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DIALYSE - Un arrêté ministériel en gestation pour assainir les centres privés : Des missions de contrôle bientôt à pied d’œuvre

L'annonce est de la Société sénégalaise de néphrologie : un arrêté ministériel en gestation va bientôt être de rigueur, pour réglementer la pratique de la dialyse au Sénégal. L'idée, pour le Professeur Boucar Diouf, président de ladite association, est d'assainir le milieu de la dialyse dans les centres privés, objet de toutes les convoitises.

La Société sénégalaise de néphrologie sonne la charge à propos de la floraison des centres privés de dialyse à Dakar. En parfaite intelligence avec le ministère de la Santé et de l'Action sociale, elle travaille dans le sens d'assainir ce milieu, objet de toutes les convoitises aujourd'hui.
Pour le Professeur Boucar Diouf, président de la Société sénégalaise de néphrologie, seul un arrêté ministériel peut aider à réglementer la pratique de la dialyse au Sénégal. Ce à quoi s'est engagé le département de Awa Marie Coll Seck, à travers son conseiller juridique, présent au cours d'une rencontre tenue hier, à Dakar avec les néphrologues. Ces derniers ont réfléchi sur les préalables à l'ouverture d'un centre privé de dialyse, sur la facturation du service, sur l'état des générateurs à mettre en place ou encore sur la transplantation rénale, dont la loi a fini de faire le tour des départements ministériels concernés pour des observations.

Pr Diouf, qui présidait la rencontre, n'a eu de cesse de répéter que seuls les néphrologues ès qualité ont le droit de disposer d'un centre privé, pour pratiquer la dialy­se. C'est seulement dans ces conditions, dira-t-il, que la pratique pourra être sécurisée. Avant de jeter un pavé dans la mare des gestionnaires des centres privés, qui souvent, ne remplissent aucun critère valable pouvant leur permettre de disposer d'une autorisation. Certes, il n'a pas cité de centre, mais les allusions sont assez édifiantes sur les centres visés par ses complaintes. Dans ces lieux, laisse-t-il entendre, la sécurité des malades n'est pas garantie, alors qu'une mauvaise dialyse peut entraîner la mort. Il a ainsi mis en cause les générateurs qui sont utilisés pour les dialyses au Sénégal et qui sont parfois de seconde main.

Venu assister à cette rencontre, le Docteur Joseph Mendy, vice-président et secrétaire général de l'Ordre des médecins, a mis de l'eau dans le moulin du Professeur Diouf en indiquant qu'ils vont prendre leurs responsabilités afin de réglementer le milieu de la dialyse au Sénégal. Déjà, s'est-il offusqué, personne ne sait dans quelle condition les centres privés de Dakar sont autorisés. Ce qui est une aberration si l'on sait que la loi a établi un certain nombre de conditions, pour ce centre de structure médicale. Et d'annoncer des actions d'envergure qui sont en cours de réflexion, pour nettoyer à grande eau les pratiques anormales de la dialyse.

Le Quotidien

Rewmi

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