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Paix sociale au Burkina : Le CDP organise une marche-meeting le 06 juillet

Une semaine après la marche de l'opposition politique burkinabè, le parti au pouvoir entre dans la danse. Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) organise une marche-meeting sous le thème : « paix sociale, consolidation de la démocratie et développement » le 06 juillet 2013. C'est la substance d'une conférence de presse tenue le 03 juillet au siège du parti au pouvoir.

Officiellement, le CDP n'organise pas cette marche-meeting pour la mise en place du sénat. Mais pour exprimer son soutien à l'½uvre de paix du président Blaise Compaoré, à son programme, et aux réformes politiques. Si la date de cette marche est connue (samedi 06 juillet), l'itinéraire et les autres modalités pratiques semblent être un secret pour l'instant. Ni le secrétaire exécutif national du CDP, Assimi Kouanda, ni les autres membres du présidium de cette conférence de presse n'ont pipé mot. Argument avancé : « Quand on n'a pas d'autorisation, on ne peut pas parler des détails de cette marche. Incessamment, nous auront l'autorisation de la mairie et nous allons vous donner tous les détails dès que nous aurons la légalisation avec nous », soutient Achille Tapsoba. Y aura-t-il une lettre à remettre au chef de l'Etat ? Là encore, c'est le silence radio.

Achille Tapsoba fait la guerre aux journalistes

Quant à l'opportunité de cette marche, les conférenciers répliquent aux questions des journalistes par des questions. Achille Tapsoba s'en prend ouvertement aux hommes de médias : « je ne savais pas qu'il fallait marcher pour la paix seulement quand il y a crise ». « Je suis désolé que vous ne soyez pas capables de faire une lecture objective de la situation », poursuit-il.

Puis, il ajoute : « une minorité qui veut imposer sa volonté à une majorité ? Je dis oui, nous allons marcher, pourquoi on ne va pas marcher ? Quand ils marchaient, pourquoi vous ne leur avez pas demandé pourquoi ils marchent ? (...) Comme vous pouvez poser les questions que vous voulez... ». « Vous n'avez pas cherché à savoir si nous avons un plan d'action annuelle. L'opposition ne nous a pas consultés avant de fixer sa marche », assène-t-il.

Une marche n'est pas un baromètre de crédibilité

Le parti au pouvoir ne risque-t-il pas de perdre en crédibilité s'il ne mobilise pas autant que l'opposition le 29 juin dernier ? « La crédibilité d'un parti politique ne se mesure pas par un seul évènement, encore moins une marche-meeting, mais par un ensemble d'actes et d'actions posées en faveur de la population », rétorque Assimi Kouanda, le secrétaire exécutif du parti au pouvoir. Achille Tapsoba, lui, se veut plus optimiste et envoie des piques à la presse. « Nous avons des assurances et des certitudes, vous avez des hypothèses. Depuis qu'on organise des marches, vous êtes au Burkina Faso, c'est quelle marche qui ne dépasse pas celle de l'opposition ? Prenez les images des marches que nous avons faites... », lance-t-il.

De la mise en place du sénat

La question du sénat ne pouvait passer sous silence durant cette rencontre. Le parti au pouvoir maintient sa position de mise en ½uvre de cet organe parlementaire. L'essentiel, c'est de « respecter et défendre intégralement la constitution », déclare Assimi Kouanda.

Parlant de la mobilisation des militants de l'opposition du 29 juin, sans dénier directement le nombre de manifestants avancés par le Chef de file de l'opposition politique, Achille Tapsoba demande de « prendre les burkinabè au sérieux et les respecter ».

Avec le rapprochement de cette marche avec celle de l'opposition du 29 juin dernier, il est difficile de ne pas penser à une contre-marche. Pas du tout, clame-t-on côté CDP. « Cette marche-meeting n'est pas une réponse à quoi que ce soit », insiste Assimi Kouanda.

Eclairer l'opinion nationale

Selon Assimi Kouanda, cette rencontre avec la presse avait pour but d'éclairer objectivement et sincèrement l'opinion publique nationale sur l'évolution politique, économique et sociale de notre pays. Son parti « cherche à donner l'information juste, l'information non tronquée, l'information non maquillée, l'information saine ». « Nous ne cherchons pas à conditionner » l'information, a-t-il soutenu. En démocratie, les marche-meeting n'étant pas interdites, le parti au pouvoir entend bien en jouir.

Moussa Diallo

Lefaso.net

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