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Nouvel outil de suivi pour les malades

Il faut interdire le jeûne aux diabétiques à haut risque. L'accompagnement médical est primordial pour ces patients avant, pendant et après le Ramadhan.   Jeûner ou pas lorsqu'on est diabétique, la question doit être tranchée par le médecin traitant. Un sujet qui a fait, hier, l'objet d'une conférence de presse pour présenter un outil éducatif permettant aux patients diabétiques de mieux gérer leur maladie pendant le Ramadhan. Initiée par le laboratoire Lilly en collaboration avec la Fédération internationale du diabète et la Société algérienne de diabétologie, cette nouvelle carte - la huitième inscrite dans le programme éducatif «carte de conversation sur le diabète» lancé en 2011 - vient apporter de l'aide aux patients pour gérer au mieux leur diabète pendant le Ramadhan. Il s'agit d'un outil innovant qui encourage la discussion et l'interactivité entre les patients sur la maladie, ses risques et ce qu'il faut faire en cas de complications liées au jeûne. «Cette carte a été développée suite aux recommandations de plusieurs experts du diabète des pays musulmans qui éduquerait les patients au sujet de la gestion du diabète pendant le Ramadhan. Cette carte est introduite  dans 120 pays et est utilisée en 35 langues», a souligné Lionel Trichard, directeur général de Lilly pour la région Afrique du Nord, avant de signaler que 1736 patients ont bénéficié d'une formation sur cette carte depuis mai dernier, assurée par 205 formateurs, experts algériens, dans les différentes structures publiques et privées. Pour M. Trichard, l'éducation des diabétiques, de leurs familles et des professionnels de santé est complémentaire au traitement médicamenteux. De son côté, le secrétaire général de la Société algérienne de diabétologie, le docteur Aouiche, du service de diabétologie de l'hôpital Mustapha Pacha, a présenté l'approche pédagogique de cette nouvelle carte, qui se veut en fait une feuille de route pour le patient diabétique. Basée sur des images représentant des thèmes divers sur la maladie et aux risques liés au jeûne, à ce qui se passe dans l'organisme pendant le jeûne, aux complications du jeûne, etc., le Dr Aouiche a précisé que dans cette carte, les groupes de malades sont classés par catégories de risque. Sur une échelle, les risques sont ainsi placés par niveau, du risque faible au très élevé, en passant par le risque modéré et élevé. Ce qui ramène, a expliqué le Dr Aouiche, à montrer au diabétique, «quel que soit le niveau où il est classé, les risques qu'il encourt lorsqu'il jeûne. Au sommet de l'échelle, le risque très élevé correspond au diabétique de type 1 qui ne doit pas jeûner, car c'est un acte suicidaire», a expliqué le Dr Aouiche avant d'évoquer les aspects liés au diabète et le Ramadhan, sachant que les patients sont difficiles à convaincre de renoncer au jeûne. Le médecin doit donc accompagner son patient, a-t-il précisé, en lui donnant certains conseils, présentés dans cette carte de conversation, relatifs à l'alimentation, à l'activité physique après avoir rompu le jeûne (comme taraouih), au contrôle de la glycémie à des moments précis et surtout dans quelles conditions le patient jeûneur doit rompre le jeûne (hypogycémie : glycémie inférieure à 0,60 et hyperglycémie : glycémie supérieure à 3 g/l).  

El Watan

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