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Pisciculture artisanale : UUNE SOURCE DE REVENUS POUR LES COMMUNES

La pêche occupe une place importante dans l'économie du Mali

Elle contribue de façon significative à la création d'emplois, à la lutte contre la malnutrition, à la réduction de l'exode rural et de la pauvreté

Le Mali dispose d'un réseau hydrographique dense couvrant près de 4500 kilomètres et essentiellement constitué par les bassins des fleuves Sénégal et Niger et en partie par la Volta. Ce réseau entretient également un ensemble de mares et de lacs, notamment dans les régions de Kayes (lac Magui), Koulikoro (lac Wegnan), Sikasso (lac Kambo), Tombouctou (lacs Faguibine, Télé, Goubert, Kamango, Daoukiré, Daouna, Fati, Horo, Kabara, Débo, Gossi), Gao (mare d'Anderamboukane), Kidal (oueds) et Mopti (lac Débo). En plus de cet ensemble, il existe aussi des excavations faites par l'homme à savoir les mares, les bancotières, les emprunts, les microbarrages et les sites d'anciennes carrières de mines. Cette densité du réseau hydrographique représente des opportunités pour la production généralisée de poissons dans le cadre du développement de la pisciculture artisanale au niveau des collectivités territoriales. Depuis 2006, le Programme d'Appui aux Collectivités territoriales (PACT), Swisscontact, le Programme d'appui à la formation professionnelle (PAFP), le Programme d'Aménagement et de Valorisation pacifique des espaces et du foncier agricole (AVAL), en collaboration avec la direction nationale de la Pêche, ont développé une démarche de mise en valeur des plans d'eau naturels et artificiels pour la production de poissons dite démarche pisciculture artisanale. La direction nationale de la Pêche et ses partenaires ont ainsi élaboré un manuel sur la pisciculture artisanale pour l'information, la sensibilisation et la formation des populations, des organisations professionnelles, des collectivités territoriales, le secteur privé et les partenaires au développement. La pisciculture artisanale contribue de façon significative à la création d'emplois, de revenus, à la lutte contre la malnutrition, à la réduction de l'exode rural, de la pauvreté et à l'organisation des acteurs de la filière. Outil pédagogique et de développement local, le guide pratique de pisciculture propose une démarche et des orientations pratiques pour assurer le développement de la pisciculture en milieu rural. Conçu à partir des expériences de chaque partenaire, ce manuel s'adresse en premier lieu aux collectivités territoriales, aux professionnels des organismes d'appui à la décentralisation, au personnel des services techniques, des ONG et du secteur privé. Le ministre de l'Elevage et de la Pêche, Mme Diané Mariam Koné a présidé la semaine dernière le lancement officiel de cet ouvrage. C'était en présence de ses collègues de l’Environnement et de l’Assainissement, Ousmane Ag Rhissa et de celui chargé de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, Abdourahmane Oumar Touré. 10,5 KG DE POISSON PAR PERSONNE ET PAR AN. En suscitant une prise de conscience des potentiels économiques locaux, en renforçant la capacité de maîtrise d'ouvrage des communes de leur développement économique, il est possible de créer des dynamiques économiques nouvelles qui permettent aux collectivités de stimuler la génération de ressources propres et de dynamiser le développement local. C'est dans cet esprit que les communes peuvent faciliter l'initiation d'activités de pisciculture artisanale sur leur territoire, dont elles pourront taxer les revenus. La pêche occupe une place importante dans l'économie du Mali. La production annuelle oscille entre 45 000 et 100.000 tonnes. La consommation est de 10,5 kg par personne et par an. Dans certaines parties du pays, on ne consomme cependant quasiment pas de poisson. La pisciculture artisanale est l'élevage du poisson à partir de l'empoissonnement des plans d'eau (mares, bancotières, emprunts, trous à poissons, étangs, etc.). Avec peu de moyens, il est possible de récolter d'importantes quantités de poissons. La pisciculture artisanale communale repose sur un partenariat entre les exploitants piscicoles organisés et la commune qui les appuie et les suit pour le développement de l'activité. Ce partenariat permet de tirer un meilleur parti des plans d'eau qui sont peu exploités et peuvent devenir insalubres, de procurer aux familles une alimentation riche en protéines animales, aux populations une activité génératrice de revenus et réduire l'exode rural. Il permet de contribuer à la recherche de solutions face à la diminution constante des ressources halieutiques et d'améliorer les recettes de la collectivité. Comment permettre aux communes de valoriser les potentialités des plans d'eau de leur territoire ? Comment assurer une bonne gestion de l'activité à l'échelle de la commune ? Comment permettre à la commune d'en tirer des revenus pour son fonctionnement ? Quelles sont les techniques piscicoles simples et accessibles adaptées aux conditions et aux possibilités des communautés du Mali ? Le guide de pisciculture artisanale communale tente de répondre à ces questions en présentant les techniques de production et les principes du partenariat entre les communes et les exploitants piscicoles. Au niveau communal, les futurs pisciculteurs peuvent être tout type d'intervenants en général issus du secteur primaire (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, etc.) et tertiaire (artisans et commerçants). Ces intervenants existent essentiellement en tant qu'individus. La commune peut les appuyer à se regrouper en associations et/ou coopératives. L'objectif pour la commune est à la fois d'avoir des interlocuteurs organisés, de faciliter le développement économique local et de les orienter vers des partenaires d'appui le cas échéant. En leur facilitant l'accès à des outils de travail et à des méthodes professionnelles de rentabilisation de leur activité, la commune facilite la formalisation de l'activité. Ceci présente l'avantage pour les exploitants de développer leur activité, et pour la commune de la taxer, ce qui lui permettra de contribuer plus efficacement à améliorer les conditions d'investissement dans son économie. Le guide de pisciculture fournit des informations précieuses sur la pratique de l'activité notamment sur les espèces de poissons adaptés à l'empoissonnement, les indications sur les plans d'eau à savoir les mares, les lacs, les étangs, les bancotières, les emprunts ou les trous à poisson, la gestion des plans d'eau, la commercialisation du poisson frais ou fumé etc.

