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Gestions des déchets dangereux : L’AFRIQUE SE MET EN ORDRE DE BATAILLE

La première conférence des parties à la Convention de Bamako est la consécration de plus de deux décennies de lutte pour mettre en place un instrument qui permettra désormais de contrôler et d'empêcher l'importation et le déversement des déchets dangereux sur le  continent

C'est une étape historique dans la gestion des déchets et produits dangereux en Afrique. La première conférence des parties à la Convention de Bamako sur l'interdiction d'importer en Afrique ces produits, sur le contrôle des mouvements transfrontaliers et la gestion de ceux  fabriqués sur le continent, s'est ouverte hier à l'hôtel Salam de Bamako.

La cérémonie était présidée par le ministre de l'Economie et de l'Action humanitaire, Mamadou Namory Traoré qui représentait le Premier ministre. Y assistaient le ministre de l'Environnement et de l'Assainissement, Ousmane Ag Rhissa, la représentante de la Commission de l'Union africaine chargée de l'agriculture, Fatoumata N'Doye Jallow,  un responsable du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Bakary Kanté, un représentant du gouvernement suisse partenaire financier de la rencontre, Mirko Manzoni. Deux anciens ministres chargés de l'environnement, Morifing Koné et Nancoma Keïta, y avaient été conviés. La rencontre de Bamako regroupe une cinquantaine de participants représentant 30 pays africains dont 15 parties à la convention.

Bakary Kanté a assimilé la  réunion à un tournant décisif en matière de protection de l'environnement et de la préservation de la santé en Afrique. Car, c'est la consécration de plus de deux décennies de lutte pour mettre en place un instrument qui permettra désormais de contrôler, voire d'empêcher l'importation et le déversement des déchets dangereux sur le sol africain. Ceci, grâce à l'appel fraternel du groupe africain lors des conférences extraordinaires des conventions de Bâle (Suisse), Rotterdam (Norvège) et Stockholm (Suède), pour la tenue de cette première conférence de la Convention de Bamako. De l'avis de Kanté, il s'agit aussi d'un message diplomatique fort à l'endroit de la communauté internationale. Cela prouve la capacité du Mali à surpasser ses problèmes actuels pour organiser une telle conférence.

La Suisse qui a soutenu financièrement le rendez-vous, a réaffirmé par la voix de son représentant que la gestion durable des déchets a toujours été une priorité pour elle, au plan national, régional et mondial. Pour nombre de raisons. D'abord, parce qu'elle possède un nombre élevé d'industries chimiques. Ensuite, car elle abrite les sièges de trois conventions sur la question et le service des produits chimiques de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Tout cela explique l'engagement de la Suisse à travailler avec ses partenaires africains, a indiqué Mirko Manzoni, en invitant les autres partenaires à suivre la même voie pour aider le continent à relever le défi.

La représentante de l'Union africaine a, à son tour, exprimé sa gratitude à l'endroit du gouvernement malien pour l'organisation d'une conférence dont l'objectif n'est pas seulement d'empêcher le déversement des déchets dangereux en Afrique, mais d'inciter les pays africains à produire « propre ».  Insistant sur la nécessité de ratifier cette convention de Bamako, Mme Fatoumata N'Doye Jallow a invité les Etats africains à renforcer les mécanismes nationaux pour lutter contre le fléau. Dans tous les cas, l'UA jouera son rôle de promotion de la ratification de la convention par les pays, a-t-elle assuré soulignant que la convention de Bamako n'est pas un duplicata des conventions précédentes, mais plutôt leur continuité. Et Mme Fatoumata N'Doye Jallow d'inviter les pays africains à s'approprier la convention de Bamako.

L'ancien ministre de l'Environnement, Morifing Koné, qui été l'un des artisans du processus depuis la conférence de Bâle, a fait part de sa fierté et s'est réjoui de voir que le chemin entamé se poursuit. « Il n'était pas donné à l'Afrique de partir ensemble aux différentes négociations », a-t-il commenté.

Mamadou Namory Traoré a noté que notre pays a très tôt mis dans ses priorités nationales, la protection de l'environnement. Cette volonté politique est manifeste dans la Constitution, notamment en son article 15 qui stipule que toute personne a droit à un environnement sain. La loi fondamentale poursuit que la protection, la défense de l'environnement et la promotion de la qualité de la vie est un devoir pour tous et pour l'Etat.

En conformité avec cette disposition constitutionnelle, le ministre Traoré a réaffirmé la disponibilité des pouvoirs publics à ½uvrer pour la pleine réussite des travaux de la conférence des parties à la Convention de Bamako. Il  a sollicité le soutien du PNUE, des amis du Mali, de l'Afrique et de la communauté internationale pour que cette convention se relève pour de bon et qu'elle soit ancrée dans une institution à l'instar du PNUE comme d'autres conventions s½urs qui pourront en assurer la pérennité.

C. A. DIA

L'essor

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