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Bobo-Dioulasso : Après l'opposition, les taximen occupent la place Tiéfo Amoro

Les taximen de Bobo-Dioulasso sont en grève. Lundi 1er juillet 2013, ils ont investi la place Tiéfo Amoro pour manifester leur mécontentement. En proie à une concurrence jugée déloyale, ils ont décidé d'agir en dehors du cadre syndical. Pour obtenir des autorités, l'arrêt des transports des personnes par les tricycles.

« On veut simplement que les tricycles ne transportent pas des passagers. Ils sont là pour le transport des marchandises », propos d'un taximen rencontré sur la place Tiéfo Amoro.

Comme lui, des dizaines de taximen étaient sur cette place pour manifester leur mécontentement et obtenir enfin l'arrêt des transports de passagers par les tricycles.

« Depuis l'apparition des tricycles, notre situation va de plus en plus mal. En plus, ils font trop d'accidents et transportent souvent jusqu'à 20 personnes. Et pourtant, les autorités nous ont fait savoir qu'il y a une loi qui interdit le transport des personnes par les tricycles » s'offusquaient les taximen.

Occupant de façon illégale la place Tiéfo Amoro, ils disent être conscients de l'illégalité de leur action. Mais pour eux, c'est le dernier recours après que les syndicats aient montré leur inefficacité. Notons que pour des distances similaires, les tricycles transportent à 100 francs CFA les passagers contre 300 francs CFA pour les taxis.

Moussa Bamba, héros malgré lui

« Moussa Bamba est désormais notre syndicat. Il est sur le terrain et il connaît les réalités », c'est en ces termes que certains taximen présentaient fièrement leur héros. Décidant à l'improviste de se faire entendre et de rencontrer le Gouverneur Joseph Nébilma Bakouan et le Directeur Régional de la Police Nationale, Marcel Paré, les taximen ont choisi Moussa Bamba pour mener les discussions.

Pour les manifestants, les syndicats de taxi ont failli à leur mission. Raison pour laquelle ils ont délégué Moussa Bamba pour les représenter devant les autorités. Ce dernier aurait obtenu une rencontre avec le DR de la police et le SG du gouvernorat de la région des Hauts-Bassins.

Dans le fond il est à noter que la méthode à adopter pour rencontrer ces autorités divisait les taximen à notre passage aux environs de 14 heures. Si Moussa Bamba suggérait une délégation pour mener les discussions, la majorité des occupants occasionnels de la place Tiéfo Amoro voulait se déporter au gouvernorat pour se faire entendre.

Sinon, les manifestants sont d'accords sur deux choses : à savoir l'illégalité du transport des passagers par les tricycles et le bannissement de tous les anciens syndicats de taxis de Bobo-Dioulasso.

Ousséni BANCE

Lefaso.net

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