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SEDHIOU : UNE CENTAINE D'ECOLIERES VICTIMES DE GROSSESSES PRECOCES Une synergie des acteurs pour endiguer le mal

Le nombre de jeunes filles qui tombent en état de grossesse s'accroit d'année en année dans la région de Sédhiou en dépit des actions de sensibilisation de masse. Les établissements scolaires sont les plus grands pourvoyeurs de victimes. Une centaine est dénombrée rien que pour l'année en cours. Les acteurs de l'école et les partenaires sont à pied d'½uvre pour inverser la fâcheuse tendance préjudiciable aux objectifs du millénaire pour le développement.

Le phénomène des grossesses précoces a culminé cette année à un point jamais égalé dans le passé à Sédhiou et dans ses capitales départementales. Rien que pour la seule année scolaire en cours, pas moins d'une centaine de cas signalés dans la région et officiellement dénombré dans les établissements scolaires, que ce soit l'élémentaire, le moyen et le secondaire.

De là donc à imaginer des grossesses non répertoriées survenues de façon isolée. L'ampleur est grande et force l'inquiétude surtout dans ces lieux constituant les temples du savoir : Famara Sagna, le principal du collège de Sara Téning, dans l'extrême sud Est du pays, déclare que c'est le principal motif des abandons scolaires dans son école. « Les mariages précoces sont les principales causes d'abandon scolaire dans notre CEM. Il est temps que les parents comprennent que les filles ont droit à aller à l'école au même titre que leurs camarades de Dakar ou d'ailleurs, réussir et devenir des cadres de ce pays demain », fait-il remarquer.

Outre les mariages et grossesses précoces, des cas de viol sur mineures sont aussi fréquents dans l'espace scolaire et sont très souvent à l'origine d'un conflit social acerbe. Pourtant, ce ne sont pas les activités de sensibilisation qui font défaut a rassuré Youssouph Mané, le coordonnateur de l'inspection médicale des écoles de Sédhiou. « Nous menons régulièrement des activités de sensibilisation pour amener les élèves à prendre en main leur destin. Il revient aux parents de s'investir dans l'encadrement de leurs enfants, les filles en particulier ,en rapport avec les partenaires de l'école », souligne-t-il.

En sus des activités de mobilisation conduites par les autorités en charge de l'école, des organismes de promotion de la santé de la reproduction tel que l'ONG espagnol Medicos del mundo occupent également le terrain du dialogue social. Son coordonnateur, Marcel Monteil, explique que « des projections de films, des prestations théâtrales, le concours génie santé, sont entre autres des activités de mobilisation dans l'espace scolaire pour informer et éduquer les élèves sur les valeurs de bonnes m½urs, de prévention des maladies liées à la santé de la reproduction et de bien être social ».

De même, le centre conseil Ado que dirige Hassan II Diop promeut la prévention en recommandant l'abstinence plutôt que les mesures contraceptives. « Les mesures telles que la planification familiale peuvent certes éviter les grossesses, mais ne met pas forcément à l'abri des infections sexuellement transmissibles comme le vih/sida », relève-t-il.

A l'heure des exigences de la parité pour l'émergence d'un leadership féminin, les grossesses précoces sont une des défaillances qui vont sans doute compromettre l'atteinte des objectifs dans la région.

Sud Quotidien

Rewmi

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