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Somik, société de maintenance ou caisse noire ?

L'onde de choc suscitée par le scandale de la Société de maintenance industrielle de Skikda (Somik), une filiale de Sonatrach, continue d'ébranler le tout-Skikda et son pôle hydrocarbures. Jeudi dernier, le magistrat instructeur près le tribunal de Skikda, après avoir auditionné 55 personnes, a ordonné la mise sous contrôle judiciaire de dix cadres de la filiale - deux anciens PDG et leurs staffs - et de dix sous-traitants, dont cinq étrangers. Les 35 autres, présentées en tant que témoins, ont pu regagner leur domicile après plus de 24 heures d'audition. Selon des sources proches du dossier, les 20 personnes mises sous contrôle judicaire, dont les passeports ont été confisqués, comparaîtront pour divers chef d'accusation, à savoir «octroi de biens indus», «passation de marchés non conformes à la réglementation» et «faux et usage de faux». Maintenant pour comprendre cette affaire, il faut revenir à l'ère Feghouli et Chakib Khelil, c'est-à-dire à la période de 2008 à 2010. L'affaire proprement dite avait «éclaté» dans un premier temps en 2010 lorsque, agissant sur informations, les enquêteurs de la brigade économique de la sûreté de wilaya de Skikda avaient été appelés à éplucher les dossiers des marchés de sous-traitance contractés par la Somik durant les années 2008, 2009 et 2010. On reprochait alors aux responsables de la filiale d'avoir contracté de gros marchés d'équipement sans conformité avec les procédures d'usage. Alors que les policiers poursuivaient leur enquête, l'affaire rebondit en 2011 suite à des «malversations» relevées dans l'exercice comptable de la société. Une plainte est alors déposée et, cette fois-ci, ce sont les gendarmes enquêteurs du groupement territorial qui prennent le relais pour aboutir à la présentation, mercredi dernier, de 55 personnes devant la justice.Que reproche-t-on aujourd'hui aux 20 personnes mises sous contrôle judicaire ? Aucune information officielle n'a circulé, mais des indiscrétions évoquent déjà un préjudice financier de plus 100 milliards de centimes. Pour un ancien travailleur de la société, cette somme serait beaucoup plus importante. Il développe : «Comment expliquer qu'une société comme la nôtre, qui disposait, durant les années 2008 à 2011, d'un plan de charge très étoffé, se retrouve en fin de compte déficitaire en 2011 de plus de 350  millions de dinars alors que nos sous-traitants ont pu réaliser des bénéfices ?» Et d'ajouter : «On avait l'impression que tout ce que les responsables centraux de Sonatrach ne voulaient pas accomplir directement par leurs soins, ils le faisaient passer par notre société. Que ce soit l'achat d'équipement comme les chaudières ou les colonnes, voire même d'autres équipements moins encombrants, tout transitait par la Somik. On avait l'impression de servir de caisse noire. L'argent, de très grosses sommes, passait par la Somik sans que cela génère le moindre dinar de bénéfice pour la société et ses travailleurs. C'est paradoxal, mais c'est la triste vérité.» Où allait donc cet argent ? L'instruction judicaire en cours aura certainement à y répondre, même si des indiscrétions relient cette affaire aux autres scandales de Sonatrach. «La Somik a connu des audits dans le passé, mais aucune suite n'a été donnée. Pourquoi ? La réponse est désormais chez Feghouli et Khelil. Pourquoi n'ont-ils pas réagi ?», témoigne un ancien travailleur de la Somik.Selon des sources proches du dossier, en plus des manquements relevés dans les passassions de quelques marchés, comme ceux des achats de chaudières et de colonnes, il est également reproché aux mis en cause d'avoir fait perdre à la société des sommes colossales dans les marchés relatifs à la location d'engins dans le cadre du projet du méga-train GNL.   Somik est une société chargée de la maintenance et agit également en tant que sous-traitant pour divers projets pétrochimiques. Elle a travaillé pour presque toutes les unités de production des pôles de Skikda et d'Arzew et même pour l'ADE, Sonelgaz et des cimenteries. Elle a par ailleurs signé des conventions avec une trentaine de partenaires étrangers comme Evolutec, Petrosel, Schneider, Saipem, etc.  

El Watan

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