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Syrie/armes chimiques : c’est formel ,l’opposition est en cause

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Les échantillons d’arme chimique présentés par la Russie à l’ONU ont été prélevés sur les lieux d’utilisation de cette arme et analysés par un laboratoire agréé par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), a annoncé mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
« Les échantillons ont été prélevés par des experts qui ne s’en sont pas séparés tant qu’ils n’ont pas été transmis au laboratoire », a affirmé M. Lavrov, ajoutant que ce facteur distinguait les conclusions des experts russes des « preuves d’utilisation d’armes chimiques par le régime de Damas » présentées par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.
Selon le ministre, Moscou a transmis à l’ONU un dossier contenant des documents illustrés de photos. Ces documents fournissaient les coordonnées géographiques de l’endroit où les prélèvements avaient été effectués, et indiquaient les méthodes et les résultants de leur analyse.
Lavrov accuse l’opposition
Les obus contenant du sarin ont été fabriqués sur un territoire contrôlé par l’opposition syrienne, a annoncé mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d’une conférence de presse à Moscou.
« Nos experts ont prélevé des échantillons sur place et les ont analysés dans un laboratoire russe agréé par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Ils sont arrivés à la conclusion que l’obus et le gaz sarin qu’il contenait étaient de fabrication artisanale », a déclaré M. Lavrov.
Il s’agit de « conclusions formelles fondées sur des critères universellement reconnus », a indiqué le ministre, précisant que « les caractéristiques de l’obus et du sarin n’étaient pas conformes aux normes requises pour la production industrielle ».
Les conclusions fournies par la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis « ne contenaient aucune indication de lieu et de temps. Pis, elles spécifiaient que les éléments ayant servi à tirer ces conclusions ne confirmaient pas que les échantillons avaient été prélevés par ceux qui allaient plus tard les analyser. Ces échantillons passant de mains en mains, une partie d’entre eux – et nos partenaires occidentaux le reconnaissent – ont même été fournis par des journalistes », a rappelé le chef de la diplomatie russe.
« Tout ceci est catégoriquement contraire aux normes en vigueur au sein de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques », a conclu le ministre, soulignant que l’étude effectuée par la Russie « était totalement conforme à ces normes ».
« Selon les données supplémentaires dont nous disposons, les obus et la substance [toxique] ont été fabriqués en février dernier sur un territoire syrien alors placé sous le contrôle de l’Armée syrienne libre, par un des groupes affiliés à cette dernière », a conclu le chef de la diplomatie russe.

Tunisie Focus

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