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Kita : SYNERGIE D’ACTIONS AUTOUR DES SANCTUAIRES DE LA FAUNE

 Sont entre autres concernés, la réserve de biosphère de la Boucle du Baoulé, le complexe du Bafing Falémé et celui de Gallé/Limakolé 

Les travaux de l'atelier de l'établissement de partenariat Etat/Collectivités territoriales pour la gestion de la faune dans la zone ouest du Mali se sont déroulés du 3 au 5 juillet dans la salle de spectacle de Kita. L'atelier avait pour objectif de promouvoir la synergie entre l'Etat et les collectivités territoriales autour de la défense des biens du patrimoine commun à savoir la réserve de biosphère de la Boucle du Baoulé, le complexe du Bafing Falémé et celui de Gallé/Limakolé.

La cérémonie d'ouverture était présidée par le ministre de l'Environnement et de l'Assainissement, Ousmane Ag Rihssa en présence de son collègue chargé de la Décentralisation et de l'Aménagement du territoire, Abdourahmane Oumar Touré. Participaient aussi à l'atelier l'ancien ministre de l'Environnement et l'Assainissement Nankoma Keita, des représentants des partenaires techniques et financiers comme le PNUD, l'UICN, le FEM. On notait aussi la présence des services techniques, des 33 maires des communes riveraines de la Boucle du Baoulé, du Bafing, du complexe Gallé/Limakolé, des présidents des conseils des cercles de Bafoulabé, Kita et Kéniéba.

En ouvrant les travaux, le ministre de l'Environnement et de l'Assainissement Ousmane Ag Rihssa a souligné le devoir de chaque acteur de protéger et réhabiliter la faune et son habitat. Pour lui, cette rencontre doit poser un diagnostic complet des problèmes du développement local dans un cadre de gestion durable des ressources. Il a annoncé que le gouvernement a déjà pris des mesures parmi lesquelles l'amélioration d'un plan d'aménagement et de gestion de la réserve de biosphère de la Boucle du Baoulé.

La mise en ½uvre de cette mesure permettra, a-t-il assuré, de protéger et restaurer la réserve, mais surtout de promouvoir un développement socio-économique de la zone avec l'aide des partenaires au développement.

Le ministre Ag Rihssa a invité les participants à instaurer, à travers cet atelier, une dynamique de concertation entre les collectivités territoriales riveraines autour de la problématique de l'occupation des voies migratoires de la faune sauvage.

Auparavant son collègue chargé de la Décentralisation et de l'Aménagement du territoire, Abdourahmane Oumar Touré a insisté sur la nécessité de l'union des collectivités riveraines autour de la prise en compte des communautés de base dans la gestion des ressources naturelles. Il s'est surtout appesanti sur le consensus pour la création de couloirs de migration de la faune sauvage et l'identification des problèmes et solutions de sécurisation de ces couloirs. C'est pourquoi il a invité les collectivités à faire des propositions allant dans le sens d'un développement local.

Les aires de conservation de la faune, constituées du Bafing-Falémé, de la boucle du Baoulé et de Gallé/Limakolé représentent aujourd'hui l'écorégion abritant le plus haut gradient de biodiversités animale et végétale du pays. Elles  sont en fait les derniers habitats appropriés pour la faune sauvage au Mali. Aussi elles étaient interconnectées et il y avait une relation fonctionnelle entre les différents écosystèmes qui les composent. Une complémentarité et synergie qui favorisait le libre déplacement selon les saisons, de la faune existant. Malheureusement de nos jours avec l'explosion démographique et le développement des cultures de rente, tous les passages réservés à la faune sont occupés, la contresignant à migrer vers les pays limitrophes.

C'est la raison pour laquelle, le projet Extension et renforcement du système des aires protégées (ERSAP) entend à travers cet atelier, intervenir de façon complémentaire sur ces zones pour sécuriser les voies de migration de la faune.

Une feuille de route visant surtout à créer un cadre de concertation entre les ministères en charge de l'Administration territoriale, des Mines et de l'Environnement a été adoptée par les participants. Elle vise à impliquer les collectivités à travers l'intercommunalité et veillera à la bonne application des textes  législatifs et réglementaires en matière de gestion des aires protégées. Au terme des travaux, le préfet Sékou Samaké a salué la diversité des acteurs du projet et adressé ses remerciements à l'ensemble des partenaires techniques et financiers.

J. M. FABRICE

AMAP-Kita

 

 

L'essor

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