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Inflation dans l’UEMOA : UNE ORIENTATION BAISSIERE AU 1er TRIMESTRE 2013

Dans notre pays, l'inflation IPC a été de 3.0 en 2011 et 5.3 en 2012

Le taux en glissement annuel est ressorti à 2,3% à fin mars 2013 contre 2,8% à fin décembre 2012

L'inflation se définit comme la hausse généralisée et continue du niveau des prix. Elle est calculée à partir des variations de l'indice des prix à la consommation. L'hyperinflation, elle, est une inflation extrêmement élevée (plus de 50%) échappant à tout contrôle. Elle entraîne, en général, une perte de confiance en la monnaie. La Banque centrale a notamment pour mission de définir et de mettre en ½uvre la politique monétaire dont l'objectif principal est la stabilité des prix. L'inflation est mesurée à partir des variations de l'Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) élaboré et diffusé par les instituts nationaux de la statistique des Etats membres de l'UEMOA. Aussi, chaque mois, environ 7.000 prix sont collectés par pays en plusieurs points de vente dans la principale agglomération, soit 56.000 relevés pour l'Union. Les produits suivis sont déterminés à partir d'une enquête auprès des ménages de l'Union. Les principaux indicateurs d'inflation sont : L'inflation en glissement annuel, l'inflation en moyenne annuelle et l'inflation en variation mensuelle. L'inflation en glissement annuel est la variation en pourcentage de l'indice des prix d'un mois donné de l'année précédente. C'est l'indicateur le plus utilisé par la BCEAO et les autres banques centrales. L'inflation en moyenne annuelle est la variation en pourcentage de la moyenne de l'indice des prix des mois de l'année en cours par rapport à la moyenne obtenue l'année précédente. Lorsque les variations sont faibles, elle est égale à la moyenne des glissements. Quant à l'inflation en variation mensuelle, elle est la variation en pourcentage de l'indice des prix du mois en cours par rapport au mois précédent. Elle est moins pertinente, car elle dépend de la saison. A côté des indicateurs d'inflation, la perception de l'inflation est l'évolution des prix ressentie par les consommateurs à partir notamment des biens qu'ils acquièrent. L'expérience a montré que les consommateurs ont souvent l'impression que l'inflation qu'ils perçoivent est plus élevée que celle publiée par les services officiels de statistique. L'objectif d'inflation est défini par le Comité de politique monétaire de la BCEAO.Ce comité a défini la stabilité des prix dans l'UEMOA comme un taux d'inflation compris entre 1% et 3%, sur un horizon de 8 trimestres soit sur deux (2) ans. L'inflation dans l'UEMOA est généralement en dessous du seuil maximum de 3%. DES avantages. La stabilité des prix correspond à une progression du niveau général des prix assez faible et présente plusieurs avantages. Elle permet non seulement de préserver le pouvoir d'achat des consommateurs, mais aussi contribue à la lutte contre la pauvreté. Par ailleurs, elle assure la rentabilité des projets à long terme des entreprises, favorisant les investissements dans l'économie. Elle offre des opportunités pour des gains de compétitivités vis-à-vis des pays concurrents (nos prix augmentant moins vite que ceux de nos concurrents). Dans la zone UEMOA, on observe une orientation baissière du taux d'inflation au premier trimestre 2013. Le taux en glissement annuel est ressorti à 2,3% à fin mars 2013 contre 2,8% à fin décembre 2012. En moyenne sur le premier trimestre 2013, la progression des prix ressort à 2,3% au premier trimestre 2013 contre 3,1% au quatrième trimestre 2012. Cette décélération de l’inflation est liée essentiellement à la baisse des prix des céréales locales, en rapport avec la progression de 24,8% de la production céréalière au cours de la campagne agricole 2012/2013. Elle est due également à une nouvelle baisse des prix des produits pétroliers au Niger en janvier 2013, à la faveur du démarrage de la production locale de carburants en 2011. Toutefois, l’inflation s’est ressentie de la hausse des frais d’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire et de l’augmentation des prix des produits pétroliers dans tous les pays à l’exception du Niger Fin mars 2013, les taux d’inflation les plus élevés ont été observés en Côte d’Ivoire (3,6%) et au Togo (3,5%). En Côte d’Ivoire, la progression des prix est en rapport avec le renchérissement des produits alimentaires, notamment des poissons, des légumes et tubercules, ainsi que l’augmentation du prix du gaz domestique, des services d’enseignement dans le supérieur et des articles d’habillement. Le taux d’inflation élevé au Togo, de son côté, est dû à l’augmentation de 42,5% du prix du gaz et au renchérissement des produits alimentaires, en particulier les légumes et les tubercules. Le taux d’inflation sous-jacente, mesuré par l’évolution de l’indice des prix hors produits frais et énergie, est ressorti en glissement annuel à 2,0% à fin mars 2013, en retrait de 0,5 point de pourcentage par rapport à fin décembre 2012. Par ailleurs, une décélération de la hausse des prix des produits frais a été observée, à la faveur du reflux des prix des céréales locales. En revanche, l’augmentation des prix de la rubrique énergie s’est accélérée, passant de 2,2% à fin décembre 2012 à 2,8% à fin mars 2013, en rapport avec le renchérissement du gaz. Au Mali l'inflation IPC a été de 3.0 en 2011 et 5.3 en 2012. Les statistiques prévoient 2.9 en 2013 et 3.3 en 2014. Le taux d'inflation dans l'UEMOA est généralement plus faible que celui des pays environnants. Le Ghana, la Guinée et le Nigéria, par exemple, avaient respectivement des taux d'inflation de 10, 8% ; 15% et 12, 4% en 2010 ; 8, 7%, 16% et 10,9% en 2011 ; 9,1% ; 13% et 12,2% en 2012 contre 1, 4% ; 3,9% et 2,4% sur la même période dans l'UEMOA.

