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Conseil Superieur de la Magistrature : Vers un aplanissement des divergences

Va-t-on vers un apaisement de la situation entre le Ministre de la Justice, Dramane Yaméogo et les syndicats des magistrats qui avaient même exigé la démission de ce dernier ? Difficile d'y répondre par l'affirmative mais tout porte à croire que les choses évoluent dans ce sens. C'est ce qu'ont affirmé certains responsables de syndicats de magistrats à la sortie du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) qui s'est tenu ce lundi 8 juillet 2013 sous la présidence du Chef de l'Etat, Blaise Compaoré.

Les torchons semblent avoir cessé de brûler entre Dramane Yaméogo et les magistrats. Interrogés sur la question, des responsables de syndicats de magistrats ont laissé entendre que la situation se normalise.

« Par rapport au départ du ministre de la justice, il n'appartient pas à un syndicat de s'ingérer dans les affaires de l'exécutif.

Au niveau de la Justice, nous avons un sens élevé de l'Etat et il ne faut pas chercher à bloquer le fonctionnement de l'Etat. Cette question, de notre avis, était négociable.

Les magistrats et leur linge sale

Il était un point pour nous de protester vigoureusement contre l'inexécution constatée et pour l'indépendance de la justice », a laissé entendre Valery Jean-Prosper Silga, secrétaire général adjoint du Syndicat autonome des magistrats burkinabè (SAMAB).

Même son de cloche du côté du Syndicat burkinabè des magistrats (SMB). « Si la revendication sur la démission du ministre est maintenue, nous concédons de travailler avec lui jusqu'à ce qu'on le fasse partir.

Nous nous sommes déjà accordés sur ce point. Mais nous allons tout de même délibérer sur la question dans les jours à venir. Quoiqu'on dise, nous avons besoin d'un ministre de la justice qui veut lutter contre la corruption au sein de la justice. Nous estimons, au regard des ambitions actuelles du ministre de la justice, abstraction faite de ce qu'il a pu jouer comme rôle dans la magistrature de par le passé, nous pouvons lui faire confiance.

Et la décision qui pourrait sortir est que nous puissions travailler avec lui pour l'avenir », a ajouté Karfa Gnanou, secrétaire général du Syndicat burkinabè des magistrats (SBM).

Cette décision des syndicats est surtout motivée par les engagements du ministre Dramane Yaméogo d'½uvrer à l'indépendance de la justice. « Le ministre de la justice a réaffirmé son attachement à l'indépendance de la justice, il a aussi dit que les éléments qu'il avait évoqués lors de la conférence de presse n'avaient rien à avoir avec son intention de porter atteinte à l'indépendance de la justice », a ajouté Karfa Gnanou. Cela a suffi pour convaincre les syndicats de prendre part aux travaux du CSM au cours desquels ils ont parlé des affectations des magistrats, des nominations aux Hautes cours de Justice. « Les propositions de nomination faites par le ministre de la justice par rapport aux affectations d'un certain nombre de magistrats dans certaines juridictions ont été adoptées. Le CSM a fait des propositions de nomination pour les hautes cours à savoir la Cour de cassation, le Conseil d'Etat », a indiqué Valery Jean-Prosper Silga.

Un nouveau magistrat intègre la grande famille

Le Conseil s'est aussi penché sur les textes relatifs au statut de la magistrature. « Nous sommes dans une phase où des textes sont en cours d'adoption. Lesquels textes doivent être en mesure de renforcer de façon plus accrue l'indépendance de la justice.

Nous avons juste rappelé un certain nombre de choses et avons demandé qu'un agenda clair soit établi pour l'adoption de ces textes. Il faut rappeler que ces textes sont en liaison avec les engagements du gouvernement pris au cours de sa rencontre avec les syndicats de faire adopter les textes relatifs au statut de la magistrature à savoir la loi sur le statut de la magistrature, celle sur le CSM et leurs textes d'application. Nous donc demandé qu'il y ait la date planch er du 30 juin 2014 à l'esprit », a souligné Karfa Gnanou.

Après rencontre, Adelphe Sanou, magistrat nouvellement sorti de l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (ENAM) a intégré la grande famille des magistrats.

Jacques Théodore Balima

Lefaso.net

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