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Présidentielle du 28 juillet : Choguel Kokalla Maïga présente son programme à la presse

Choguel Maiga

Le président du Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR), Choguel Kokalla Maïga a présenté le vendredi 5 juillet lors d'une conférence tenue à la Maison de la Presse son projet de programme à la presse. La dite conférence était animée par le président lui-même.

 

 

Cette conférence de presse avait comme objet pour le parti Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR) de présenter à la presse nationale et internationale le projet de programme de campagne de son candidat. En effet, pour le candidat Choguel Kokolla Maiga, le slogan de campagne du parti est «restituer au Mali son honneur et sa dignité».

 

 

«C'est le slogan de campagne que les militants de mon parti, le Mouvement Patriotique pour le Renouveau (MPR), m'ont proposé. Cette proposition se justifie par le fait que l'élection présidentielle prévue pour le 28 juillet 2013 aura lieu dans un contexte particulier, voire inédit. Le contexte d'un pays pratiquement sous tutelle.

 

 

Certains candidats se passeront de l'examen des causes qui ont engendré cette situation pour l'une des deux raisons suivantes : soit qu'ils estiment à tort cet examen non nécessaire, soit qu'ils se sentent gêner pour l'effectuer pour des raisons personnelles évidentes. Cet examen s'avère indispensable tant notre pays est meurtri, humilié.

 

 

Or, la sagesse populaire bamanan enseigne que : «la plaie ne saurait se cicatriser sur du pus». Il n'est nullement question d'occulter les problèmes qui se posent aux populations, problèmes relatifs à leur mieux être dans tous les domaines, qu'il s'agisse de l'économie, de la santé et des affaires sociales, de l'éducation et de la culture, de l'environnement et des loisirs.

 

 

Cependant, aucun de ces problèmes ne saurait trouver une solution pérenne si l'on ne commence par la refondation de l'Etat et de la Nation : refonder pour édifier de nouveau, car les événements qui se sont produits dans notre pays, dans le courant du premier trimestre de l'année 2012 ont permis de découvrir jusqu'à quel point nous avions vécu dans l'illusion.

 

 

Cette analyse sera suivie de ma vision d'un Mali nouveau, réhabilité, réconcilié avec lui-même, avant de préciser mes engagements envers le peuple malien, au cas où le suffrage populaire me ferait accéder à la magistrature suprême de mon pays».

 

 

Tels ont été les premiers mots du président Choguel Kokala Maiga. C'est après qu'il s'est adressé au peuple malien autour de quatre thématiques : l'effondrement de l'Etat, la trahison de l'élite, sa vision, ses engagements. Il fera savoir que le passage de la IIème République à la IIIème République s'est effectué sur fond de violence et de mensonge, de collusion avec la rébellion touarègue, d'amateurisme, de dilettantisme voire même de naïveté. La conséquence de tout cela. Le peuple malien, après 1991, a été trahi par son élite, non par son armée.

En effet, un fait aurait dû interpeller les élites maliennes. Il s'agit d'une déclaration pleine de sens et lourde de conséquence, prononcée par le président de la République du Mali, le 28 mai 1994, devant le gouvernement et toutes les institutions de la Républiques réunies au complet pour la circonstance ainsi que devant le corps diplomatique.

 

 

Elle constitue une justification, un soutien politique à la rébellion et à son idéologie: «La rébellion des populations du Nord avait pour objectif légitime la renégociation des conditions de leur participation à la nation malienne. Leur combat était d'essence démocratique. C'était un combat pour l'honneur et le développement. C'était un combat contre une manière de gérer les affaires de notre pays, dont tous les Maliens ont souffert. En son temps, nous avons soutenu ce combat».

 

 

Dès lors, toute la philosophie de la gestion de la rébellion, pendant plus de 20 ans (1991-2012) a obéi à cette prise de position politique. L'Etat malien n'a pas voulu faire face à la rébellion comme l'ont fait les autres pays confrontés à des situations similaires. Il a décrié la gestion calamiteuse de l'école et de l'armée. Il dira que sous la IIIè République, incontestablement, beaucoup d'investissements ont été consentis dans les infrastructures (routes, hôpitaux, centres de santés, aménagements hydro-agricoles, télécommunications).

 

 

Cependant, ces réalisations ne suffisent pas pour occulter ce qui aujourd'hui s'apparente à un immense champ de ruines avec le spectacle qu'offrent l'école et l'armée : les deux piliers de la Nation qui ont été instrumentalisés et manipulés pour obtenir le changement politique en 1991.

 

 

Les Maliens se retrouvent avec une école qui a cessé d'en être une ; et l'armée qui, par le passé a été l'armée la plus puissante d'Afrique occidentale francophone, transformée en une armée d'opérette. Comme le dit l'adage, on n'est mieux trahi que par les siens.

 

 

Le peuple malien a été trahi par son élite politique. Sa vision pour le Mali est de rebâtir l'Etat; réaffirmer l'Unité du Peuple et l'Intégrité de son territoire; restituer le pouvoir au Peuple et former le citoyen assurer l'épanouissement de la Femme et redonner espoir à la Jeunesse.

 

 

Fousseyni SISSOKO

 

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