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Etats-Unis d’Amérique: Hilary Clinton achetait des « like » sur facebook

Pour redorer le blason du département d’Etat américain dont elle présidait les destinées, Hilary Clinton a acheté des « like » sur facebook, deux ans durant, pour un résultat finalement, assez médiocre, comme vous le verrez plus loin. Sans blague, je vous assure que c'est vrai, le Département d'État américain a claqué 630 000 dollars, en achat de « like » dans le réseau social Facebook, rapporte le portail Internet du « Daily Telegraph » britannique, journal on ne peut plus sérieux. Il ne s'agit nullement de ragots, colportés par la presse de caniveau.

Cet argent avait servi pendant les deux dernières années, soit avant la venue de John Kerry à la tête du département d'Etat, à attirer ceux qui appuyaient sur le bouton « j'aime »,dans les pages du serveur du « Bureau des programmes internationaux du Département d'État »,en leur versant de l'argent. Selon les experts, les résultats de ce gaspillage des fonds publics américains, ont été bien décevants. Il n'y avait que l'équivalent de 0,6% des américains qui interagissaient avec les publications du département d'Etat. Ne cherchez pas à avoir confirmation de cette drôle d'histoire, car de toute évidence et selon la formule consacrée : « Le département d'Etat niera avoir eu connaissance de ces faits ».

Comme vous le savez probablement, acheter les « like » et les « j'aime »,ne pose aucun problème. Vous trouverez sur le net, aussi bien des particuliers, que des sociétés de service, qui se proposent d'appuyer pour vous, sur ce fameux bouton de facebook contre rétribution sonnante et peu trébuchante, bien évidemment. Ceux qui souhaitent gagner un peu de sous rejoignent ainsi, les groupes des « likers » qui appuient jour et nuit, sur le bouton que vous leur désignez. Evidemment, tout cela est bien artificiel mais tout le monde s'en fiche, n'est-ce pas ? Cela fait bien longtemps, que le Naturel n'est plus de ce monde et son retour n'est pas prévu, pour demain.

Pourquoi se donner cette peine, alors ? Mais, tout simplement pour impressionner, par exemple, les copains et surtout, les copines, sur Facebook, par un grand nombre de références, à ses photos de vacances, la dernière trouvaille, à propos de Marzouki ou Rached Ghannouchi, ou encore, le « post » génial de l'année, pur cru de votre esprit es-tu là. Tous ceux qui ont eu recours à ces services payants, ont vu leur cote de popularité grimper au ciel, du jour au lendemain en attendant les surprises du surlendemain.

Mais, revenons au département d'Etat américain et plus particulièrement à son « Bureau des programmes internationaux ».Ce Bureau est chargé de faire connaitre, auprès du grand public, la politique du département d'Etat. Il est donc, demandé à ce « Bureau » d'avoir un public fidèle et nombreux. Or, sur facebook, la fidélité et le nombre se mesurent entre autre, par le nombre de fois où l'on appuie sur le fameux bouton « like ».C'est pourquoi, il faut tout de suite écarter l'idée que le « Bureau »,veut produire disons, une bonne impression sur les supérieurs car les USA, ce n'est pas la Tunisie et, Hilary n'a jamais cherché à briller, aux yeux d'Obama. Plus probablement, l'achat des « like » devait être destiné à rehausser le prestige du « Bureau », aux yeux de ceux qui lisent ses communiqués de presse et qui sont forcément assez rares, puisque le « Bureau »a eu recours à cet artifice. L'idée derrière tout cela, est de fidéliser ces rares lecteurs, pour les amener à en parler autour d'eux, de manière à orienter d'autres internautes vers la page facebook du« Bureau ». C'est paradoxal, mais plus un lecteur voit que d'autres avant lui, ont apprécié un écrit et plus il a tendance à lire, apprécier puis, en parler. En d'autres termes, le « Bureau » voulait manipuler l'opinion, pour se donner une certaine image positive, une image de sérieux et de professionnalisme pouvant entrainer adhésion et crédibilité. Certes, cela entre dans le domaine des techniques sophistiquées de la manipulation, mais cela reste soft et peu critiqué.

