motif qu'il a reçu des instructions fermes. «Il m'a repoussée une première fois, puis est revenu à la charge et comme si cela ne suffisait il est venu me frapper», a dit la dame, selon qui, après l'intervention des gens, le gardien l'a retrouvée en bas, pour le bastonner, alors qu'elle est malade. Estimant avoir reçu des coups de poing au niveau des épaules et du ventre, alors qu'elle traîne un fibrome, la dame soutient que depuis cette altercation, son état de santé déjà précaire, s'est aggravé. D'ailleurs, elle souligne que même si sa s½ur en a pris pour son grade, lorsqu'elle est intervenue.

Face à de telles accusations, le gardien, détaché au bureau du Haut commissariat des réfugiés depuis 7 ans, a également porté plainte contre la dame, en soutenant qu'il avait reçu une liste du chargé de service communautaire et de l'intégration locale. Ce qui fait, selon lui, que lorsqu'il a appelé le nom du garçon et que ce dernier n'a pas fait signe de vie, la dame s'est présentée pour choisir à la place de ce dernier, le nom d'une fille. Ce qu'il a naturellement refusé. Selon lui, c'est la dame qui a commencé les hostilités en se ruant sur lui et en l'abreuvant d'injures, pour forcer le passage. «Elle m'a empoigné avec ma cravate et je ne me suis pas laissé faire, car elle voulait détruire mon visage», a dit le gardien qui est prévenu et partie civile dans cette affaire.
Finalement, ce sont les éléments de la police du Point E, informés par téléphone de la bagarre, ont fait une descente sur les lieux, pour embarquer les deux protagonistes.

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