F. MAÏGA

Golfe de Guinée :  LUTTE CONTRE LA PIRATERIE ET LES ACTIVITES ILLICITES

La zone a enregistré un total de 197 attaques, dont 46 en 2009, 38 en 2010, 53 en 2011 et 60 en 2012

Au terme d'une conférence de deux jours tenue à Yaoundé les 24 et 25 juin derniers, les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats d'Afrique centrale et d'Afrique de l'ouest ont adopté un code de conduite et un mémorandum d'entente destinés tous deux à combattre la piraterie et les activités illicites en mer ainsi qu'à assurer la sûreté et la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée. Désireux de conjuguer leurs efforts en vue de définir un cadre juridique commun et approprié pour lutter contre la piraterie, les vols à main armée et les autres activités illicites commis en mer dans le domaine maritime des deux régions, les chefs d'Etat ont adopté le code de conduite relatif à la prévention et à la répression desdits actes. Le document a été signé par les ministres des 25 Etats de l'Afrique centrale et de l'Afrique de l'ouest. Il entre en vigueur immédiatement, et sa mise en ½uvre sera évaluée après un délai de trois ans. La conférence a décidé que le Cameroun abritera le siège du Centre inter régional de coordination prévu par le Mémorandum d'entente. A ce sommet, le président en exercice de la CEDEAO Alassane Ouattara, a décrit la situation particulièrement alarmante du Golfe de Guinée, doté de nombreuses potentialités et attirant les pirates des temps modernes qui sont de dangereux individus sans foi ni loi. Il a souligné que la criminalité qui se développe en mer menace le transport des hydrocarbures, limite les investissements et pousse à la hausse les primes d'assurance, d'où l'impérieuse nécessité d'accroître la coopération entre tous les pays concernés. En quatre années, en effet, la zone a enregistré un total de 197 attaques, dont 46 en 2009, 38 en 2010, 53 en 2011 et 60 en 2012. Le Nigéria arrive en tête avec 45% desdites attaques, suivi du Togo (25%), de la Côte d'Ivoire (8%), de la Guinée-Bissau (5%), de la Gambie et de la RD Congo (3%), enfin du Cameroun et de la Sierra Leone (2% des attaques). Au total en 2012, 966 marins ont été victimes d'attaques, tandis que le coût des marchandises volées par les pirates est estimé entre 34 et 101 millions de dollars US. Depuis le début de cette année, huit navires ont déjà été attaqués au large des côtes africaines en général, et 31 dans le Golfe de Guinée. La zone est importante pour sa biodiversité, avec une population qui vit à 70% sur les côtes. Elle attise la convoitise du fait de ses ressources naturelles, notamment le pétrole et le gaz, sans oublier ses immenses ressources halieutiques. Enumérant les graves menaces qui pèsent sur le Golfe, il a évoqué un autre fléau non moins préoccupant : la pêche illicite. Il a aussi mis l'accent sur le fait que la zone est devenue une plaque tournante du trafic de drogues dures, celles produites par les narco trafiquants d'Amérique latine à l'intention des consommateurs des autres continents, notamment l'Amérique du Nord et l'Europe. La rencontre a pointé du doigt les migrations clandestines ayant pour théâtre cette partie du monde et qui causent quasi quotidiennement la mort d'un nombre indéterminé de personnes en haute mer. Les chefs d'Etat se sont félicités des initiatives prises en matière de lutte contre l'insécurité en mer par la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la Commission du golfe de Guinée (CGG). La stratégie vise non seulement à garantir les intérêts vitaux en mer des Etats de la CEEAC, de l'élaboration en cours de la Stratégie maritime intégrée de la CEDEAO et de la stratégie de la CGG pour la gestion de la paix et de la sécurité dans la région, mais aussi de la «fructueuse coopération entre les régions» centrale et occidentale de l'Afrique.

