mis à jour le

ALIOUNE AW, CHEF DE DIVISION DE LA MEDECINE TRADITIONNELLE AU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L'ACTION SOCIALE «Il faut arrêter cette publicité médiatique des charlatans et cette complicité de vente publique de leurs produits…»

Eclipsée depuis longtemps par la médecine moderne, la médecine traditionnelle n'arrive toujours pas à trouver le cadre juridique qui réglemente sa pratique. Conséquences : des charlatans continuent de nuire à des milliers de malades qui les sollicitent. Quand il s'y ajoute que les médias, le Cices et les politiques font la promotion de soi-disant faiseurs de miracles, force est de reconnaitre qu'il y'a problème. En voix autorisée, Alioune Aw, chef de la Division de la médecine traditionnelle, s'insurge contre cette tendance illégale et se prononce sur les multiples défis de la médecine traditionnelle. De la place de la médecine traditionnelle dans l'espace politique de notre pays aux avancées enregistrées en termes de considération et la nécessité urgente d'un cadre juridique, le responsable de ce domaine controversé fait le point sur l'évolution et la contribution des tradipraticiens dans la santé publique.

La médecine traditionnelle est en avance dans bon nombre de pays africains alors qu'au Sénégal elle est toujours considérée comme un «parent pauvre», avec un cadre juridique qui tarde à être défini. Qu'en est-il réellement ?

«Parent pauvre ?» je pense que c'est trop dire. Mais il faut reconnaitre qu'il y a une faiblesse dans l'implication des tradipraticiens aux différentes activités, surtout en ce qui concerne les questions promotionnelles et préventives, même si l'on constate une nette volonté politique de mieux prendre en compte la médecine traditionnelle. En témoigne la création de la division de la médecine traditionnelle relevant de la direction de la santé. Ensuite il y a la création d'une nouvelle division de pharmacopée traditionnelle au niveau de la direction de la pharmacie et des médicaments.
Par rapport à votre appréciation, il faut reconnaitre qu'un vide juridique existe toujours par la timide implication de la médecine traditionnelle. Je pense qu'au delà de la création de ces deux divisions, il faut un certain nombre d'actes d'accompagnement en termes de ressources humaines que financières. Une division suppose des bureaux et que ces bureaux soient dotés de moyens humains et matériels afin qu'ils répondent à des attentes et des objectifs. Je pense donc que l'autorité sanitaire ira jusqu'au bout de sa logique. Nous n'arrivons pas à comprendre que des divisions soient créées depuis un an sans pour autant que l'on y mette les moyens nécessaires. On attend l'année prochaine avec la prochaine année budgétaire ?

La médecine traditionnelle est-elle prise en compte dans la rubrique budgétaire du ministère de la Santé et de l'action sociale?

La ligne budgétaire est très faible en termes d'enjeux de santé publique. Il nous faut une allocation assez consistante qui nous permettrait de faire l'ensemble des activités ciblées notamment avec le Plan de travail annuel (PTA) que nous allons décliner. Nous venons d'une tournée dans deux régions du Sénégal en l'occurrence à Kédougou et Tambacounda où des ateliers d'orientation des tradipraticiens ont été tenus sur les pathologies prioritaires et essentiellement sur la mortalité maternelle. Ce qui devrait se faire dans les 14 régions du pays et ceci n'est qu'une petite idée que je vous donne sur les activités qui nous attendent.

Quels enseignements avez-vous tirés de cette tournée ?

L'enseignement est que, dans un contexte où l'on parle de retard dans l'atteinte des OMD, dont l'échéance est à moins de deux ans, si on ne développe pas de nouvelles synergies et initiatives en explorant toutes les possibilités offertes par la médecine traditionnelle, il est évident qu'on ne pourra pas atteindre ces objectifs. Les tradipraticiens et les accoucheuses traditionnelles sont les premiers recours.