S. Y. WAGUE

Niger : UN RÉSEAU D'INTRANTS POUR BOOSTER LES RENDEMENTS

Une initiative multidonateurs d’une durée de cinq ans et dotée d’une enveloppe de 6 millions d’euros (3,936 milliards Fcfa) visant à intensifier l’agriculture a réalisé des hausses de rendements allant jusqu’à 100% dans plus de la moitié des villages du Niger. Cette déclaration a été faite par la FAO, à la veille d’une réunion de haut niveau sur les efforts renouvelés d’élimination de la faim en Afrique, au cours de laquelle le Niger a présenté sa nouvelle stratégie de réduction de la faim.? Selon les dernières statistiques de la FAO sur la faim, au cours des 20 dernières années, le Niger a divisé par trois son taux de sous-alimentation, qui touche désormais un habitant sur huit, contre près d’un sur trois en 1990-1992.?La vulnérabilité néanmoins persiste. L’ONU a averti que 800.000 personnes pourraient avoir besoin d’une aide alimentaire cette année, suite aux crises répétées liées à la sécheresse, à la hausse des prix alimentaires et aux agitations politiques qui ont affligé le Sahel.??Depuis septembre 2008, le Ministère nigérien de l’agriculture et la FAO appuient l’intensification de l’agriculture en élargissant un réseau de boutiques d’intrants coopératives, grâce à des financements de 6 millions d’euros octroyés par la Belgique, l’Union européenne (UE), le Luxembourg et l’Espagne dans le cadre du Projet Intensification de l’agriculture par le renforcement des boutiques d’intrants coopératives (IARBIC).?? « IARBIC fournit aux petits exploitants les moyens de production nécessaires pour accroître les rendements », explique Aboubaker Waiss, Représentant de la FAO au Niger.??Les bonnes pratiques élaborées par ce programme ont été intégrées à la nouvelle stratégie de réduction de la pauvreté du Niger, les Nigériens nourrissent les Nigériens (Initiative 3N), prévoyant des boutiques d’intrants gérées par les organisations de producteurs et un accès amélioré aux services financiers et des prestations de conseil.??Cette stratégie a été présentée lors de la réunion de haut niveau des dirigeants africains et internationaux qui s'est tenue à Addis Abeba du 30 juin au 1er juillet, visant à créer des partenariats renouvelés pour mettre un terme à la faim en Afrique.?? Entre 2008 et 2013, 264 magasins d’intrants ont été construits, dont 75 avec des fonds antérieurs alloués par l’UE. En y associant les boutiques construites les années précédentes et par des partenaires qui ont suivi le modèle IARBIC, le nombre total s’élève à 783.??Grâce à ce vaste réseau, des intrants agricoles de bonne qualité et au juste prix, commandés par les organisations paysannes, sont distribués à plus de la moitié des villages agricoles du Niger, où des hausses de rendements moyennes de 100 % pour le sorgho et de 81 % pour le mil ont été constatées.? Par ailleurs, le projet IARBIC a permis de doter les agriculteurs d’une vaste gamme de compétences, allant du cycle agricole complet à la gestion et à la comptabilité pour une organisation de producteurs ou une entreprise, telle qu’un magasin d’intrants.?Tout a démarré en 1982, explique Mahaman Sani, ancien Directeur général du Ministère nigérien de l’agriculture. Les chercheurs ont commencé à étudier les bonnes doses d’engrais nécessaires pour accroître la productivité des cultures de base du Niger, comme le mil et le sorgho.?La hausse de la productivité était - et est toujours - considérée comme un moyen crucial d’améliorer la sécurité alimentaire au Niger, où les sols peu fertiles et la croissance démographique rapide exercent une forte pression sur la capacité des populations rurales de se nourrir.?? En 1997, ajoute Mahaman Sani, lorsque les chercheurs ont établi la « micro-dose » parfaite d’engrais pour chacune des cultures à l’étude, une nouvelle question s’est posée: comment relayer l’information aux intéressés, c’est-à-dire aux petits exploitants du Niger???La stratégie retenue a identifié les boutiques d’intrants coopératives comme le vecteur le mieux adapté pour doter la population rurale des bonnes quantités d’intrants de qualité, en y ajoutant une formation dispensée par le biais des Ecoles pratiques d’agriculture, ainsi que des services consultatifs.?? En s’efforçant d’améliorer la productivité agricole, le projet IARBIC a également soutenu les mécanismes innovants de micro-finance afin de fournir aux petits exploitants ce qui leur fait cruellement défaut: l’argent.??Tout d’abord, le projet encourage un système de crédit stockage connu sous le nom de 'warrantage’, qui permet aux agriculteurs de ne pas être contraints de vendre leur récolte immédiatement, lorsque les prix sont au plus bas, mais d’en stocker une partie et de l’utiliser en guise de nantissement pour obtenir un prêt bancaire.??Le crédit leur permet d’acheter des intrants pour la prochaine campagne de semis, ou de trouver des activités génératrices de revenus complémentaires. Les femmes sont les premières à bénéficier de ce système qui leur permet d’améliorer l’alimentation de la famille ou d’envoyer les enfants à l’école.?? Dans un second temps, IARBIC a mis en place un fonds de garantie de 653 000 ¤ (428,3 millions Fcfa) pour les prêts demandés par les organisations de producteurs réunissant les conditions requises. Cela permet de réduire les risques de pertes en cas de défaut en encourageant les prêteurs à prêter. Source FAO

