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L’apport de l’Algérie souligné par les sénateurs français Chevènement et Larcher

Le dialogue constructif avec l'Algérie doit être intensifié et renforcé car il peut donner des résultats tangibles dans au moins trois domaines cruciaux : la formation des armées des pays riverains, le partage de renseignements, le contrôle des frontières», recommandent les sénateurs Jean-Pierre Chevènement et Gérard Larcher, membres de la commission des affaires étrangères et des forces armées, dans leur rapport «Sahel : pour une approche globale», publié hier. Les deux sénateurs analysent la menace terroriste qui se déplace dangereusement vers le Nord-Niger et le Sud libyen. Cette menace, estiment-ils, concerne au premier chef les pays de la région du Sahel (Afrique de l'Ouest, Maghreb) mais aussi la France et les pays européens. «Le Livre blanc 2013 ne dit rien sur notre dispositif militaire prépositionné en Afrique !» regrette Gérard Larcher. «A quelques jours des derniers arbitrages sur la loi de programmation militaire, et alors que les périls montent partout dans la bande sahélo-saharienne, ce n'est pas le moment de réduire notre présence militaire», prévient-il. Concernant le Mali, Jean-Pierre Chevènement estime qu'il faut «traiter les racines profondes d'un demi-siècle de crises maliennes». Élections, réconciliation, décentralisation, gouvernance, développement. «L'accord de Ouagadougou est un pas positif. Il en faut d'autres. La France doit peser de tout son poids pour que la deuxième phase de la réconciliation, la plus importante, soit réellement abordée par le nouveau Président et le gouvernement qui sortiront des urnes en août. Le futur Président ou le futur Premier ministre doivent être incités à se rendre, avec des représentants de la communauté internationale, à Kidal, pour lancer solennellement cette deuxième phase, qui doit porter au minimum sur le partage des ressources budgétaires et d'aide au développement, la décentralisation et la création d'une Assemblée législative représentant les collectivités territoriales, l'intégration politique et sociale des minorités, le développement des infrastructures et des services à la population au nord du pays.» Le rapport recommande que l'ONU doit être «incitée à contribuer concrètement à la sécurisation du scrutin présidentiel malien, comme prévu dans le mandat robuste de la Minusma. Le contingent de la Minusma doit être renforcé à Kidal».  Au chapitre de l'aide au développement, le rapport recommande de «ne pas faire l'impasse sur l'évaluation des raisons de l'échec de 50 ans de coopération au développement au Sahel. Il faut prendre en compte le Sahel (et non le seul Mali) pour impulser le développement économique». Et en ce qui concerne le Mali, «le versement de notre aide au développement doit être subordonné non seulement à la reprise du processus électoral mais surtout aux progrès de la réconciliation inter-malienne après l'élection présidentielle».  

El Watan

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