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Bahbouh dénonce le vide institutionnel

Lors de la réunion organique de son parti, qui s'est tenue hier à Mostaganem, le président de l'UFDS, ancien ministre de l'Agriculture et ancien vice-président de l'APN durant la présidence de Liamine Zeroual, Nordine Bahbouh, s'est voulu à la fois tranchant et pragmatique. Sans rien renier de ce qui a été fait durant les 50 premières années de l'indépendance, l'orateur s'est appliqué à dénoncer les aspects les plus pervers du système politique algérien. Notamment le volet institutionnel dont il a dénoncé à la fois l'inconséquence et l'incurie, soulignant que le vide institutionnel constitue le plus grand danger, surtout à un moment où aucune de nos frontières ne prête à la sérénité. Questionné par El Watan sur le vide consécutif à la maladie du chef de l'Etat, Nordine Bahbouh n'a pas hésité à dire que dans la réalité, la vacuité de la présidence de la République date de 2004, date à partir de laquelle la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres s'est singulièrement espacée au point de disparaître totalement du paysage politique national. Pour le conférencier, les Algériens, en tant que simples citoyens, ont le droit de connaître l'état de santé du président de la République, déplorant avec force toutes les récupérations politiciennes qui ont découlé de cette situation. Face aux responsable régionaux de son parti, l'ancien ministre n'a pas eu de mots tendres à l'égard des parlementaires et des partis politiques, dont il dénoncera à la fois l'incurie et l'incompétence, soulignant que ceux qui se considèrent comme les plus grands partis, allusion au FLN et au RND, offrent au pays l'image d'une totale déconfiture, d'autant que ces partis ont la particularité de ne plus avoir de direction depuis 8 mois. Concernant la démarche d'organisations dites de «la famille révolutionnaire», en vue de stimuler la candidature de Liamine Zeroual à l'élection présidentielle de 2014, Nordine Bahbouh soulignera que cette initiative était vouée à l'échec en raison de sa profonde conviction que l'ancien président de la République restait un véritable patriote qui, en démissionnant, avait délivré un message de probité, de sincérité et de conviction. Et d'ajouter que toute démarche pour le faire revenir au-devant de la scène participe d'une gesticulation que l'intéressé ne peut cautionner.  

El Watan

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