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Mouhou Mohand-Arezki, mort le 5 juillet dernier

Valeureux moudjahid il était, résistant il est resté jusqu'au bout. Mouhou Mohand-Arezki, militant de la première heure de la guerre de libération, est mort le 5 juillet dernier. Cette date est un clin d'½il à tous les authentiques moudjahidine, morts ou vivants, qui étaient à ses côtés. Le village natal de Dda Mohand-Arezki, dans la vallée de la Soummam, fief des Béni M'likèche, n'a pu contenir le nombre important de visiteurs, anciens compagnons, militants actuels et nombreux anonymes, qui ont pleuré la disparition d'un homme respecté de tous. Mouhou Mohand-Arezki, né en 1937 au village de Beni Ouamar relevant, à l'époque, de la commune de Tazmalt, et actuellement de celle de Béni M'likèche, s'est engagé, après l'obtention de son certificat d'études (CEPE), dans les rangs de l'ALN où il fut intégré dans un groupe de commandos d'élite sous le commandement de son cousin Mouhou Mohand-Seghir, dit «Sadek».  Mohand-Arezki fut interpellé le 13 mars 1960 et incarcéré à la prison de «Kasr Ettir». Torturé puis condamné à mort, il ne sortira de prison que lorsque l'indépendance du pays fut acquise, comme nous l'a signalé Mouhou Abdelhalim, de la famille du défunt, marqué par la disparition du maquisard, respecté pour son bagou et sa force intellectuelle vive, mis aux services de sa communauté. Mouhou Mohand-Arezki est issu d'une famille de maquisards, qui compte en son sein 15 chouhada. Son père, El Hadj Saïd, commissaire politique du FLN, a été tué par les hordes coloniales, de la plus atroce des manières, place de la mosquée de Béni Ouamar, sous les yeux de tous les habitants du douar des Ath M'likèche, rassemblés à cette occasion. Torturé plusieurs jours durant, El Hadj Saïd a été emmené au milieu du camp, où il sera «crucifié» avec des clous plantés dans ses  mains et livré à l'acharnement de chiens bergers allemands avant d'être achevé d'une balle dans la tête, raconte, la gorge nouée, Abdelhalim. Athmane, frère de Mohand-Arezki, est mort à l'âge de 17 ans. La tante paternelle, Ounissa, est tombée dans la bataille d'Ighil Ouchekrid. A l'indépendance, le défunt, guère affaibli par les années de maquis et de prison, s'engagera dans l'Armée nationale populaire. En 1963, il quitte les rangs de l'ANP, mais s'engagera dans d'autres luttes à Tazmalt : il sera coordinateur pour le FLN puis secrétaire général à la commune, avant d'être élu à 2 reprises (1967-1971) (1971-1975) maire de ladite commune. «Après sa retraite politique, le défunt s'est consacré aux oeuvres caritatives et à la réconciliation entre les citoyens, entre les familles et parfois même entre tribus et ârchs, si bien que sa voix résonna dans toute la région de la Soummam et même au-delà, où son nom est devenu synonyme de sagesse et de paix», signale encore Abdelhamid, qui souligne qu'au soir de sa vie, et bien qu'affaibli par la maladie, il a continué à prêcher la bonne parole et il était d'autant plus crédible car son intégrité, sa générosité, sa modestie et sa foi en Dieu étaient d'un désintéressement total. C'est, ironie du sort, le vendredi 5 juillet 2013, date anniversaire de l'indépendance, et après s'être recueilli dans la matinée à la mémoire de ses défunts compagnons d'armes au cimetière des chouhada et accompli la prière du vendredi que le défunt a rendu paisiblement l'âme en plein conseil de réconciliation entre deux familles dans la commune de Chorfa (Bouira), raconte encore Abdelhalim.   

El Watan

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