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«J’espère que les derniers décrets n’ont pas été falsifiés»

Si le Président est en mesure de mener une activité aussi intense que l'on prétend, pourquoi ne s'est-il pas adressé à la nation à l'occasion du 5 Juillet ?», s'interroge le président de Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne. Intervenant lors d'une conférence de presse animée, hier, à Alger, il émet des doutes sur l'authenticité des décrets présidentiels promulgués, à la veille de la Fête de l'indépendance, au nom du président Bouteflika, toujours en convalescence aux Invalides, à Paris. «C'est la première fois dans l'histoire de l'Algérie indépendante que cette fête est célébrée sans le Président. J'espère seulement que ces décrets n'ont pas été falsifiés, car les images du chef de l'Etat que j'ai vues à la télévision ne montraient par un homme capable de signer et de suivre les développements de la situation du pays», déclare-t-il. Dans ce sens, Ali Fawzi Rebaïne affirme également que «même si ces décrets sont signés par le chef de l'Etat sur son lit d'hôpital, cela pose une problématique de souveraineté nationale». «Où sont ceux qui ne cessent de parler de la souveraineté du pays ? Leurs voix se sont éteintes, alors que des décisions qui concernent l'intérêt du pays sont prises à l'étranger», lance-t-il. Le leader de Ahd 54 revient, par la même occasion, sur le bilan de l'indépendance de l'Algérie. Pour lui, en 50 ans d'indépendance «le pays tourne en rond». Il dresse, dans ce sens, un tableau sombre de la situation socioéconomique et politique. Ali Fawzi Rebaïne met d'abord l'accent sur l'état des institutions. «Après 50 ans, le Parlement n'a aucun rôle. L'APN et le Sénat ne sont pas encore sortis de la crise de légitimité et de représentativité. Les assemblées locales sont aussi dépourvues de toutes leurs prérogatives», explique-t-il. Dans ce sens, il appelle à confier les opérations d'attribution de logements aux présidents des Assemblées populaires communales (APC) pour mettre fin à ce problème et éviter qu'il ne soit utilisé à des fins politiques. «Le logement est utilisé à des fins politiques en Algérie d'où la confusion des programmes dans le secteur de l'habitat», affirme-t-il. Toujours sur le plan socioéconomique, le président de Ahd 54 relève la persistance du problème du chômage et la baisse du pouvoir d'achat des Algériens. «Ce sont des conséquences évidentes de la politique d'économie de rente adoptée depuis cinquante ans d'indépendance de l'Algérie», souligne-t-il, en mettant en garde contre les conséquences négatives de toutes ces «pressions sociales» qui «menacent la stabilité du pays». «Il est nécessaire pour les autorités de faire preuve de volonté politique pour sortir de ce cercle vicieux», préconise-t-il. Evoquant la situation en Egypte, Ali Fawzi Rebaïne affirme que la destitution de Mohamed Morsi «est un coup d'Etat, même s'il n'est pas comparable à celui qui a été mené par Houari Boumediène en 1965 en Algérie». «Mais Mohamed Morsi a une grande part de responsabilité dans ce qui s'est passé en Egypte. Il a commis plusieurs erreurs, parce qu'il n'a pas agi en tant que Président d'un pays, mais en tant que chef d'un parti. De plus, il a accaparé tous les pouvoirs en excluant toutes les forces de la société égyptienne. Donc, l'échec de sa politique est à l'origine de cette situation», analyse-t-il.  

El Watan

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