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Baccalauréat 2013 : 54 833 candidats à l'assaut du 1er diplôme universitaire

L'examen du baccalauréat a débuté ce 27 juin 2013 sur toute l'étendue du territoire national. Comme à l'accoutumée, le ministre des enseignements secondaire et supérieur, accompagné de ses collaborateurs, est allé encourager les candidats ainsi que le personnel chargé de l'organisation de ce premier diplôme universitaire.

C'est le lycée technique Amilcar Cabral (LTAC) de Ouagadougou qui a servi de cadre de lancement de la session 2013 du BAC.

7h30, le Pr Moussa Ouattara, ministre des enseignements secondaire et supérieur (MESS), a symboliquement ouvert la première enveloppe contenant les sujets de « cas pratique ». Vous l'aurez compris, les candidats des jurys 86 et 87 logés dans ce centre sont à la conquête du Baccalauréat technologique, option technique administrative plus connu sous la dénomination BAC G1.

Auparavant, le ministre Ouattara a eu le temps de visiter le secrétariat de ces deux jurys. Là, il a pris le soin de donner des consignes fermes. Il a demandé aux différents secrétariats « d'aborder leur mission avec beaucoup de prudence », et surtout de se départir de la routine « parce que c'est à travers la routine que quelque fois des manquements peuvent survenir ». « C'est ce qu'on a remarqué l'année dernière », a rappelé le MESS.

Aux candidats, Pr Moussa Ouattara a souhaité qu'ils se départissent de la facilité en cherchant à copier chez leur voisin ou en se servant des nouvelles technologies, notamment le téléphone portable. « Que chacun travaille sur la base de ce qu'il a accumulé durant la préparation », a-t-il lancé.

Tout se passe bien au LTAC

Le LTAC abrite les jurys 86 et 87, tous deux présidés par Cheik Ouattara, enseignant à l'université de Ouagadougou. Ce centre compte respectivement 219 et 220 candidats dans ces deux jurys. Jusqu'à l'heure du démarrage des épreuves, tout se passait très bien. « Généralement, l'angoisse le matin, c'est d'avoir des candidats qui n'ont pas retrouvé leur salle ou qui se sont trompés de salle. Dieu merci, on n'a pas eu ce problème ici », s'est réjoui le président de jury.

Le point sur les absences devait être disponible quelques minutes après le début des épreuves. Mais, selon toute vraisemblance, « il ne devrait pas y en avoir beaucoup, si non pas du tout », à en croire Cheik Ouattara.

Un dizaine de minutes plus tard, le MESS, accompagné du gouverneur de la région du centre, des présidents des universités de Ouagadougou et de Ouaga 2 ainsi que leurs plus proches collaborateurs ont mis le cap sur Le Cours privé Marie-Curie, situé à moins d'un kilomètre du LTAC.

Aujourd'hui est un grand jour

Ledit centre abrite également deux jurys, notamment les jurys 46 et 47 qui comptent chacun 235 candidats de la série D. Le chef de ce centre n'est autre que la secrétaire générale de l'établissement, Evelyne Darga. Au moment de notre passage (8h), « tout se passe bien », nous a-t-elle confié.

Moussa Ouattara a pu s'enquérir du bon déroulement de l'examen. Là, ce sont des candidats du BAC série D qui étaient en pleine composition lorsque le cortège ministériel fait son entrée. Les visiteurs se rendront uniquement dans la salle servant de secrétariat. Pour ne pas perturber les candidats.

Puis, Pr Moussa Ouattara déclare : « aujourd'hui, c'est un grand jour pour les candidats, pour les parents, pour les enseignants qui ont travaillé durant toute l'année, mais également pour l'administration centrale ».

Après ces deux centres, le ministre Ouattara devrait se rendre dans la région de l'Est pour constater le déroulement des opérations, mais également encourager les organisateurs.

Le BAC 2013 en chiffres

Le Baccalauréat, session 2013, c'est 54 833 candidats contre 49 526 en 2012, soit une hausse de 10,72%. Ces différents candidats se répartissent ainsi qu'il suit : Baccalauréat de l'enseignement général : 45 598 ; Baccalauréat technologique : 8 755 ; Baccalauréat professionnel : 480. Les jurys sont au nombre de 237 pour la présente session, répartis dans 109 Centres d'examens.

L'organisation du baccalauréat nécessite la mobilisation d'un nombre important de personnel. Ainsi, les présidents de jurys, secrétaires de jurys, encadreurs pédagogiques, surveillants, correcteurs et examinateurs, chefs de centre, superviseurs et autres organisateurs sont estimés à 10 218 personnes.

A cet effectif, il faudra ajouter les examinateurs de l'épreuve d'éducation physique et sportive, les agents de la chaîne financière, le dispositif de sécurité, les autorités régionales, les agents des directions régionales (chauffeurs et man½uvres) et le personnel de manutention. C'est pourquoi, l'effectif global est estimé à environ 15 000 personnes. L'organisation du premier diplôme universitaire mobilise du monde, mais également d'énormes moyens financiers. Budget d'organisation du baccalauréat 2013 est estimé à 2 041 369 000 francs CFA.

Moussa Diallo

Lefaso.net

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