Cependant, les prix sur le marché des « like »,varient fortement. Pour produire une bonne impression sur les amis, on peut acheter, à une grande société, une centaine de références électroniques positives, moyennant 10 dollars. Les tarifs des particuliers sont beaucoup plus modestes. En deux ans, le Département d'État est passé de 100 000, à 2 millions d'abonnés. Si on divisait la somme dépensée de 630 000 dollars, entre les nouvelles recrues attirées par les appuis frénétiques sur le bouton « like »,cela fait plus de 30 dollars pour cent « likers ».

Pratiquement, un dollar pour trois « like ». Imaginez un peu, vous appuyez un bouton « J'aime », et 500 millimes vous tombent de suite, dans l'escarcelle ! Passez la nuit à le faire, pour le compte d'un tas de « cons insatisfaits »,et vous voilà plus riche que Shahrazade, débitant ses contes de mille et une conneries, sans que le coq ne soit obligé de venir vous sauver la vie, à chaque lever du soleil de minuit. A ce tarif, c'est jugé extrêmement cher. On pourrait supposer que les références positives des « likers »étaient d'une grande qualité mais, c'est complètement faux, parce que les experts sont sûrs qu'il s'agissait, la plupart du temps, des soi-disant « bots » ou « robots électroniques » qui fonctionnaient en régime automatique. Vous les programmez, vous les lâchez là où il faut, et ils font des ravages, d'amour « liké »,sur les pages facebook désignées. Selon les estimations, seulement 2% des abonnés discutaient réellement des publications du « Bureau ».Le département américain et son« Bureau » se sont fait avoir comme des débutants ou des bleus !

Le système des « like » avait été une bonne idée en son temps, mais il n'inspire plus aucune confiance, depuis que l'on a découvert que les « bots »font tout le boulot. « La valeur réelle des « like » s'est dépréciée, parce qu'il est désormais possible de les acheter, pour pas cher. C'est ce qui explique pourquoi la nouvelle sur le gaspillage des fonds budgétaires par le « Bureau » a provoqué une grande indignation, aux États-Unis. Nick Gillepey, rédacteur en chef de « Reason.com »et observateur du site Internet « Daily Beast »,a notamment, dit dans un entretien avec le journaliste Nick Yang : « Les gens ont besoin de s'informer, mais je doute que le département d'Etat dispose d'une stratégie déterminée, concernant les réseaux sociaux. Tout cela me fait penser à un village à la Potemkine en régime on-line. (J'aime beaucoup cette image). Les communiqués de presse guindés, qui dissimulent la moitié de l'information, n'intéressent personne. Le département d'Etat a montré qu'il ne comprenait pas du tout le public qu'il cible, aux États-Unis pas plus qu'à l'étranger. Il ignore également, tout ce qui se passe dans le cyberespace ».

Et pourtant, l'opération d'acquisition des « like », par le « Bureau »,a l'air assez inoffensive sur le fond des révélations scandaleuses de l'ex-agent de la CIA, Erward Snowden. Car si l'on y réfléchit bien, il n'y a eu finalement, aucune entorse aux principes démocratiques ou aux droits de l'Homme, des animaux sauvages et des criquets pèlerins. Après tout, il est encore permis de se servir des différentes techniques, en matière de publicité. Pour le « Bureau »,l'expérience a échoué mais, comme on dit chez Ennahdha, qui n'utilise que des robots humains, dont le cerveau a été à jamais reformaté, reconditionné et embrigadé, elle a l'avantage au moins, d'amuser la galerie à défaut d'amuser le contribuable américain et à l'occasion, son petit frère ennemi, le tunisien. Mais pour redevenir sérieux, en y réfléchissant bien, il y a là, un gisement de création de nouveaux emplois, pour les centaines de milliers de chômeurs. Un filon  exploitable, à ciel ouvert. Des sociétés de service de « likers »,peuvent être montées, sans délai. Sans déclaration au fisc, aussi. Je dis cela, car le travail au noir, c'est ce qui semble attirer ces temps-ci, les « entrepreneurs tunisiens ».Du travail au noir, dans la nuit noire, pour un noir destin.

Par Ridha Ben Kacem lundi 8 juillet 2013

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