mis à jour le

Marche-meeting du CDP à Bobo-Dioulasso : La démonstration de force

Comme prévue, la marche-meeting du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a eu lieu. A Bobo-Dioulasso, des milliers de personnes ont marché pour dire oui au sénat, oui au président Blaise Compaoré et surtout oui a un Burkina Faso en paix.

Partis de la place de l'Union Africaine, les « marcheurs » ont fait escale au siège de la SNC pour écouter le message du secrétaire exécutif national du CDP, Assimi Kouanda et réitéré leur confiance au Président du Faso et à son gouvernement.

La marche est-elle la nouvelle passion des bobolais ? C'est la question qui s'imposait dans les rues de Sya ce samedi 06 Juillet 2013. Dès 6 heures du matin on pouvait rencontrer des groupes de femmes marchées.

Sur le point de départ de la marche-meeting du CDP on ne retrouvait qu'une vingtaine de femme à ¬6 heures 20. Toutes du collectif Djiguiya de Fanta Sogoré.

Des femmes, des femmes rien que des femmes de six heures à 7 heures. A pieds, en tricycles, en taxis en muni-cars et en cars, la marche meeting du CDP a plus que mobilisé les femmes. A elles seules, elles rivalisaient avec les manifestants du 29 juin 2013 en nombre.

Qu'à cela ne tienne, entre 7 heures et 8 heures, la mobilisation sur le tout nouveau rond-point de l'Union africaine en face du stade Sangoulé Lamizana n'était pas encore digne du CDP, d'un parti majoritaire.

Rue pour rue, le sénat passe à Bobo-Dioulasso

A 9 heures 17, début effective de la marche-meeting du Congrès pour la démocratie et le progrès, l'optimisme a changé de camp si on faisait une comparaison avec la marche de l'opposition burkinabè du 29 juin.

Venus en nombre, les militants, sympathisants du Congrès pour la démocratie et le progrès et des partis de la mouvance présidentielle ont fait une démonstration de force.

Capacité de mobilisation oblige, le CDP a tenu son pari. Il a mobilisé. Il a fait le plein de présence. Et parmi les marcheurs du parti de Blaise Compaoré, on a retrouvé au fil du temps les grosses têtes du CDP de la ville de Bobo-Dioulasso et de la région des Hauts-Bassins.

De Thomas Sanou, ancien président du Conseil économique et social à Soungalo Ouattara, Président de l'Assemblé Nationale en passant par Moussa Ouattara, le ministre de l'Enseignement supérieur et secondaire, les cadres CDP de la région des Hauts-Bassins étaient présents.

A côté d'eux, les maires de la ville de Sya, leurs comités de soutien, des associations de jeunes, de femmes... Bien avant les responsables, les pancartes ont signalé la présence des provinces, des départements, des villages de la région des Haut-Bassins.

Du Tuy à la Comoé en passant par Sakiri, Koro... les Hauts-Bassins étaient au couleur du CDP et du Sénat à Bobo-Dioulasso. C'est à un rythme majestueux, tiré par la suite par des jeunes que les « marcheurs » ont entamé le pas vers le meeting.

Quid de l'opposition

Officiellement, le CDP n'était pas en réaction contre la marche de l'opposition du 30 juin. Officiellement, le CDP a mis l'accent sur ses forces que sur les faiblesses des partis affiliés au CFOP, le Chef de file de l'opposition burkinabè.

En s'adressant à leurs militants, aux partisans du sénat, aux inconditionnels du président Blaise Compaoré, Salia Sanou, Soungalo Ouattra, Pascaline Tamini... ont mis l'accent sur l'histoire glorieux du parti majoritaire et de son leader, le président Blaise Compaoré. Homme de paix, homme de dialogue, médiateur hors pair, Blaise Compaoré a su faire du Burkina une harpe de paix selon ses supporters.

Remise de la lettre

Pas de dispositif impressionnant pour sécuriser Nandy Somé. La Haut-Commissaire du Houet a reçu la lettre du CDP et des partis politique de la mouvance présidentielle des mains du député Pascaline Tamini.

Contrairement à la marche de l'opposition, Nandy Somé a fait le pas sans une grande escorte des forces de l'ordre et de sécurité. Ces derniers ont été pour le moins discrets et ont brillé par leur absence comparativement encore au 30 juin. Malgré tout, Nandy Somé a reçu la lettre du secrétariat exécutif du CDP et a promis de transmettre la lettre à qui de droit à savoir au chef du gouvernement burkinabè, Beyon Luc Adolphe Tiao.

A-t-on menti aux marcheurs ?

Bémol de la grande mobilisation des militants du parti majoritaire, des participants ont été nargué selon certains témoignages. Ainsi, les motifs de présence des uns et des autres étaient diversifiés. Pour une habitante de Bindougousso, il fallait être à l'avenue de l'Union Africaine pour accueillir le Président du Faso.

Pour d'autres, le fait qu'on veuille changer Soungalo Ouattara à la tête e l'Assemblée Nationale burkinabè étaient à la base de leur déplacement. « Des étrangers qui veulent détruire le pays, une marche pour dire non à la guerre, à la destruction » ont été invoqués par d'autres personnes pour justifier leur présence au meeting.

Oussééni BANCE

Lefaso.net

Le Faso

Ses derniers articles: Tirage au sort des barrages de la coupe du monde 2014 :  Paroisse de Bissighin : les élèves et étudiants  Coupe OAPI : ONEA en dames et SONABHY en hommes 

CDP

The end

L'inévitable alternance burkinabè

L'inévitable alternance burkinabè

Actualités

        Conseil régional des Cascades : Les conseillers régionaux du CDP boycottent une session

Conseil régional des Cascades : Les conseillers régionaux du CDP boycottent une session

Actualités

Rentrée politique du CDP : Même sans subvention…

Rentrée politique du CDP : Même sans subvention…

Bobo-Dioulasso

Bukina Faso

Le Burkina Faso vit-il son «printemps arabe»?

Le Burkina Faso vit-il son «printemps arabe»?

Banditisme

Bobo-Dioulasso n'est plus une ville sûre

Bobo-Dioulasso n'est plus une ville sûre

Actualités

Bobo-Dioulasso : La détresse des industriels

Bobo-Dioulasso : La détresse des industriels