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Côte d'Ivoire - La cola ne nourrit plus son homme

Chaque année, la Côte d’Ivoire produit 100.000 tonnes de noix de cola, pour un chiffre d’affaire estimé à plus de 100 milliards de francs CFA, soit 150 millions d'euros.

Pourtant, les acteurs de la filière sont confrontés à d’énormes difficultés, constate Abidjan.net. L’insuffisance des centres de production, le coût élevé des pépinières et le choix des semences sont autant de contraintes que doivent affronter les producteurs.

Cependant, le plus gros obstacle à franchir est sans doute sur «la route de la cola». De la ville d’Anyama (zone de production, en Côte d’Ivoire) à Kumasi (destination de la marchandise, au Ghana) un producteur peut débourser jusqu’à 1.300 euros.

En théorie pourtant, les taxes douanières ont été supprimées depuis 1999 dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) dont fait partie la Côte d'Ivoire.

Pour N’Dah Raymond, un agronome ivoirien qui s’intéresse à la question, l’Etat doit préciser le statut des commerçants de la noix de cola:

«Aujourd’hui, on retrouve des plantations de 15 hectares de cola. On ne peut donc plus continuer de parler de culture de cueillette», martèle-t-il.

Une réorganisation nécessaire, d’autant que la cola reste très prisée en Afrique. Quotidiennement consommée, elle est aussi utilisée en cosmétique ou en pharmacie; on lui prête même des vertus aphrodisiaques.

Lu sur Abidjan.net