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Diabétiques, attention danger

Si pour les personnes en bonne santé, la pratique du jeûne ne pose pas de problème particulier, les malades diabétiques, qui représentent 6,6% de la population marocaine, soit environ 2 million d'individus, peuvent être en revanche confrontés à de nombreux problèmes. Les praticiens sont unanimes. Le danger du jeûne, conjugué aux menus copieux de ramadan, est extrêmement élevé pour les diabétiques.

Hypoglycémie, hyperglycémie, déshydratation ou encore thrombose, les études ont montré que le jeûne, qui modifie considérablement les habitudes alimentaires pendant le mois de Ramadan, peut entrainer ce genre de complications chez les personnes diabétiques de type II. Les cas de comas dus à une hypoglycémie sont fréquents, durant le mois sacré, parce que la diminution de l'apport alimentaire associée à la prise de certains traitements antidiabétiques expose à un risque élevé d'hypoglycémie. Les patients traités par une médication à base de sulfamide sont hautement exposés au risque d'une baisse du taux de sucre dans le sang. L'hypoglycémie est accentuée par le médicament (dédié à cet objectif) et le jeûne. Même si la religion permet aux personnes souffrant d'une intolérance au jeûne de manger, de nombreuses personnes vont quand faire le Ramadan. Regards des autres, sentiment d'infériorité, incompréhension de la société…sont autant d'arguments qui poussent des personnes malades à jeuner, mettant ainsi en péril leur santé.

Une hypoglycémie qui n'est pas prise en charge peut entrainer une perte de conscience, des convulsions, voire un coma.  Même le pronostic vital est engagé dans certains cas. Mais force est de constater que certaines personnes s'obstineront à jeuner, quels que soient les arguments qu'on peut leur présenter.

De ce fait, il est impératif pour tous les diabétiques souhaitant observer le jeûne de consulter leur médecin avant le mois sacré. Certains symptômes peuvent nous alerter de l'éventualité d'une l'hypoglycémie, comme la transpiration, des vertiges, la faim, l'irritabilité?…. L'endocrinologue peut parfaitement proposer un médicament plus adapté durant cette période de jeûne. Les progrès des traitements ne font plus du diabète une contre-indication stricte à l'observance du Ramadan pour certains patients, mais un encadrement médical reste essentiel.

Les dernières générations de thérapeutiques (sitagliptine) permettent de gérer le jeûne des diabétiques, à condition d'une surveillance rigoureuse du taux de glycémie dans le sang, d'un régime alimentaire  équilibré et d'un suivi médical régulier.

LO

La Nouvelle Tribune

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