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Au Mali, la rapide échéance électorale pourrait être un handicap

Les candidats à la présidentielle du 28 juillet au Mali ont entamé leur campagne cette semaine et le gouvernement par intérim entend boucler au plus vite le processus de transition, malgré les inquiétudes suscitées par la rapidité de l’échéance.

 

 

Le scrutin est censé clore la période d’instabilité qui résulte du coup d’Etat militaire du 21 mars 2012 puis de l’occupation de la moitié nord du pays par des rebelles touaregs rapidement supplantés par des djihadistes proches d’Al Qaïda.

 

 

La France est intervenue militairement le 11 janvier aux côtés de contingents ouest-africains pour repousser la menace posée par ces éléments djihadistes.

 

 

Elle a fait pression sur le gouvernement intérimaire pour que des élections soient organisées en juillet, afin d’enclencher un processus politique qui lui permettra de réduire son contingent à 1.000 hommes d’ici la fin de l’année.

 

 

Vingt-huit candidats sont en lice. Même si quatre d’entre eux ont déjà occupé le poste de Premier ministre par le passé, aucun n’est officiellement soutenu par le président par intérim, Dioncounda Traoré, et un second tour est prévu le 11 août si aucun d’entre eux ne remporte la majorité absolue le 28 juillet.

 

 

Tous les candidats, qui font campagne à travers le pays à bord de minibus, ont promis de restructurer et de renforcer l’armée, à l’origine du coup d’Etat qui a renversé le président Amadou Toumani Touré en 2012, et qui a par la suite plié face à l’insurrection islamiste.

Ils promettent également de mettre fin à la corruption, à la pauvreté et de réconcilier un pays fortement divisé.

 

 

PROBLÈMES TECHNIQUES

 

 

A près de deux semaines de l’échéance électorale, des millions de cartes d’électeurs n’ont cependant toujours pas été distribuées dans le pays, deux fois grand comme la France.

Le 5 juillet, seul un tiers des 6,9 millions d’électeurs potentiels avait reçu sa carte d’électeur, a dit un porte-parole du ministère de l’Intérieur.

Des centaines de milliers de Maliens ont par ailleurs été déplacés au cours du conflit et bien d’autres encore ne figurent pas sur des listes électorales jugées obsolètes. Selon les Nations unies, plus de 525.000 Maliens ont été déplacés à l’intérieur du pays ou se sont réfugiés à l’étranger.

 

 

Face à cette situation, la fondation Osiwa de l’homme d’affaires George Soros a appelé à reporter les élections de peur qu’elles ne soient entachées de défaillances techniques et qu’un faible taux de participation ne prive le futur président de la légitimité nécessaire pour redresser le pays.

 

 

Pressé par la France d’achever la transition politique, le gouvernement souligne de son côté qu’un vote est la seule issue possible pour redresser le pays.

 

 

« Le délai souhaité par certains ne permettra pas de résoudre les problèmes techniques », a déclaré le président par intérim Dioncounda Traoré. « L’élection ne sera pas parfaite, notamment parce que le pays sort d’une crise (…) mais je suis profondément convaincu que nous pouvons organiser des élections libres et équilibrées le 28 juillet », a-t-il ajouté.

 

 

Le gouverneur de Kidal, bastion touareg où l’armée a annoncé avoir repris position la semaine dernière, s’est rendu sur place jeudi et a promis que les élections auraient lieu comme prévu. Il n’a passé que quelques heures dans la ville, les insurgés occupant toujours son bureau.

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