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Bras de fer entre la direction et le syndicat d’entreprise

 Ayant enclenché une grève illimitée depuis lundi dernier, les travailleurs et leur syndicat exigent une application totale des dispositions de la nouvelle grille des salaires. Le bras de fer opposant le syndicat de la Société d'impression d'Alger (Simpral) à la direction de l'entreprise ne cesse de durcir. Et aucune solution ne se profile à l'horizon. Ayant enclenché une grève illimitée depuis lundi dernier, les travailleurs et leur syndicat exigent une application totale des dispositions de la nouvelle grille des salaires. Une demande jugée «irraisonnable» par la direction de la Simpral qui propose une revalorisation salariale de l'ordre de 25% seulement. Chacune des deux parties campe sur sa position et les clients de la société (12 quotidiens et 9 hebdomadaires ou périodiques) sont pénalisés. Pour le moment, les deux parties en conflit se rejettent la responsabilité de cette situation. Il n'y a visiblement aucune possibilité de dialogue. Pour le secrétaire général du syndicat, Abdelghani Aït Yahia, le PDG de la Simpral, «n'a pas tenu ses promesses et veut imposer une application de la nouvelle grille des salaires à sa manière». «Les PDG des imprimeries publiques ont décidé de leur propre chef de réduire les indices. Notre PDG nous propose une augmentation de salaire brute de l'ordre de 25%, sans verser de rappel à partir du 1er janvier 2012. Nous rejetons cette proposition. Cette augmentation ne donne droit qu'à une augmentation de 2000 DA pour certaines catégories de travailleurs. C'est une aberration ! Nous exigeons au minimum une augmentation nette de 25%», explique-t-il. Selon lui, l'argument financier avancé par la direction de la Simpral «ne tient pas la route». «Elle n'a qu'à récupérer l'argent des créances détenues sur les journaux qui s'élèvent à 126 milliards de centimes», dit-il. La SIA sera sollicitée Mais le PDG de la Simpral avance une autre version du problème. Selon lui, le syndicat exige une augmentation des salaires de l'ordre de 50%. «Le partenaire social a eu une fausse compréhension des dispositions de la nouvelle grille des salaires. Surtout en ce qui concerne les échelons. L'application de la grille des salaires ne se fait pas de la même manière chez les EPIC et les EPE. Nous, en tant qu'EPE, nous sommes obligés de mesure l'impact financier sur l'avenir de l'entreprise. Pour la préservation de l'outil de travail et des emplois, nous avons proposé une augmentation de 25% qui donne une revalorisation des salaires allant de 2500 à 4000 DA», souligne Mohamed Aïssiouène, PDG de l'imprimerie. Faisant une rétrospective des négociations menées avec le syndicat depuis le 30 juin dernier, M. Aïssiouène affirme que la société s'apprête à acquérir une nouvelle machine d'un coût de 30 milliards de centimes. «Nous avons expliqué aux travailleurs que nous avons des investissements à réaliser et qu'il fallait être patient. J'ai même convoqué un conseil d'administration auquel ont participé les représentants du syndicat. Ces derniers ont accepté nos propositions et nous pensions qu'ils allaient surseoir aux préavis de grève qu'ils avaient lancés», ajoute-t-il, affirmant que le recouvrement des créances, malgré l'existence des retards, se fait à hauteur de 85 à 90%. Selon lui, la société sera contrainte de solliciter la SIA pour imprimer les 12 quotidiens bloqués. «Si la grève est maintenue, nous serons obligés de saisir la justice. Car cette action est illégale, d'autant plus que le syndicat et les travailleurs avaient déjà été déjugés par l'inspection du Travail», dit-il. Mais le syndicat ne semble pas prêt à abandonner son action. «Nous demandons le départ du PDG qui a failli à sa mission. J'ai saisi par écrit le Premier ministre et le ministre de la Communication. Nous n'allons pas reprendre le travail avant leur intervention», précise Abdelghani Aït Yahia.  

El Watan

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