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Marche du CDP pour remise de message : Mission accomplie pour les deux parties

Après un meeting à la place de la Nation ponctué de divers discours dont celui du Secrétaire exécutif national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Assimi Kouanda, les marcheurs du jour ont pris la direction du rond-point des Nations-Unies à l'effet de remettre un message au directeur de cabinet du Premier ministre. Après une trentaine de minutes de marche, cette mission a été accomplie dans la satisfaction aussi bien de la partie des marcheurs que de celle du Premier ministère.

C'est une marche assez bien encadrée qui est partie de la place de la Nation au rond-point des Nations-Unies et qui est revenue à son point de départ pour ensuite se disperser à l'issue d'un message de remerciement du secrétaire exécutif national du CDP.

« Je suis très satisfait de cette forte mobilisation de nos militants, mais également de l'ensemble des militants des formations politiques du large front républicain », a indiqué Assimi Kouanda après avoir remis le message dont il était porteur. En effet, au nombre des partis politiques qui soutiennent le CDP dans cette marche, figure l'UPR, l'UNDD, l'Autre Burkina PSR, l'OPEP, l'AMP.

Pour le premier responsable du CDP, « c'est un succès que même ceux qui ont mal aux yeux, ceux qui sont dans des chambres noires, ceux qui sont dans l'obscurité peuvent voir ». « Cette mobilisation, c'est celle du peuple burkinabè pour la paix, pour le président et pour son programme », a-t-il précisé. Et c'est, selon lui, la preuve que la fin de l'illusion que certains se font par rapport à la mise en place du Sénat est arrivée.

Message remis sous haute sécurité

Arrivés au rond-point des Nations-Unies où les attendait le directeur de cabinet du Premier ministre, Rasmané Charles Zango, les initiateurs de la marche avec à leur tête, Assimi Kouanda, ont remis un message. Ce message dont rien n'a filtré du contenu, est destiné au président du Faso par l'entremise du Premier ministre Luc Adolphe Tiao.

En remettant ce message, Assimi Kouanda a indiqué que les partis républicains « ont décidé d'organiser une marche pour soutenir l'½uvre de paix, les actions de paix que Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré met en ½uvre pour notre pays, pour l'Afrique, et pour le reste du monde ». Et de poursuivre, « c'est pour cela, nous avons rédigé un message à l'attention de Son Excellence Monsieur le Premier ministre pour transmission à Son Excellence Monsieur le président du Faso ».

Après ces mots, il a remis « ce message de tous les partis républicains, dont le CDP, l'UPR, l'Autre Burkina, l'organisation des partis extra-parlementaires, que notre pays compte comme partis ½uvrant pour le bonheur des citoyens, pour le respect de la constitution ».

A son tour, M. Zango a traduit les remerciements du Premier ministre aux marcheurs avant de préciser, « je vous donne l'assurance que le message que je viens de recevoir sera transmis à son co-destinataire, à qui de droit ». Avant de se retirer sous forte escorte, M. Zango a relevé que sa mission de ce matin « a été remplie ». Des enseignements, le SEN du CDP en tire de la mobilisation du jour

Après pris congé de l'émissaire du Premier ministre, Assimi Kouanda confie, visiblement satisfait d'avoir accompli sa mission du jour, que « les premiers enseignements que nous tirons, c'est que cette grande mobilisation qui s'est opérée en seulement en 72h, montre que le peuple burkinabè est avec le président Blaise Compaoré et avec les formations politiques qui soutiennent son action ».

Autre enseignement, « c'est que le peuple burkinabè aime la paix, veut la paix, et que rien, aucune menace, aucun messie, ne pourra venir détourner le peuple burkinabè qui adhère à cette paix, qui adhère à ce dialogue, qui adhère à cette solidarité entre ses fils ».

Et pour lui, cette mobilisation doit attirer « l'attention de ceux qui veulent la violence, de ceux qui cherchent à organiser la casse qui n'ont même pas la courtoisie et le respect démocratique pour les opinions différentes ».

