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Mouvement d'humeur à Bobo-Dioulasso : Les habitants des secteurs 24 et 25 présentent leurs excuses aux autorités

Une délégation composée des résidents des secteurs 24 et 25 de Bobo-Dioulasso est allée demander pardon aux autorités de la région des Hauts-Bassins, hier, mardi 9 juillet, pour le comportement de certains jeunes des deux secteurs, mais aussi pour la libération de 16 d'entre eux, mis aux arrêts suite aux manifestations consécutives à l'accident mortel survenu le jeudi 4 juillet dernier sur l'avenue de l'Union européenne.

Fustigeant le comportement de ces jeunes qui ont barricadé la route nationale n°1 pendant toute la journée, le porte-parole des résidents des deux secteurs, Abdoul Rasmané Ouédraogo, a plaidé coupable. « Nous plaidons coupables et nous vous présentons nos excuses pour ces comportements irrespectueux des jeunes des secteurs à l'endroit des autorités. Nous vous prions, malgré tout, de les libérer », a d'entrée, indiqué le porte-parole de la délégation. La cause pour laquelle ces jeunes manifestaient était sans conteste légitime, mais à en croire M. Ouédraogo, leurs revendications étaient exagérées. « Nous ne savons pas d'où sont venus ces jeunes après les échanges que nous avons eus avec les autorités. Nous avions même trouvé un consensus et le corps du défunt a été remis, pour être transféré à la morgue », a-t-il poursuivi. Pour la délégation, il n'y a donc pas de raison pour expliquer ce qui s'est passé par la suite. Ce mouvement spontané des jeunes qui a consisté à bloquer le passage, durant toute la journée, et qui a occasionné d'autres dégâts matériels « est de l'incivisme notoire », selon les résidents des quartiers. Car, malgré les tentatives de dialogue initiées par les autorités, notamment le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, ces jeunes ont "fait la sourde oreille". Si bien que dans la soirée, les forces de sécurité ont dû, malgré elles, user de moyens répressifs pour libérer la voie. C'est ainsi que 16 jeunes ont été arrêtés et déférés au parquet. Samedi dernier, les habitants ont sollicité les maires d'arrondissements pour des échanges avec les premiers responsables de la région, afin de trouver une solution pacifique. « Les jeunes sont allés trop loin. Le problème, tout le monde le sait, ne peut être résolu selon leur convenance », a soutenu un vieillard. Les manifestants, ont en effet, réclamé tout de suite et maintenant, l'éclairage de l'avenue. Ce qui, soutient le gouverneur, n'était pas possible. Une réalité partagée par la délégation qui, se confondant toujours en excuses, a sollicité la clémence des autorités pour la libération des 16 jeunes arrêtés.

La procédure est déjà ouverte

« L'affaire se trouve déjà au niveau de la justice, et la procédure suit son cours », a informé le gouverneur de la région. Cependant, en réponse aux doléances des résidents des deux secteurs, le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Joseph Bakouan dit avoir pris acte. « Nous avons énormément déploré les actes de ces jeunes », a-t-il dit. Pour leur libération, il a dit que « des procès-verbaux ont déjà été établis. Si vous étiez venus un peu plus tôt, on pouvait trouver une solution. Nous sommes pour la paix, pour l'apaisement et nous ne voulons pas que de telles situations se reproduisent », a fait savoir le gouverneur. Aussi, a-t-il promis : « Nous allons user de tous les moyens pour avoir une issue favorable ». Toutefois, le gouverneur qui avait le maire de la commune à ses côtés, a invité les résidents à la vigilance car souligne le gouverneur ; « Il y a des tentatives de récupération de la manifestation. Jusqu'à dimanche midi, des jeunes continuaient avec le soutien d'autres venus de la capitale, de manifester sur la voie ». Avec le maire de la commune de Bobo-Dioulasso, ils ont remercié la délégation pour leur sens élevé des responsabilités et pour les efforts de conciliation. « Nous vous invitons à nous informer de toute nouvelle tentative de manifestation. Il faut que nous conjuguions nos efforts pour le maintien de la paix », a-t-il conclu.


Six agents de sécurité blessés dont 3 graves

Les manifestations du jeudi dernier ont fait des blessés du côté des agents de la sécurité. Au nombre de six dont trois graves, l'un des blessé a eu recours au scanner, pour des soins plus appropriés. En outre, les véhicules de la police et de la gendarmerie ont été endommagés suite à des jets de pierre.

L'éclairage est pour novembre prochain

Tous les documents concernant l'éclairage de la RN1, financé à environ 500 millions de FCFA par l'Union européenne, sont prêts. Mais en attendant le début des travaux de l'électrification, les autorités entendent installer des "ralentisseurs" avec des panneaux indicatifs sur la voie. Car la procédure de passation des marchés publics est assez longue. Elle ne peut être achevée avant trois mois. Les travaux de pose des ralentisseurs quant à eux, ont déjà débuté avec l'étude du terrain.

Le défunt Noufou Traoré était un enseignant

Noufou Traoré, c'est le nom du défunt, était un enseignant dans la commune rurale de Morlaba. Il était venu à Bobo-Dioulasso parce que candidat au baccalauréat. La nuit de l'accident, il était en compagnie du fils du préfet de Samorogan qui avait sollicité la Mercédès de sa mère (le préfet) pour une sortie. Aux dernières nouvelles, le défunt aurait réussi à son bac. Malheureusement...

Bassératou KINDO

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