Rien qu'en mortalité maternelle, il faut rappeler que nous sommes dans un pays où 70 % de la population vivent en zone rurale. Une situation de rareté des structures de santé et si on ne prend pas en compte ce potentiel en capacitant la matrone traditionnelle, on risque de passer à côté. Ceci est valable pour la malnutrition qui décime les enfants en milieu rural et les autres objectifs de 2015 en matière de santé. Aujourd'hui on gagnerait à mieux prendre en compte ce potentiel en les impliquant durant tout le processus en amont comme en aval, surtout dans les activités préventives et promotionnelles.

Les tradipraticiens sont des notabilités bien reconnues et respectées au niveau de leurs communautés et s'ils sont capacités en termes de maladies et de pathologies, ils peuvent contribuer certainement à l'atteinte de ces objectifs notamment 4 et 5. Idem pour l'OMD 6 dans la lutte contre le paludisme, le Sida et la tuberculose....Mais aussi dans le cadre de la surveillance pathologique des maladies chroniques. C'est la même chose pour le choléra ou la méningite dans les zones frontalières. A chaque fois, ils sont les premiers recours du malade. Nous pensons qu'ils doivent être pris en compte pour déceler les symptômes de ces maladies virales de manière précoce pour leur prise en charge rapide au niveau des structures sanitaires.

Quelle place le Sénégal occupe-t-il dans la sous région, dans la réglementation de la médecine traditionnelle ?

Le Sénégal n'est pas en bonne place et cela, il faut le regretter vraiment d'autant plus que dans l'espace communautaire, nous sommes l'un des rares pays à ne pas disposer de cadre juridique pour la médecine traditionnelle. Pourtant nous avons participé amplement à l'élaboration d'un document de politique harmonisée au niveau de la CEDEAO. Ce qui est le plus gênant, c'est que quand nous allons dans ces conférences internationales avec nos collègues, à chaque fois que nous sommes interpellés nous avons des limites réelles à cause d'un projet de loi qui est dans le circuit depuis plus de 10 ans pour des raisons que nous ne parvenons pas à maitriser.

Nous regrettons et déplorons que ces pays qualifiés de références en politique de médecine traditionnelle se sont inspirés des sénégalais. Nous pensons qu'avec l'aide de la société civile, l'Organisation ouest africaine de la Santé (Ooas) et l'OMS qui a exhorté les pays d'institutionnaliser la médecine traditionnelle dans les politiques de santé, un plaidoyer assez fort se fera pour que les nouvelles autorités puissent aller dans le sens de mettre en place un cadre juridique adéquat.

Il s'y ajoute que nous allons réfléchir très prochainement au niveau interne avec tous les services concernés afin d'avoir des rudiments juridiques nous permettant de jouer notre rôle et de sécuriser les populations.

Quels sont les pays ayant adopté un cadre juridique pour la médecine traditionnelle?

Ils sont nombreux : Burkina Faso, Mali, Ghana, Bénin entres autres qui ont aujourd'hui ce document juridique, c'est-à-dire une loi, alors que le Sénégal n'a qu'un plan stratégique. L'idéal serait d'avoir un document de politique sur la médecine traditionnelle. Il s'y ajoute que ces mêmes pays disposent de médicaments traditionnels améliorés dans la liste des médicaments essentiels. Ce qui n'est pas le cas au Sénégal. Pourtant, il y a un consensus fort sur une liste de 18 plantes médicinales dont les vertus thérapeutiques ont été démontrées. Cela a été validé lors d'un atelier de consensus national. Nous l'avons mis dans le circuit sous forme d'arrêté pour l'enregistrement des médicaments traditionnels mais à ce niveau encore cela traîne. Nous avons réfléchi et nous avons mis un certain nombre de rudiments en place, mais quelque part, l'accompagnement du pouvoir public n'a pas été senti.

On vous a connu comme défenseur acharné des travailleurs de la santé. Aujourd'hui que vous êtes à la tête du service devenu la division de la médecine traditionnelle, qu'avez-vous réellement noté comme évolution dans ce domaine?

