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Le Spiderman égyptien défie Israël

Ahmed Sharat est devenu une superstar en Egypte en moins de 24 heures. Comme le rapporte le site Arham Online, ce jeune de 23 ans désormais plus connu sous le nom de «Spiderman égyptien» a grimpé à mains nues sur le toit de l’ambassade israélienne au Caire dans la nuit du 20 au 21 août 2011, pour remplacer le drapeau de l’Etat hébreu par celui de l’Egypte.

Malgré les forces de sécurité qui ont tenté de le faire redescendre, celui-ci semble avoir bénéficié d’un soutien tacite des autorités. Un militaire lui aurait même fait un signe d'approbation depuis le 8e étage. Véritable héros, constate Al Arabiya News, il a été célébré par plus de 1.000 manifestants réunis devant l’ambassade israélienne le matin du 21 août.

Le 18 août, cinq policiers égyptiens ont été tués dans un échange de tirs entre les forces israéliennes et un groupe armé, à la frontière Est. Cette bavure militaire a provoqué une «crise diplomatique» entre les deux pays, rapportait l’Agence France Presse, car les autorités égyptiennes considèrent qu’Israël a violé le traité de paix de 1979 en tirant sur leur territoire.

L'exploit de Sharat est largement encensé sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, le hashtag #Flagman (l’homme au drapeau) est apparu en tête du classement des mots les plus tweetés selon le site panislamique Al-Kanz.

hastag #flagman

«Les gens tweetent sur l’homme au drapeau plus qu’ils ne disent je t’aime à leur  femme ou à leur mari.»

Une vidéo postée sur YouTube suscite également l'engouement: on y voit la foule scander en pleine nuit des slogans anti-israéliens et encourager Ahmed Sharat.

De même, sur Facebook, une dizaine de fanpages en l'honneur de «Flagman» ont déjà été créées, comptant chacune des centaines de membres.

Aux dernières nouvelles, l’Egypte envisage de rappeler son ambassadeur à Tel-Aviv et réclame des excuses plus explicites de la part d’Israël.

L’Etat juif a déclaré de son côté vouloir coopérer avec les Égyptiens pour que la lumière soit faite sur ces morts. Toutefois, il considère que la présence de son armée à la frontière égyptienne est nécessaire car, selon ses informations, les troupes palestiniennes de Gaza se serviraient du désert égyptien Negev comme base-arrière —une information que l’Egypte dément.

Lu sur Arham Online, Al Arabiya News, AFP