F. M.

Pétrole : LA HAUSSE SOUTENUE PAR LES TENSIONS EN EGYPTE

Le prix du pétrole coté à New York évoluait en hausse lundi à l’ouverture, soutenu par la crainte d’une escalade des tensions en Egypte susceptible d’affecter l’ensemble du Moyen-Orient et par l’appétit pour le risque des intervenants. Ainsi, le baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en août avançait de 1,28 USD, à 97,84 USD, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Les cours du pétrole « sont en partie portés par la situation en Egypte, qui n’est pas de bon augure pour la région du Moyen-Orient dans son ensemble », importante zone de production de brut, a souligné Robert Yawger de Mizuho Securities USA. La foule a déferlé dimanche au Caire et dans de nombreuses autres villes pour exiger le départ du chef de l’État Mohamed Morsi, et les pressions s’accentuaient lundi, l’opposition appelant le président islamiste à partir sous 24 heures. Au moins seize personnes ont été tuées dans tout le pays en marge des manifestations, dont huit dans des affrontements entre pro et anti-Morsi au Caire, a indiqué lundi le ministère de la Santé dans un nouveau bilan. Le marché de l’énergie est aussi soutenu, selon Yawger, « par le regain d’intérêt des investisseurs pour le risque, illustré par la tendance à la hausse des indices de Wall Street » avant l’ouverture officielle de la séance. Les cours du brut s’affichaient aussi en hausse « malgré le fait que la production manufacturière en Chine montre une contraction importante », a remarqué Phil Flynn de Price Futures Group. Selon un indicateur révisé de la banque HSBC, la deuxième puissance économique mondiale a enregistré en juin sa plus forte contraction de la production manufacturière depuis neuf mois. « Peut-être que cela augmente la possibilité que le gouvernement chinois, qui a accentué la pression sur les banques ces derniers jours, lâche un peu de lest pour stimuler la croissance », a avancé M. Flynn. Ce chiffre chinois était aussi contrebalancé par des bonnes nouvelles en provenance de la zone euro, où l’activité du secteur manufacturier a continué de se redresser en juin pour atteindre son plus haut niveau en 16 mois, traduisant ainsi une amélioration de la conjoncture de nature à favoriser la consommation énergétique. L’indice PMI du gouvernement a reculé à 50,1 points en mai contre 50,8 points en mai – un chiffre supérieur à 50 indiquant une expansion de l’activité manufacturière et un indice inférieur, une contraction.

A. F. P

L'essor

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