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L'Afrique du Sud adapte ses prisons aux bébés

Désormais en Afrique du Sud, les prisonnières pourront vivre avec leurs enfants âgés de moins de deux ans dans de meilleures conditions.

BBC News Africa rapporte en effet que la première unité destinée à accueillir les mères et leurs très jeunes enfants a ouvert ses portes au mois d'août dans la prison de Pollsmoor, à Cape Town. Elle peut recevoir jusqu'à 15 pensionnaires et compte une crèche ainsi qu'une clinique.

La ministre sud-africaine des Services correctionnels, Nosiviwe Mapisa Nqakula a expliqué qu’il s’agissait de permettre aux bébés de passer du temps avec leurs mères, avant d'être confiés à un membre de la famille ou placés en foyer

Ainsi à Pollsmoor ils peuvent jouer en plein air, avec du sable et s'amuser sur l’herbe. Car les aménagements des autres établissements pénitentiaires sont trop souvent rudimentaires, et les enfants sont généralement élevés derrière des barreaux, à l'instar des mamans:

«Les mères ont causé du tort à la société et leurs enfants sont nés ici. Mais les enfants ne sont pas responsables et ne peuvent être punis. C’est donc dans leur intérêt et non pour rendre les prisons confortables», a précisé la ministre.

La mise en place de ces unités est une réponse au problème des enfants incarcérés avec leurs mères car trop jeunes pour en être séparés. Les autorités elles-mêmes ont reconnu qu’en 2010, 143 très jeunes enfants vivaient en prison.

Ce sort avait interpellé les organisations de défense des droits de l’homme, qui avait donc lancé un appel au gouvernement sud africain.

Selon Irin, le projet Imbeleko (prendre soin des bébés, en zoulou) a été mis en place par le ministère des Services correctionnels en 2009 afin d'améliorer les conditions de vie des enfants incarcérés:

«Le projet Imbeleko a été mis au point pour créer un environnement adapté aux besoins des enfants dans les prisons. En transformant notamment les cellules en pièces convenant mieux aux mères et à leurs enfants, et en les décorant différemment. Ce qui les rend plus stimulantes pour les enfants, et plus confortables pour les mères qui peuvent alors se concentrer sur les besoins de leur progéniture», avait alors expliqué David Hlabane, porte-parole du Département des services correctionnels.

Lu sur BBC News Africa, Irin