Kenya : L'ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Comme la plupart des pays africains, le Kenya est extrêmement vulnérable aux effets du changement climatique. Le stress potentiellement exercé sur les écosystèmes et les communautés rurales fragiles, en particulier dans les zones arides et semi-arides et sur certains hauts plateaux humides du pays, suscite de plus en plus d’inquiétudes.? Conformément à la Stratégie de relance de l’agriculture du Kenya (SRA) 2010-2015 et au plan Vision 2030, les partenaires nationaux et internationaux se sont associé pour relever ces enjeux en renforçant la capacité des petits exploitants de gérer les ressources en terres et en eau dans les zones agro-écologiques vulnérables.?? « Le renforcement des capacités pour l’adaptation au changement climatique dans la gestion des terres et des eaux » est un projet triennal (2011-2013) financé par l’Agence suédoise de coopération au développement international (SIDA) et mis en ½uvre par la FAO et l’Institut kenyan de recherche agricole (KARI), en collaboration avec des ONG et les ministères chargés de l’agriculture, des pêches et de l’irrigation.?L’idée est de créer une mosaïque de partenaires ½uvrant de concert pour mobiliser des investissements comme élément central de la gestion des ressources naturelles et des stratégies d’adaptation.? Quelque 12 000 ménages devraient bénéficier des techniques d’adaptation aux risques liés au changement climatique dans les bassins hydrographiques et districts retenus.?Patricia Atieno, l’une des bénéficiaires, cultivait exclusivement du maïs sur sa parcelle familiale d’un hectare. «Depuis l’an dernier, j’ai appris à diversifier avec des cultures tolérant la sécheresse et en réintroduisant des variétés traditionnelles de grande qualité dans notre alimentation, affirme-t-elle. Maintenant, je cultive des tas d’autres plantes - bananes, papayes, ananas, amarantes, patates douces, manioc, mil, tomates - et nous avons de quoi nous nourrir toute l’année. Des sols pauvres comme le mien sont devenus fertiles grâce au paillage qui enrichit le sol en nutriments».??Les autorités locales sont encouragées à fournir un soutien technique dans des domaines apparentés, à l’appui des efforts de développement des districts.? Willis Odhiambo Atyang, le responsable agricole du district d’Ugunja au Ministère kenyan de l’agriculture, confirme que la collaboration entre le KARI et la FAO a apporté des avantages conséquents aux agriculteurs. «La plupart de nos agriculteurs avaient perdu tout espoir lorsqu’avait été diagnostiqué en 2001 le flétrissement bactérien du bananier, une maladie qui frappe les régions bananières du Rwanda, de la République démocratique du Congo, de la Tanzanie, du Kenya et de l’Ouganda», indique-t-il.??«Nous avons commencé à relancer la plante et avons créé huit banques de drageons, où les agriculteurs peuvent se procurer du matériel végétal propre et certifié. Les petits paysans vendent désormais les rejets à un prix raisonnable à leurs voisins, ce qui permet de raccourcir les distances et de réduire ainsi les frais de transport», explique Atyang.? Dans les sites sélectionnés, la création, la mise en valeur et la gestion de sols sains par des mesures de conservation des sols et des eaux, des paillis de résidus de récolte, des cultures de couverture légumineuses et autres pratiques de gestion durable des terres visent à accroître la productivité.?tferme.

Source FAO

L'essor

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