Beaucoup de choses. Permettez-moi de glisser un peu sur cet aspect de ma vie en tant que syndicaliste et défenseur des travailleurs. En effet, je continue à militer, peut être que je n'occupe plus des responsabilités au plan national, mais je milite à la base selon mes convictions et mes engagements. Cet aspect de ma vie m'a beaucoup apporté en termes de relations, de renforcement de capacités, de management en ressources humaines. Le mouvement syndical a beaucoup participé à me forger en tant que dirigeant et leader et en tant qu'homme et je ne saurais jamais remercier le mouvement syndical et les collègues syndicalistes avec qui j'ai cheminé et qui m'ont encadré de près ou de loin.

Pour revenir sur l'aspect que vous avez évoqué, c'est vrai qu'il y a une évolution positive en termes de développement de la médecine traditionnelle. Ce n'était pas facile et cela a été très difficile au début. Il y avait une incompréhension totale surtout auprès des collègues et des techniciens bio médicaux. On faisait face à un certain nombre de réflexions ou d'interpellations qui frisent l'humiliation. Mais nous avons pu résister grâce à notre persévérance et grâce à la compréhension de nos supérieurs mais aussi grâce aux soutiens d'amis et de collègues qui nous demandaient de tenir jusqu'à ce que le moment opportun arrive. Ainsi, de cellule, on est passé bureau devenu une division à part entière avec toutes les compétences en attendant de devenir un jour à une direction nationale. Tout cela est le mérite des acteurs de la médecine traditionnelle. Il faudra les remercier tous et leur rendre hommage parce que depuis deux décennies, ils se sont battus tant sur le terrain qu'au plan institutionnel pour booster la médecine et la pharmacopée traditionnelles dans le système national de santé.

Pouvez nous faire un rappel des différentes étapes de ces avancées de la médecine traditionnelles ?

Si la médecine traditionnelle a toujours existé depuis des temps immémoriaux, le fait de la formaliser n'a débuté que depuis le forum de 1978 sur les modalités pratiques de l'institutionnaliser et de l'intégrer dans le système national de santé. Après ce forum il y a eu la création des bureaux de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle. Les orientations ont été fixées lors du 1er PNDS. Le projet de loi validé en 2003 a trainé depuis lors dans le circuit pour atterrir finalement sur la table du président de la République.

Il y a eu aussi l'expérimentation de médicaments à base de plantes dans quatre régions du pays dont Dakar, Louga, Kaolack et Kolda. Ces centres construits à l'intérieur des districts de santé ont permis de faire des études cliniques sur les médicaments. Cela a posé des jalons de collaboration entre tradipraticiens, infirmiers et médecins envoyés au niveau des centres.

Nous avons organisé un certain nombre d'ateliers de capacitation des tradipraticiens, en plus de l'élaboration des textes réglementaires, d'un plan stratégique et d'autres actes posés en tant que bureau et cela va crescendo avec les actions déclenchées de 2013 à 2015.

Les tradipraticiens sont souvent décriés par les médecins. Qu'avez-vous fait pour les rapprocher ?

Il y a un thème, je crois que c'était lors de la 4ème journée de la médecine traditionnelle, qui portait sur la collaboration entre la médecine moderne et la médecine traditionnelle. Aujourd'hui, ils ne peuvent pas aller l'un sans l'autre. Il faut nécessairement, par rapport aux enjeux sanitaires, qu'il y ait une franche collaboration et une conscience mutuelle. C'est vrai, les tradipraticiens se sentent un peu snobés. S'il y avait un règlement qui permettrait de positionner clairement la médecine traditionnelle de façon légale dans le système national de santé, la question serait réglée. Toutefois, un certain nombre de médecins commencent à avoir une autre vision. Parce qu'aujourd'hui tout le monde est d'accord que si l'on veut booster les indicateurs, il faut nécessairement l'implication des tradipraticiens. A ce niveau il y a une acceptation des médecins de districts.

Des publicités tapageuses et mensongères de tradipraticiens sont diffusées régulièrement par voie médiatique. Que faites-vous pour freiner cette dérive?