Fulbert Paré

Lefaso.net

Quelques initiateurs de la marche s'expriment

Appolinaire Compaoré du CDP, député à l'Assemblée nationale :

Notre marche n'est pas une marche en réponse à la marche de l'opposition. La marche du CDP, c'est comme nous l'avons indiqué dans le thème, c'est pour la paix, la démocratie et le développement dans notre pays. Donc ce n'est pas une contre-marche en quelque sorte. C'est une façon d'exprimer notre solidarité au président Blaise Compaoré, à ses actions de paix, à ses efforts de développement de notre pays, mais aussi à ses efforts pour la paix sociale à travers les institutions démocratiques dans notre pays, le renforcement du dialogue social et de la concertation.

Quant au Sénat, comme nous l'avons dit, le Sénat est une disposition constitutionnelle ; le CDP ne débat pas de cette question parce que c'est une question déjà tranchée dans la Constitution, à son article 78. Donc, il s'agit maintenant de la mise en ½uvre. Au niveau de la mise en ½uvre, comme nous l'avons dit, le Sénat doit être mis en place pour que le parlement puisse répondre à son nom et puisse fonctionner. Donc la loi qui a été prise récemment, c'est une loi portant organisation et fonctionnement, ce n'est pas une loi portant création ; la création est déjà faite depuis deux ans à travers le CCRP qui a donné son accord par consensus et la loi en 2012, l'a inscrit dans la Constitution. Donc notre marche vise simplement à appeler le peuple à resserrer les rangs afin que nous renforcions les capacités duBurkina à promouvoir la paix et le développement, à élargir les libertés démocratiques individuelles et collectives ; que ce soit la presse, que ce soit les associations, que ce soit la société civile, que toutes les composantes puissent participer au débat national. Le Sénat vise cela.

Depuis les années 91, commission de concertation, collège des sages, etc., on a vu que nos forces sociales, les coutumiers, les religieux, les syndicats, le patronat, les Burkinabè de l'étranger, il faut les impliquer dans le processus de prise de décision dans notre pays. Donc, en quelque sorte, le Sénat c'est une chambre qui va être une chambre de sages, qui va aider à prendre des décisions dans notre pays.

Amadou Diemdioda Dicko, de l'AMP, et ministre :

Lorsque des marches sont organisées contre la constitution, nous pensons que c'est aller trop. Le Sénat aujourd'hui, certains l'utilisent à tort parce que simplement ils ne comprennent pas ce que ça signifie.

Nous avons dit que la démocratie aujourd'hui a deux voies. Il y a la voie consultative directe qui est le peuple qui s'exprime ; nous avons la voie indirecte qui est les représentants des collectivités territoriales, les associations, les chefferies coutumières, la paysannerie, les burkinabè à l'étranger, le patronat, les syndicats ; ceux-ci auront une voie aujourd'hui pour s'exprimer au niveau du Sénat.

En plus, nous pensons qu'avec le jeu du Sénat, il n'y aura plus le monopole des lois au niveau de l'Assemblée nationale car il y aura un contre-poids ; cela également pour nous, est un point pour lequel nous défendons la politique de Blaise Compaoré.

Toussaint Abel Coulibaly, de l'UPR et ministre :

Nous sommes là pour réaffirmer notre attachement aux valeurs de paix et de liberté, aux valeurs de démocratie au nom desquelles chaque burkinabè peut s'exprimer sans craindre de se faire arrêter. Le Burkina Faso est singulier. Il est le seul pays au monde qui a été créé, supprimé et rétabli ; et pour cela, il ne peut être comparé à aucun autre pays.

La seconde singularité du Burkina, c'est un homme d'Etat, le président Blaise qui le dirige ; il est singulier parce que c'est un homme de dialogue malgré sa force. C'est un homme de rassemblement. Nous voulons ici lui dire merci pour ce qu'il a fait pour le Burkina, pour ce qu'il fait actuellement et pour ce qu'il continuera de faire pour le Burkina.

Si le président Blaise Compaoré n'était là aujourd'hui pour le Burkina et pour l'Afrique, nous ne savons pas ce que serait devenue notre sous-région. Merci M. le président. Nous voulons réaffirmer notre indéfectible attachement à la République et au président Compaoré.

Propos recueillis par Fulbert Paré

Le Faso

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