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Egypte : les législatives avant 2014

Les autortiés égyptiennes ont ordonné l’ouverture d’une enquête sur les circonstances du meurtre d’une cinquantaine de manifestants pro-Morsi, lundi 8 juillet au Caire. Le soir même, le président par intérim, Adly Mansour, a également fixé l’agenda de la transition qu’il mène, avec des législatives prévues avant début 2014. Mais les négociations sur un nouveau gouvernement patinent.
Au soir du meurtre par balles d'une cinquantaine d'islamistes proches des Frères musulmans, tués à l'aube par l'armée au Caire, le président égyptien par intérim Adly Mansour a rendu publique une déclaration constitutionnelle établissant l'agenda politique de la transition qu'il mène après le renversement du président islamiste Mohamed Morsi, le 5 juillet.
Selon le journal gouvernemental Al-Ahram, cette déclaration prévoit la nomination d’un comité constitutionnel d’ici à moins de 15 jours. Puis celui-ci aura deux mois pour présenter ses amendements au président intérimaire – qui a cependant fait savoir que l’article 2 de la Constitution faisant de la charia la source de la législation ne serait pas revu. Ce dernier devra ensuite soumettre ces amendements à un référendum populaire sous un mois. À partir de là, l’organisation des législatives sera lancée sous deux mois, avant qu'une date soit ensuite annoncée pour la tenue d’une élection présidentielle.
Le constitutionnaliste Zaid Al-Ali est confiant dans le respect de l'agenda : « La façon dont la déclaration est formulée laisse penser que tout le processus électoral sera mis en place dans les délais annoncés », assure-t-il. Toutefois, la déclaration composée de 33 articles reste « assez vague pour permettre à M. Mansour d’interpréter la tenue d’élections comme le lancement de l’enregistrement des candidats », ce qui allongerait alors la durée du processus.
La déclaration, également diffusée par l’agence officielle Mena, précise que le président de la République détient le pouvoir exécutif, et rappelle l’indépendance de la justice. Accusée d’ouvrir la voie à l’islamisation de la législation, la Constitution adoptée par référendum en décembre a été suspendue par les militaires. Sa contestation avait été l'un des ressorts des manifestations de l'opposition qui s'est mobilisée en masse contre le pouvoir des Frères musulmans, avant que l'armée ne décide de renverser manu milatari Mohamed Morsi. La chambre haute, qui assurait le travail législatif et était dominée par les islamistes, a quant à elle été dissoute.
AFP

 

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