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Financement boursier : La Bourse et la CGEM pour attirer les PME

Plus de 500 PME répondent aux critères actuels d'introduction en Bourse. La Bourse de Casablanca offre un chèque de 500 000 dirhams à chaque PME qui s'introduit, en contribution aux frais relatifs à cette opération.

Représentant environ 98 % du tissu d'entreprises marocaines et 90 % des sociétés adhérentes à la Confédération générale des Entreprises du Maroc (CGEM), il n'en demeure pas moins que les PME sont très faiblement représentées à la Bourse de Casablanca. En effet, malgré les difficultés qu'elles rencontrent pour accéder au financement bancaire, le PME ne recourent qu'exceptionnellement au financement boursier.

Face à cette situation, et conscients que la Bourse peut constituer un véritable levier dans le financement des PME, M. Karim Hajji, Directeur Général de la Bourse de Casablanca, et Mme Miriem Bensalah-Chakroun, Présidente de la CGEM, ont signé, le jeudi 4 juillet, une convention de partenariat visant à renforcer la relation de proximité entre la Bourse de Casablanca et les entreprises membres de la CGEM. Les deux parties s'engagent à entreprendre des actions conjointes pour améliorer l'accès des entreprises, notamment des PME, au financement par le marché boursier.

Concrètement, selon Mme Miriem Bensalah-Chakroun, ce partenariat scellé entre les deux parties se matérialisera, entre autres, par l'organisation de road-shows et de conférences dans les différentes régions du Royaume et auprès des fédérations sectorielles, la création d'une commission mixte visant à étudier les conditions à même d'améliorer l'accès des PME au marché des capitaux, la formation à l'intention des dirigeants d'entreprises et la mise en place de solutions d'affichage dynamique au siège du CGEM, et dans les régions permettant de diffuser l'actualité boursière et économique.

500 PME cotables actuellement

Selon la patronne des patrons marocains, «l'objectif de ce partenariat est de développer au niveau de la Bourse de Casablanca un compartiment dédié à la PME et dont l'accès est moins contraignant». Et dans ce cadre, les deux parties vont créer une commission mixte qui se penchera sur les conditions à même de faire de la Bourse un marché de financement alternatif à celui des banques.

Pour sa part, M. Karim Hajji a mis l'accent sur les avantages qu'offre à la PME le recours au marché boursier. Outre la levée de fonds illimités nécessaire à son développement, sans aucune demande de garantie, la Bourse est également une source de visibilité accrue et gratuite grâce à la publicité faite autour des entreprises cotées, et assure la pérennité de celle-ci du fait de l'institutionnalisation de son capital. De plus, l'entreprise cotée dispose d'une notoriété accrue au niveau de son secteur d'activité. L'Etat offre également aux entreprises qui recourent au marché boursier des avantages fiscaux sous formes d'exonérations fiscales. De ce fait, «il est temps de redynamiser le levier de financement des PME via la Bourse», a plaidé M. Hajji. Et pour encourager le recours des PME au marché boursier, la Bourse de Casablanca s'est engagée à offrir un chèque de 500 000 dirhams à chaque PME qui s'introduit en Bourse. Ce montant permet à la PME de faire face en partie aux frais occasionnés par cette opération (frais du conseiller, de la banque d'affaires, publicité, etc.). En général, les frais liés à l'introduction en Bourse représentent pour les PME entre 3 et 5 % du montant levé. Ainsi, pour les petites opérations, ce chèque peut même représenter jusqu'à 50 % des frais engagés.

Enfin, le potentiel des PME cotables est très important. Suite aux différents road-shows organisés par la Bourse de Casablanca et aux multiples rencontres directes avec certaines PME, la place dispose actuellement d'une base de donnée comprenant 500 PME éligibles à la Bourse. Ce nombre sera encore plus important si la Bourse de Casablanca créé un compartiment dédié à cette catégorie d'entreprise, et offrant plus de souplesses à celles-ci en matière d'accès. Et pour dynamiser ce compartiment, «il faut aussi se pencher sur des incitations fiscales pour les entreprises et les investisseurs de ce compartiment en allant dans le sens d'une exonération fiscales pour les investisseurs», a souligné M. Hajji.

Moussa Diop

La Nouvelle Tribune

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