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Un harrag et un garde-côtes tués

Deux morts - un jeune harrag et un élément des garde-côtes, - cinq blessés (trois militaires et deux civils) ainsi que la destruction d'un semi-rigide et d'une embarcation artisanale. Tel est le dramatique bilan de deux opérations de poursuite de 23 jeunes candidats, dont trois mineurs, à l'immigration clandestine, dans la matinée d'hier, au large de la côte annabie. Agés de 22 et 54 ans, ils sont tous originaires de Annaba. Selon des sources hospitalières, la victime civile, Guerbi Hamza, 25 ans, a été tuée par balle au niveau du thorax. Quant au jeune militaire Mekoui Mouhamed, 23 ans, il est mort suite à un traumatisme crânien. A bord de la première embarcation, selon les premières informations, ils étaient 17 jeunes infortunés à tenter de rejoindre la rive européenne à partir de la plage de Sidi Salem (El Bouni), lorsqu'ils ont été surpris, vers 3h du matin, à 5 miles au nord-est de Ras El Hamra, par l'arrivée des gardes-côtes de la station maritime de Annaba. A l'ordre d'arrêter le moteur et se rendre aux forces de la Marine nationale, le groupe de harraga n'a pas obtempéré, ce qui a poussé les gardes-côtes à procéder à des tirs de sommation lors d'une course-poursuite obligeant les fuyards à éteindre le moteur avant de se rendre pour être arrêtés et ramenés au port de Annaba. La seconde opération a été déclenchée une heure après, à 5 miles au nord-est de Ras El Hamra, où un autre groupe de 6 jeunes harraga partis depuis la même plage ont refusé catégoriquement d'arrêter leur embarcation, préférant foncer vers leur destination. Devant cette situation, les gardes-côtes ont eu l'ordre de tirer sur les jeunes fugitifs, atteignant mortellement l'un d'eux. Pour éviter le sort de leur ami gisant dans une mare de sang, dû à une blessure mortelle par balle, les jeunes harraga ont mis le moteur à plein régime. Mais les tireurs ont visé pour le mettre à l'arrêt alors que le semi-rigide des garde-côtes était en pleine vitesse. Une collision s'en est suivie, faisant tomber tous les antagonistes à la mer. Et c'est là que l'un des gardes-côtes s'est fracassé la tête lors du choc violent des deux bateaux. Aussitôt alertés, les éléments de la Protection civile se sont dépêchés pour secourir les blessés. Actuellement, les deux dépouilles sont à la morgue et les cinq blessés (trois militaires et deux civils) sont pris en charge au service des urgences du même établissement, sous haute surveillance. Indemnes, les autres harraga sont toujours dans les locaux des garde-côtes avant d'être présentés devant le procureur près le tribunal de Annaba pour répondre de leurs actes. Cette tragédie intervient, faut-il le souligner, après une accalmie de plusieurs mois où le phénomène n'a pas fait parler de lui. Malheureusement, il a repris avec un drame à la veille du mois de Ramadhan, période durant laquelle la harga s'intensifie. 

El Watan

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