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La Tunisie a-elle besoin d’une démarche consensuelle avec NAHDHA ?

« Pourquoi certains s’obstinent-ils à croire que Ghannouchi est indispensable pour la vie politique en Tunisie et surtout incontournable pour gouverner ce pays ?? » Salah Zeghidi

Devant le « bricolage » que nous proposent certains hommes politiques n’ayant pas compris qu’il faille marginaliser l’extrémisme !

Expliquez-moi cet appel à un gouvernement de Salut Public (houkoumet inkadh watani ) lancé par Nida Tounès, Les Watad , Eljeha Chaâbiya, Hezb el-Mejd … ça veut dire quoi exactement ?
Des négociations avec Nahdha bien sûr !

Quels que soient les ministres choisis pour constituer ce gouvernement ( politiques ou technocrates choisis ou par consensus avec Nahdha essentiellement ), on sera face à une situation où il y a un gouvernement consensuel, comme si c’était un gouvernement d’union nationale regroupant des ministres de partis coalisés.
Ce gouvernement devra avoir la confiance de l’Assemblée Constituante ( ANC )  et travaillera sous son contrôle !
Et puis , si ce gouvernement consensuel dirige le pays pendant, disons les 6 ou 7 mois qui nous séparent des élections, c’est lui (donc TOUS les partis qui l’ont constitué par consensus, et PAS SEULEMENT NAHDHA!) qui, dans 6 mois ou 7 mois portera, aux yeux des électeurs et des électrices, la responsabilité de la mauvaise situation économique, sociale, sécuritaire qui régnera dans le pays ( CAR PERSONNE NE PEUT LA CHANGER EN 6 OU 7 MOIS ) !

Expliquez moi : EST CE QU’ON A BESOIN D’UNE DÉMARCHE CONSENSUELLE avec NAHDHA ?

La réponse à cette question « tactique » dépend étroitement d’une autre question plus « stratégique » :
Veut-on dégager Nahdha hors du pouvoir : présidence de la République et gouvernement, lors des prochaines élections dans 6 ou 7 mois ( à travers l’incontournable FRONT UNI des FORCES CIVILES ET DÉMOCRATIQUES ) ou bien simplement l’AFFAIBLIR et gouverner avec elle après les élections ?

Je sais parfaitement que la situation en Tunisie est très différente de celle de l’Egypte ( « Kol bled wartalha » / A chaque pays ses référents !), mais il n’empêche que la débâcle des Frères Musulmans d’Egypte contribue fortement à ce que se pose, y compris en Tunisie, la question de savoir si la conjoncture n’est pas devenue favorable à l’isolement de l’Islam politique et à son exclusion (démocratiquement) du pouvoir……

Militant très activement depuis longtemps (et depuis plusieurs semaines au sein de La Bedira Wataniya) pour un FRONT UNI DE TOUTES LES FORCES CIVILES ET DÉMOCRATIQUES, seul susceptible de BATTRE NAHDHA et de la dégager du pouvoir pour sauver la Tunisie des affres de l’Etat « Ikhwani » (« Les fréres ») de despotisme et de régression tous azimuts, ma démarche n’admet, au niveau de la gouvernance du pays, aucune tactique consensuelle avec Nahdha !

Pour moi , celui qui parle aujourd’hui (à quelques mois des élections !) de consensus de gouvernement avec Nahdha, N’EXCLUE PAS DE GOUVERNER AVEC NAHDHA DEMAIN APRES LES ELECTIONS !

Et çà, c’est à mes yeux, dramatique !

Par Rachid Barnat

Tunisie Focus

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