Il faut regretter et dénoncer cette tendance. Au Sénégal il y a une loi qui interdit toute publicité dans le domaine médical et sanitaire. Mais force est de reconnaitre que cette loi n'a pas été respectée par les médias. Ceux qui font la publicité ne répondent pas aux critères d'identification des tradipraticiens établis par l'OMS et l'Organisation africaine pour la propriété intellectuelle. Il s'agit de la notoriété, la sédentarité, l'évidence d'évaluation des étymologies médicales et les résultats obtenus dans le temps et dans l'espace.

C'est l'exemple d'une famille réputée dans les soins contre les fractures depuis les temps ancestraux. Ensuite l'autre critère est l'accessibilité au plan financier et géographique. Mais sur la base de ces critères, il faut nécessairement la validation communautaire.

Cette base exclut donc celui qui n'a que sa sacoche et circule de village en village. Cela permet de lutter contre le charlatanisme car le véritable tradipraticien ne se déplace pas dans sa contrée. Et ce n'est pas lui qu'on entend faire sa réclame dans les médias.
Je pense qu'à ce niveau, il y a un travail d'assainissement que nous allons mener en relation avec les associations de praticiens traditionnels. Il faudrait que la presse nous accompagne et sur ce plan, nous comptons beaucoup sur leur fibre patriotique.

La presse ne joue pas un rôle d'accompagnement et de promotion de la médecine traditionnelle. Au contraire, ce qu'elle fait développe le charlatanisme en assimilant la médecine traditionnelle à un vulgaire commerce d'illusion contre toutes sortes de pathologies. Ce n'est pas normal, il faut que les médiats arrêtent cette complicité flagrante. On n'est pas contre la promotion mais on est radicalement contre toutes formes de publicité.

Avez-vous rencontré des responsables de médias à ce sujet?

On a partagé un atelier avec les responsables des médias publics comme privés, depuis 2008. Malheureusement, tout ce qu'on avait retenu n'a pas été appliqué. Et à chaque cas, on a saisi les différents responsables des médias concernés. Quand ils arrêtent suite à ces pressions, quelques temps après, ils reprennent. Nous pensons qu'avec la saisine du CNRA et un protocole d'accord dans le sens de mieux sensibiliser les médias, des actes forts peuvent être posés et nous permettre de mieux sécuriser leurs usagers. Parce qu'ils exposent les populations à des conséquences fâcheuses. Nous avons d'ailleurs noté qu'à chaque fois qu'un spot publicitaire met un charlatan en vedette, il y a un rush vers lui. Les impacts constatés ensuite dans les hôpitaux sont les effets causés sur les malades. Il y'a récemment dans ce registre, des malades opérés pour des cataractes avec des couteaux. Les dégâts sont dévastateurs.
Il faudrait que la presse nous accompagne donc à ce niveau.

Que pensez-vous des médicaments qui sont vendus au CICES lors des foires ?

C'est vrai qu'il y a des structures étatiques qui nous posent problème. Le Centre international commerce extérieur (Cices) en tant que démembrement étatique nous pose véritablement problème. Il y a toute une série de correspondances échangées entre le ministère de la Santé et le ministère du Commerce dont dépend le Cices. Le directeur de la Santé a attiré l'attention du DG du commerce sur le caractère illégal de la présence des charlatans au niveau de l'enceinte du Cices où ils distribuent des médicaments ou remèdes au vu et au su de tout le monde. Nous avons eu à organiser une rencontre à l'occasion d'une manifestation du Cices pour leur signifier qu'ils sont dans l'illégalité totale. On a mis toute la documentation requise à leur niveau mais ils ne sont jamais allés dans le sens voulu par le ministère de la Santé et de l'action sociale.

Est-ce qu'ils détiennent des autorisations pour vendre ces produits ?

Tous les produits traditionnels qui sont l'objet de publicité n'ont pas d'AIM (autorisation de mise sur le marché). C'est cela qui devrait permettre de les vendre. Donc les médicaments vendus au Cices sont illégaux. Cela constitue un danger pour la population. C'est pour cela qu'il faut que l'autorité accélère le processus des textes réglementaires et l'enregistrement des médicaments traditionnels améliorés. Cela va permettre aux populations d'accéder à des médicaments de qualité et à moindre coût. Je signale en passant que nous avons un laboratoire de contrôle de médicaments, un laboratoire de pharmacologie, une direction de la pharmacie et des médicaments.

