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Guinée: accord pouvoir-opposition sur les législatives

Le pouvoir et l'opposition en Guinée ont signé mercredi soir à Conakry un accord qui doit permettre l'organisation fin septembre d'élections législatives attendues depuis plus de deux ans.

Ce texte, qui précise que le scrutin devrait avoir lieu "84 jours après la signature de l'accord", entérine le choix de l'opérateur technique sud-africain Waymark pour recenser les électeurs, alors qu'il était jusqu'alors contesté par l'opposition qui l'accusait de travailler pour le gouvernement. Mais il précise que Waymark devra présenter son travail à des "experts électoraux" des deux camps avant qu'il ne soit accepté.

L'accord accorde le droit de vote aux Guinéens de l'étranger à ces législatives, ce que refusait jusqu'alors d'accepter le pouvoir.

Il stipule en outre que la Commission électorale nationale indépendante (Céni), dont l'indépendance a été mise en cause par les opposants, devra "remédier" à ses dysfonctionnements internes avant les élections.

Le texte précise également que le gouvernement "s'engage à garantir la sécurité et l'intégrité physique des citoyens et des dirigeants politiques", alors que des violences meurtrières ont récemment marqué les manifestations de l'opposition à Conakry.

L'accord a été obtenu grâce à la médiation du facilitateur de l'ONU pour le dialogue inter-guinéen, Saïd Djinnit, lors de difficiles négociations qui avaient été suspendues le 21 juin après des violences commises contre des partisans du chef de l'opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo.

Elles avaient repris mardi et M. Djinnit avait affirmé à l'issue de cette première rencontre que les parties s'étaient alors mises d'accord sur "toutes les questions à l'ordre du jour", discutées et approuvées lors d'une nouvelle rencontre mercredi.

Il avait ajouté que ce consensus entre pouvoir et opposition devait permettre d'aller à "des législatives libres et transparentes dans un climat apaisé".

Les législatives en Guinée auraient dû avoir lieu dans les six mois qui ont suivi l'intronisation du nouveau président Alpha Condé en décembre 2010 après son élection en novembre comme premier chef d'Etat démocratiquement élu de ce pays à l'histoire marquée par les violences politiques, militaires et ethniques.

Mais elles ont été reportées à de nombreuses reprises, faute de consensus sur leur organisation.

L'opposition a longtemps accusé le pouvoir "autoritaire" de M. Condé de préparer des fraudes à ce scrutin afin de s'assurer la majorité à l'Assemblée nationale.

Elle a organisé depuis le début de l'année de nombreuses manifestations à Conakry pour des législatives "libres et transparentes" ayant presque toutes dégénéré en violences avec les forces de l'ordre qui ont fait une cinquantaine de morts et de très nombreux blessés.

Les dernières législatives en Guinée remontent à juin 2002, sous la présidence du général Lansana Conté, décédé en décembre 2008 après 24 ans au pouvoir.

C'est actuellement un Conseil national de transition (CNT, non élu) qui fait office de Parlement.

AFP

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