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FLN : Belayat contesté

Sans secrétaire général depuis le départ de Abdelaziz Belkhadem, en janvier dernier, après un vote de défiance des membres du comité central, voilà que le parti s'offre une nouvelle crise avec la décision du coordinateur du bureau politique, Abderrahmane Belayat, de procéder au renouvellement de vingt-neuf postes (cinq vice-présidents, huit présidents de commission, huit vice-présidents et huit rapporteurs) du parti, au sein de l'Assemblée populaire nationale (APN). Depuis hier, c'est l'ancien mouhafedh de Sidi Bel Abbès, Hadj Mohamed Labyad, qui a été désigné président du groupe parlementaire en remplacement de Tahar Khaoua. Mais ces nominations passent mal chez certains députés proches de Abdelaziz Belkhadem. Ils ont déclenché une fronde et contestent ces désignations. Ils réclament une élection à bulletins secrets. Dans une déclaration à El Watan Week-end, le président sortant du groupe FLN à l'APN estime que l'ancien ministre de l'Habitat a outrepassé ses prérogatives. «Je considère que Belayat n'a pas le droit de procéder de cette manière, juge Tahar Khaoua. Selon l'article 9 des statuts du parti, il n'est là que pour combler un vide dû à l'absence d'un secrétaire général. Le parti devait organiser le 6 juin une élection pour le renouvellement des instances. Il l'a annulée. Dans ces circonstances, nous avons décidé de rejeter cette liste et de reporter le vote à la prochaine session de printemps.» Droit dans ses bottes, le coordinateur du parti, rejette toutes les accusations qui sont portées contre lui et affirme que les décisions prises sont immédiatement effectives et «que personne ne peut remettre en cause sa légitimité à prendre des décisions». «Khaoua n'a pas à contester mes décisions, estime le coordinateur du parti. Il a été installé par l'ancien secrétaire général et moi je le démets de ses fonctions. J'ai consulté tous les membres du bureau politique. Seul Tayeb Louh a émis des réserves. Les autres ont approuvé ma démarche.» Derrière cette nouvelle poussée de fièvre du parti, certains y voient la main de l'ancien secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, qui verrait d'un mauvais ½il le remplacement de députés qui lui sont proches. «Beaucoup suggèrent effectivement que l'ancien secrétaire général est derrière ce qui se passe à l'APN, reconnaît Abderrahmane Belayat. Mais je tiens à affirmer que je ne céderai pas et que je ne partirai pas. Je continuerai à assumer mes prérogatives.»    

El Watan

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