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Les analyses toujours en cours

Les analyses physicochimiques et bactériologiques pour déterminer l'origine de la contamination de l'eau minérale de marque Youkous sont en cours. C'est ce qu'a déclaré le directeur général adjoint de l'Agence nationale des ressources hydriques (ANRH), Ramdan Mohamed. «Nous avons déjà contacté notre direction régionale à Constantine qui doit dépêcher une équipe à Tébessa pour prélever des échantillons sur la source de marque Youkous. Avant tout autre décision, nous allons procéder à l'analyse des échantillons pour déterminer l'origine de la contamination», explique-t-il, précisant que les résultats des analyses seront disponibles en 24 heures. «Les premiers résultats peuvent être obtenus au bout de 3 à 4 heures. Nous avons des équipements performants. Nous pouvons avoir tous les résultats au bout de 24 heures», souligne notre interlocuteur, affirmant que l'intervention de ses services pour une fermeture totale ou temporaire de l'unité ne se fera pas avant l'obtention des résultats des analyses. «De toute façon la décision finale sera prise par une commission interministérielle composée des ministères des Ressources en eau, de la Santé et du Commerce», ajoute-t-il. En tout cas, la décision sera prise selon la nature de la contamination : fermeture totale de l'unité en cas de contamination de la source ou temporaire si celle-ci n'a touché que les équipements. Pour rappel, le ministère du Commerce a annoncé, mardi dernier, la détection de la bactérie streptocoque dans la marque d'eau minérale, Youkous. Cette bactérie, responsable de très nombreuses infections, a été détectée dans le lot n°164 de la marque Youkous, embouteillé le 13 juin 2013 et dont la durée de validité court jusqu'au 13 juin 2014. «Le lot mis en cause a été saisi et détruit», explique la même source. Le ministère du Commerce souligne par ailleurs que d'autres lots de cette eau minérale ont été retirés du marché pour faire l'objet de nouvelles analyses et vérifier la pureté originelle de cette eau, une procédure imposée par la réglementation des eaux minérales. L'activité de l'unité d'embouteillage de cette eau minérale a été suspendue et le propriétaire a été instruit de revoir toutes les étapes de la mise en bouteilles de l'eau minérale, pour déterminer la source de contamination avant la reprise de l'activité. Le contrôle des eaux commercialisées sur le marché national se fait, selon les responsables de l'ANRH, de manière périodique. «Tous les concessionnaires des eaux minérales (23 marques) et des eaux de source en Algérie (34 marques, dont 16 en exploitation) sont soumis à un contrôle périodique. Les concessionnaires, eux-mêmes, demandent l'analyse de leur eau par nos laboratoires», précise Ramdan Mohamed. Il assure également que les composants chimiques des eaux minérales inscrits sur les étiquettes sont certifiés par les laboratoires de l'ANRH. «Personne ne peut mettre n'importe quoi sur les étiquettes. Les composants chimiques sont déterminés par nos laboratoires. C'est nous qui fixons les composants», précise-t-il encore.    

El Watan

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