mis à jour le

Les Etats-Unis « très préoccupés » par ce qui se passe en Egypte

Les États-Unis sont « très préoccupés » par les développements des troubles politiques en Égypte, a déclaré mercredi 3 juillet le département d’État, blâmant le président en difficulté Mohammed Morsi pour n’avoir pas su guider son pays vers une sortie de la crise actuelle.
« Évidemment, nous restons très préoccupés par ce que nous voyons sur le terrain », a déclaré la porte-parole du département Jen Psaki aux journalistes lors d’un point-presse régulier. « Et nous réalisons bien entendu que la situation en Égypte est extrêmement tendue et changeante ».

Les dernières informations reçues indiquent que l’armée a remplacé le président par le président de la Cour constitutionnelle suprême, qui doit diriger le pays pendant une période de transition, et qu’elle a également suspendu la Constitution soutenue par les partisans de M. Morsi.

Le discours de l’islamiste Mohamed Morsi mardi soir ne contenait pas de  » mesures significatives » pour résoudre la crise en Égypte, la pire qu’ait connu le pays depuis la révolution qui a renversé l’ex- dirigeant Hosni Moubarak en 2011, a estimé Mme Psaki.
« Nous avons dit qu’il devait en faire davantage pour répondre véritablement aux préoccupations légitimes exprimées par la population égyptienne », a déclaré Mme Psaki. « Et malheureusement, il n’a rien dit en ce sens dans son discours ».
M. Morsi, premier président élu en Égypte, a rejeté les appels à sa démission et à des élections anticipées.

La proposition faite par Mohamed Morsi d’un gouvernement de consensus avait déjà été faite auparavant, et n’est pas apparue suffisante aux yeux de beaucoup en Egypte, a par ailleurs pointé Jennifer Psaki, soulignant toutefois que ce n’était pas le rôle de Washington d’en juger.

Interrogée sur l’éventualité de voir les Etats-Unis couper l’aide militaire de plus d’un milliard de dollars annuels versée au Caire, elle a assuré qu’il serait prématuré de laisser entendre que nous avons pris de telles mesures ou que nous y songeons.

Dans un appel téléphonique à Mohamed Morsi lundi 1èr juillet alors qu’il était en visite en Afrique, le président des États-Unis Barack Obama a encouragé son homologue égyptien à répondre aux préoccupations exprimées par les manifestants dans tout le pays, soulignant que la crise actuelle ne pouvait être résolue que par le biais d’un processus politique.

Aujourd'hui, les Américains commettent peut-être une erreur de jugement, mais pour eux, la révolution égyptienne est une affaire classée. Vu de Washington, le régime des Frères musulmans est légitime. Il a remporté les législatives et la présidentielle. La confrérie a également validé son projet de Constitution à travers un référendum.

L'opinion égyptienne reproche désormais cette position aux Etats-Unis. Pour elle, l'administration Obama se soucie très peu des revendications populaires et pense que ce qui compte pour les Américains, ce sont leurs propres intérêts dans la région.

Tunisie Focus

Ses derniers articles: Dimanche , Ban Ki-moon a reçu le rapport des enquêteurs de l’ONU en Syrie  Une météorite tombe  Journée internationale de la démocratie . Bla-bla-bla chez les arabes 

Etats-Unis

AFP

RD Congo: éviter les "propos incendiaires" demandent les Etats-Unis

RD Congo: éviter les "propos incendiaires" demandent les Etats-Unis

Racisme

Après Trump et le Brexit, le message aux Africains est clair: restez chez vous

Après Trump et le Brexit, le message aux Africains est clair: restez chez vous

Donald Trump

Le premier prix Nobel africain de littérature veut quitter les Etats-Unis

Le premier prix Nobel africain de littérature veut quitter les Etats-Unis

Egypte

AFP

Le plus vieux texte écrit sur du papyrus exposé en Egypte

Le plus vieux texte écrit sur du papyrus exposé en Egypte

AFP

Italie: flash mob d'Amnesty International contre les disparitions en Egypte

Italie: flash mob d'Amnesty International contre les disparitions en Egypte

AFP

Amnesty dénonce une "multiplication des disparitions forcées" en Egypte

Amnesty dénonce une "multiplication des disparitions forcées" en Egypte