Comment faire pour régler cette question ?

Au niveau étatique, il faut une coordination. Ce qui se passe au niveau du Cices est inacceptable pour une structure étatique. Malgré nos nombreuses interpellations, le Cices nous fait fi. Il y a deux ans, le ministère de la Santé avait même boycotté la Fidak pour donner un signal fort. Parce que le ministre a exigé la non présence de ces tradipraticiens dans l'enceinte à l'occasion de ses activités phares. Voilà un acte fort que le ministère avait posé au temps de Fada et que nous saluons au passage. Voilà des actes que les acteurs attendent pour permettre à la médecine traditionnelle d'être assainie afin de permettre aussi aux tradipraticiens de dévoiler leurs aspects positifs qui sont si nombreux.

Est-ce que la médecine traditionnelle pourra se substituer à la médecine moderne un jour ?

Oui c'est l'objectif visé. Dans des pays comme la Chine ou l'Inde, il y a des hôpitaux traditionnels, des cycles de formation avec des modules où sortent des docteurs d'Etat en médecine traditionnelle. C'est cela l'objectif visé à long terme. Si on se départit un peu de l'extérieur et valorise les savoirs endogènes, on peut facilement atteindre cela. Aujourd'hui nous sommes dans un monde globalisé, nous sommes envahis par des produits toxiques. L'année dernière, 400 produits médicamenteux ont été retirés en France. C'est pour montrer le degré de toxicité de ces produits de la médecine moderne alors que la médecine traditionnelle a sa flore et sa faune. Nous avons nos savoirs propres. C'est le cas de la liste nationale des 18 plantes dont les vertus principales ont été démontrées pour soigner des pathologies comme le paludisme, les diarrhées, les dysenteries....

Il y a même des études en cours sur le cancer qui gagneraient à être accompagnées. Il y a aussi un tradipraticien qui était très avancé sur ses recherches contre le VIH sida, mais l'expérience n'a pas pu continuer pour des raisons plus ou moins obscures. En tout cas entre la déclaration d'intention et les actes posés, nous notons qu'il y a net décalage. C'est cela qui est regrettable.

Sud Quotidien

Rewmi

Ses derniers articles: Remaniement ministériel du 1er Septembre : Comment Mimi Touré a court-circuité Eva Marie Coll  Aliou Cissé:  Nécrologie- Décès du journaliste Abdoulaye Sèye 

chef

AFP

Mali: le procès du chef de l'ex-junte  Sanogo renvoyé

Mali: le procès du chef de l'ex-junte Sanogo renvoyé

AFP

L'Ougandais Ongwen, l'enfant-soldat devenu chef sanguinaire

L'Ougandais Ongwen, l'enfant-soldat devenu chef sanguinaire

AFP

Gambie: la justice ordonne la libération sous caution du chef de l'opposition

Gambie: la justice ordonne la libération sous caution du chef de l'opposition

médecine

Science

L'odeur des poulets repousse les moustiques porteurs du paludisme

L'odeur des poulets repousse les moustiques porteurs du paludisme

AFP

En Sierra Leone, Ebola a changé le rapport

En Sierra Leone, Ebola a changé le rapport

Médecine

Au Kenya, utiliser son smartphone pour réduire les risques de cécité

Au Kenya, utiliser son smartphone pour réduire les risques de cécité

santé

AFP

Malawi: le président Mutharika balaie les rumeurs sur son état de santé

Malawi: le président Mutharika balaie les rumeurs sur son état de santé

Santé

Les enfants tanzaniens sont les plus en forme au monde

Les enfants tanzaniens sont les plus en forme au monde

AFP

La princesse Anne annule un voyage en Afrique pour raison de santé

La princesse Anne annule un voyage en Afrique pour raison de santé