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Tiébilé Dramé, candidat de l’Alliance Maliba : «Il faut aller vers la 4ème République»

Même s'il estime que «les conditions ne sont pas réunies» pour la tenue d'une présidentielle du 28 juillet libre, transparente et crédible à tous points de vue, l'ex ministre Tiébilé Dramé, Président du PARENA et leader de la coalition de partis et d'association nommée Alliance pour la Renaissance Nationale du Mali (Maliba) a fait au cours d'une conférence de presse, vendredi dernier, des propositions novatrices pour refonder notre démocratie.

Mr Tiébilé Dramé

«Il ne faut pas que nos autorités fassent preuve d'autisme et nous obligent à des élections bâclées» a martelé Tiébilé Dramé, qui a estimé qu'il était de son devoir et de celui de son parti d'alerter «sur les risques encourus» et d'inviter les «les amis du Mali à plus de retenue et à moins d'ingérence».

S'il maintient sa candidature à la présidentielle prévue pour le 28 juillet, le candidat de Maliba ne désespère pas d'être entendu, y compris, s'il faut, par voie de justice. En effet, il a révélé qu'une requête, rédigée par le ténor du Barreau Me Hamidou Diabaté, député PARENA, serait déposée dès la 1ère heure ce lundi, aux fins de reporter la tenue du 1er tour du scrutin présidentiel.

Au nombre des constats développés dans le texte, la «non égalité des citoyens» devant les élections, comme instruit par la Constitution, nombre de nouveaux majeurs ayant été écartés des listes électorales, malgré leur enrôlement par les équipes du RAVEC, et donc spoliés de leur droit de vote, tout comme des milliers de Maliens aujourd'hui déplacés ou réfugiés.

De plus, le retour de l'administration qui est encore loin d'être effectif dans les 3 régions du Nord de notre pays, ne milite pas non plus en faveur d'une bonne organisation des élections, de la distribution des cartes NINA au déroulement de toutes les opérations de vote, selon le porte-drapeau du PARENA.

L'heure étant au «Changement», du moins dans les discours, Tiébilé Dramé, qui s'est choisi comme Directeur de campagne Djiguiba Kéita dit PPR, a expliqué ce qu'il entendait par ce terme, en vue de la refondation de la démocratie au Mali. Tout d'abord, le mandat du prochain Chef de l'Etat sera un mandat de transition vers la 4ème République, qu'il appelle de ses v½ux.

Cette nouvelle République, issue d'une réforme institutionnelle et constitutionnelle, verra l'élection du Président par ses pairs députés à l'Assemblée nationale, le Parlement monocaméral, tout comme celle des Gouverneurs de Régions par les populations qu'ils seront amenés à administrer, afin de mettre en ½uvre une réelle décentralisation, avec les transferts effectifs de toutes les ressources, humaines, matérielles et financières.

Tiébilé Dramé justifiera cette option par le coût exorbitant de la tenue de l'élection présidentielle tous les 5 ans, les milliards empruntés à cet effet pouvant largement être mieux utilisés, par la construction de plus de lycées publics, par exemple. La jeunesse a été largement au c½ur de la conférence de presse, tout comme la situation au Nord de notre pays et la nécessité de «recoudre» le tissu Mali et sa cohésion culturelle et sociale, au Nord comme au Sud, à l'Est ou à l'Ouest.

Parlant de la modicité de leurs moyens financiers de campagne par rapport à la débauche de CFA dont font preuve nombre de «poids lourds» candidats, Tiébilé Dramé et ses alliés de Maliba n'ont pas manqué d'affirmer que rien n'était joué, même si certains le pensent, au Mali comme ailleurs.  «Ce sont les Maliens, et les Maliens seuls, qui décideront» ont-ils conclu.
Ramata Diaouré

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