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Le drone made in Algeria n’a pas volé

Le vol inaugural du premier drone algérien, baptisé Amel, n'a finalement pas eu lieu, samedi dernier, comme cela avait été annoncé par la direction de la recherche au ministère de l'Enseignement supérieur (DGRSDT), en charge du projet. L'équipe d'ingénieurs du Centre de recherche en sondage et contrôle (CSC) de Bou Ismaïl (Tipasa) a remballé, lundi, ses caisses à outils après 48 heures de tests au sol, lesquels ont été entamés le 6 juillet dernier à l'aérodrome de l'ex-Alat, à l'est de la ville de Sidi Bel Abbès. Les chercheurs du CSC, nullement affectés par ce contretemps, se sont contentés d'effectuer des essais de roulage au sol (accélérations et freinages) après une mise en marche tumultueuse du moteur du drone, de fabrication chinoise. Un moteur à deux temps et deux cylindres, «difficilement adaptable à la structure du drone», nous a expliqué un ex-pilote de ligne qui avait pris part aux essais. «Les initiateurs du projet se sont rabattus, en dernier lieu, sur un moteur chinois après que plusieurs firmes étrangères spécialisées aient refusé de fournir des modèles plus performants», a-t-il ajouté. Selon ses concepteurs, le drone aura une autonomie de vol de 6 heures sur une distance de 200 km et une altitude de 3500 m à partir de son point de guidage et de contrôle terrestre. «Les essais se feront en plusieurs phases et devront durer plusieurs semaines. Nous sommes en avance sur le délai fixé initialement, à savoir octobre 2013. On aurait bien aimé faire décoller le drone un 5 juillet, mais...», nous a déclaré Hafid Aourag, responsable de la DGRSDT, pour qui l'essentiel est d'avoir pu rassembler in situ les 700 pièces composant cet appareil. «C'est le début d'un long processus de maîtrise de technologie qui, malgré certains aléas, est en bonne voie», a-t-il estimé. Et d'ajouter : «Notre objectif est atteint, en ce sens que nous avons pu mettre en place une équipe pluridisciplinaire formée de compétences nationales pour la concrétisation de ce projet.»Le directeur du CSC de Chéraga (Alger), M. Yahi, avait, lui, indiqué au mois de mai dernier que l'équipe du CSC avait, déjà, effectué des essais virtuels de ce projet scientifique, le premier du genre en Algérie.Ce prototype d'avion sans pilote dont la construction a débuté au mois d'octobre 2010, pour un échéancier de réalisation de 36 mois, comporte des composantes embarquées, électroniques et informatiques, de conception entièrement algérienne. L'idée de ce prototype d'avion sans pilote a été lancée, en 2010, lors de la visite du président de la République à l'université de Ouargla. Elle s'est ensuite poursuivie par la réalisation des divers matériaux et équipements au niveau du Centre de soudage et contrôle de Bou Ismaïl, «grâce à une équipe d'ingénieurs chevronnés qui ont travaillé sur une base de données de 1050 drones», d'après M. Yahi.  

El Watan

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