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Revue de la presse- La politique et les questions de gouvernance à la Une

(APS) - Les quotidiens parvenus mercredi à l'APS se font l'écho principalement du débat sur la recomposition de certaines familles politiques, un sujet qui côtoie un grand nombre d'informations relevant de la gouvernance de manière globale.

''En mode...éléphant blanc'', affiche ainsi Sud Quotidien, au sujet des retrouvailles de la famille libérale, qui impliquerait la formation d'un bloc formée du Parti démocratique sénégalais (PDS) et des forces et figures politiques nées des flancs plus que trentenaires de cette formation.

''Agitée par les responsables libéraux et ce dimanche encore, par Modou Diagne Fada, le président du groupe parlementaire du PDS, l'idée des retrouvailles de la famille libérale ne risque-t-elle pas d'être, tout simplement, une véritable utopie ?'', se demande ce quotidien.

''Et pour cause, les points d'achoppements susceptibles de court-circuiter ces velléités diffuses de reconstitution de la grande famille libérale prospèrent (...)'', écrit Sud Quotidien. Il cite ''notamment la guéguerre quasiment ouverte entre Macky Sall de l'APR et Idrissa Seck de Rewmi, la suspicion qui accompagne un éventuel compagnonnage entre le PDS et le maire de Thiès accusé par certains responsables libéraux de vouloir faire main basse sur son ancienne formation politique (...)''.

S'y ajoute que, selon le journal, la traque des biens dits mal acquis ''accentue davantage le clivage entre l'opposition libérale (PDS) et le nouveau régime issu certes des flancs du parti de Me Wade mais soupçonné d'exercer une influence politique dans cette lutte contre l'enrichissement illicite, par dignitaires libéraux interposés''.

Mais une recomposition en cacherait une autre, puisque si l'on en croit L'Observateur, le vent des saintes alliances soufflerait au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar regroupant les partis membres de la majorité au pouvoir. ''C'est une mutation politique qui est souhaitée'', avance le quotidien du groupe Futurs médias, titrant : ''Calculs et jeux politiciens autour d'une +utopie+''.

''L'Alliance pour la République (APR) est pour la mise en place d'une nouvelle alliance politique à la place de Bennoo Bokk Yaakaar (BBY). (....) Même si tous les jeux ne sont pas encore clairs, l'idée de Macky Sall devient une proposition officielle portée par le ministre de la Justice, Aminata Touré (...). Les positions des alliés divergent (cependant) sur la question. Certains partis se sont déjà jetés dans les bras de Macky Sall pendant que d'autres émettent des réserves'', écrit L'Observateur.

Enquête fait revenir l'actualité politique au PDS et à sa nouvelle vie au sein de l'opposition. ''Après la chute, la dèche', informe ce journal à travers sa manchette consacré à ce point. ''Entre arriérés de salaires, loyers impayés, véhicules introuvables, chantiers inachevés, le Parti démocratique sénégalais (PDS) vite la dure réalité de l'opposition'', écrit-il.

Le Quotidien donne le ton aux journaux intéressés par les questions de gouvernance. ''L'Etat pris en flagrant délit de mensonge'' par l'Union européenne, annonce-il à sa Une. ''L'Etat sénégalais s'est fait rappeler çà l'ordre une fois de plus par ses partenaires, quand à) sa gestion des ressources financières du pays'', selon ce journal.

''Les explications que Amadou Kane a rechigné à donner aux représentants du peuple, il les a fournies vite fait une fois que les représentants des bailleurs ont élevé la voix, en le prenant en flagrant délit de +mis-reporting+''. En cause, les décrets d'avance pris pour le compte de la Loi de fiances rectificative.

De la mal gouvernance à la corruption, il n'y a un pas que de nombreux quotidiens ont franchi, surfant allègrement surfant allègrement sur les résultats d'une enquête de Tansparency International sur la corruption. ''La honte !'', s'exclame ainsi le quotidien Rewmi, selon lequel la police et la justice font partie des secteurs ''les plus corrompus'' au Sénégal, selon les résultats de cette enquête menée sur le terrain entre septembre 2012 et mars 2013.

''Des résultats de l'enquête sur la corruption au Sénégal, il ressort que la police et les Impôts sont les services les plus corrompus du pays, renseigne de son côté le quotidien Walfadjri, précisant que le taux de versement de pots-de-vin est estimé à 55% pour la délivrance de permis, de droits de timbres et d'enregistrement.

D'où cette interpellation du Forum civil, branche sénégalaise de l'ONG Transparency International. ''Beaucoup de choses restent à faire'' dans le domaine de la corruption et de la bonne gouvernance, note l'organisation. ''La gouvernance vertueuse est encore théorique jusqu'à ce jour'', ajoute-t-elle.

De même, au nombre des ''scandales fonciers'' qui se multiplient selon La Tribune, il faut désormais noter l'attribution de 25 hectares au président de la République par le président de la communauté rurale de Toubacouta, dans la région de Fatick (ouest).

Pour en finir avec ce sujet, de nombreux quotidiens, dont Direct Info, annoncent le placement sous mandat de dépôt de Abdoul Aziz Diop, l'ancien directeur de cabinet de l'ex-ministre de l'Habitat Oumar Sarr, pour des irrégularités notées dans le ''dossier du marchés des produits phytosanitaires du Plan Jaxaay'', un programme de relogement des sinistrés des inondations sous le magistère de l'ancien président Abdoulaye Wade.

''Le plan Jaxaay qui a englouti plusieurs milliards de nos pauvres francs, commence à briser l'envol de certains. Dans ce lot, figure le directeur de cabinet de l'ex-ministre Oumar Sarr'', écrit Direct Info dans son billet du jour, précisant que Abdoul Aziz Diop est logé depuis hier mardi dans un hôtel ''zéro étoile'', pour ne pas nommer la prison.

Selon L'As, un mandat d'arrêt a été lancé contre deux autres mis en cause, ''Namora et Mansour Ndoye, dans le cadre de la même affaire impliquant un total de 25 personnes. Ils sont mis en cause pour de nombreux délits dont celui d'escroquerie portant sur deniers publics, faux et usage de faux en écritures privées, détournement t de deniers publics, etc.

Enfin, Le Soleil annonce des autoponts pour désenclaver la banlieue dakaroise alors que Libération fait état de l'arrestation d'un individu présenté comme l'auteur des profanations dont a été victime le cimetière chrétien Saint Lazare de Dakar. Il a été pris la main dans le sac avec des statuts de la sainte Vierge'', précise le journal.

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