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Le compte à rebours a commencé pour Mohamed Morsi

Alors que les démissions se succèdent au sein du gouvernement égyptien, ébranlant chaque heure davantage le régime de l’islamiste Mohamed Morsi, l’armée a commencé à fournir, ce mardi , des détails de la feuille de route qu’elle appliquera, faute d’accord entre les différentes forces politiques du pays à la fin de l’ultimatum qui expire mercredi dans l’après-midi .
Selon une information de la chaine d’information Al-Arabiya, non confirmée pour l’heure, le premier ministre Hicham Qandil aurait lui aussi remis sa démission. Mais le ministre de la justice a peu après démenti une information de la chaîne selon laquelle le gouvernement avait présenté collectivement sa démission au président Morsi. Selon l’agence officielle MENA, deux autres poids lourds du gouvernement - défense et intérieur - n’ont pas assisté au conseil des ministres mardi. Un compte à rebours pour Mohamed Morsi a été mis en ligne anonymement sur Internet.
Suspendre la constitution
L’armée égyptienne prévoit de suspendre la Constitution, de dissoudre le Parlement et de confier le pouvoir à un « conseil intérimaire » majoritairement civil si le président Mohamed Morsi et l’opposition ne parviennent pas à un accord de partage du pouvoir avant l’expiration de son ultimatum mercredi, ont indiqué des sources militaires.

Selon ces sources, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) n’a pas encore finalisé les détails de sa « feuille de route » destinée à sortir le pays d’une crise politique qui a fait descendre des millions d’Egyptiens dans la rue pour réclamer la démission du chef de l’Etat. Le chef d’état-major de l’armée, le général Abdel Fattah Al-Sisi, a donné lundi quarante-huit heures au président Morsi pour accepter les « demandes du peuple » et partager le pouvoir avec les autres forces politiques. Les deux hommes se sont rencontrés en fin de journée, ont indiqué des sources présidentielle et militaire.

Morsi fait la sourde oreille

Déterminée « à poursuivre dans la voie qu’elle a choisie pour mener une réconciliation nationale globale », la présidence égyptienne note que « la déclaration des forces armées n’a pas été soumise » à la présidence avant sa diffusion et contient « des signes pouvant causer la confusion ». « L’Etat démocratique égyptien civil est une des plus importantes réalisations de la révolution du 25 janvier » 2011, qui a renversé le président Hosni Moubarak, poursuit le communiqué, affirmant que « l’Egypte ne permettra absolument aucun retour en arrière quelles que soient les circonstances ». Le Parti pour la liberté et la justice, aile politique des Frères musulmans, dont M. Morsi est membre, a été beaucoup plus direct, demandant aux Egyptiens de « se rassembler pour défendre l’ordre constitutionnel et pour exprimer leur refus de tout coup d’Etat ».

El Baradei représente l’opposition

L’opposition égyptienne a choisi Mohamed El-Baradei, l’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, pour la représenter, a-t-elle annoncé mardi dans un communiqué. Le « Front du 30 juin », qui rassemble les plus importants partis et mouvements hostiles au président islamiste Mohamed Morsi, a déclaré que M. El-Baradei serait sa « voix » et était chargé de « préparer un scénario » en vue de mettre en ½uvre une « transition politique ». En outre, l’opposition a pris ses distances avec la ligne de l’armée, affirmant qu’elle ne soutiendrait aucun « coup d’Etat militaire » et soulignant que l’ultimatum ne signifiait pas que les militaires voulaient jouer un rôle politique, tout en réclamant la démission de Mohamed Morsi.

7 morts et des dizaines de blessés

Partisans et opposants de Mohamed Morsi ont à nouveau formé mardi après-midi de grands rassemblements rivaux. Au Caire, dans le quartier de Guizeh, sept personnes ont péri dans des affrontements entre les deux camps, ont indiqué des sources médicales. Ces heurts ont également fait des dizaines de blessés, dont plusieurs ont été grièvement touchés par des tirs. Des violences ont également éclaté dans d’autres quartiers de la périphérie du Caire et dans la province de Beheira.

Des dizaines de milliers de personnes avaient convergé vers l’emblématique place Tahrir, au Caire, pour une nouvelle mobilisation contre le président, élu il y a tout juste un an. Un manifestant a dit craindre que les islamistes «ne se battent jusqu’à la fin avant de tomber». Des effectifs de police supplémentaires étaient déployés dans la capitale, où la plupart des entreprises étaient fermées et où les rues quasi-désertes offraient un contraste saisissant avec l’habituelle activité de la mégalopole égyptienne.

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