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Libye: le ministère de l'Intérieur fermé par un groupe armé

Le ministère libyen de l'Intérieur était toujours fermé jeudi par un groupe armé qui réclame la dissolution de la Haute commission de sécurité (HCS), une force d'ex-rebelles, relevant de l'Intérieur.

Des monticules de sable étaient placés devant l'entrée du ministère tandis qu'au moins un pick-up équipé d'un canon anti-aérien était positionné devant le siège du ministère situé sur la route de l'aéroport de Tripoli.

Le ministère de l'Intérieur a condamné dans un communiqué publié mercredi soir, l'attaque contre son siège par "une brigade baptisée al-Sawaegh dépendant du ministère de la Défense", appelant les  assaillants "à faire preuve de sagesse (...) et de rejeter l'usage de la force".

Il a précisé que "le groupe armé s'était introduit (mardi soir) dans les bâtiments demandant au personnel de quitter les lieux  et menaçant d'utiliser les armes. Ils ont fermé les entrées du ministère avec des monticules de sable avant de fermer les portes avec des chaînes".

"La force d'intervention du ministère de l'Intérieur est intervenue provoquant des échanges de tirs avec le groupe armé au cours duquel deux policiers ont été blessés", précise le ministère qui indique que "les assaillants sont revenus pour arrêter 8 agents de sécurité".

Selon le communiqué, les assaillants ont "amené le directeur de cabinet du ministre avant de le relâcher" quelques heures plus tard. "Ils exigent la dissolution de la HCS", a-t-on ajouté de même source.

En décembre, les autorités avaient décidé de dissoudre la HCS et d'intégrer ses membres dans les différents corps de police. Mais cette décision a été rejetée par les ex-rebelles.

La HCS a été formée par les autorités de transition au lendemain de la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, pour assurer la sécurité dans le pays. Elle est composée d'ex-rebelles aux différentes idéologies et obédiences, ayant combattu le régime déchu.

Ces "révolutionnaires", considérés comme des héros en 2011 mais qui n'hésitent désormais pas à recourir aux armes pour défendre leur existence ou leurs intérêts, sont toutefois devenus incontrôlable et sont accusés d'être la source de tous les maux du pays.

La semaine dernière, des affrontements meurtriers ont opposé un groupe originaire de la ville de Zentan (ouest) à une brigade de la HCS dans le quartier d'Abou Slim près du centre de Tripoli.

AFP

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