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Lutte contre le terrorisme : Experts burkinabè et onusiens à l'école du renforcement des capacités

Le Burkina abrite, du 26 au 27 juin 2013, un atelier sur le renforcement de la coordination des mécanismes de prévention et de lutte contre le terrorisme. Cette réunion des parties prenantes, organisée par l'ONU, consacrera le lancement de l'Initiative pour une assistance intégrée en matière de lutte contre le terrorisme (I-ACT) pour le Burkina. La cérémonie d'ouverture était présidée par Amadou Dicko, directeur de cabinet du ministre des affaires étrangères et de la coopération régionale, représentant le ministre Djibrill Bassolé.

L'extrémisme violent constitue une menace grandissante pour tous les Etats. La situation qui prévaut au Mali expose davantage notre pays. Même si jusque-là, il n'y a aucune preuve que les insurgés maliens aient intégré le territoire burkinabè, le pays n'en est pas moins vulnérable. C'est dire que la situation sécuritaire en Afrique de l'Ouest et dans le Sahel exige du Burkina Faso la prise de mesures efficaces en vue de prévenir et de lutter contre le terrorisme.

Engagé aux côtés de la Communauté Internationale pour endiguer ce fléau et ses phénomènes connexes, le Burkina Faso a reçu, en février 2009, une équipe de la direction exécutive du comité de lutte contre le terrorisme. Avec les experts onusiens, les acteurs nationaux impliqués dans la lutte contre le terrorisme ont fait le diagnostic du dispositif national et formulé des recommandations. Le rapport produit a permis de retenir le pays des hommes intègres parmi les Etats devant bénéficier d'une assistance technique en matière de lutte contre le terrorisme.

Ainsi, le Burkina Faso a introduit en juin 2012, auprès de l'instance onusienne, une demande d'assistance. « Le lancement ce jour-même de l'Initiative pour une assistance intégrée en matière de lutte contre le terrorisme (I-ACT) pour le Burkina Faso, constitue donc un important évènement pour notre pays dans le renforcement des capacités des différentes structures nationales de lutte contre le terrorisme », a souligné Amadou Dicko, le directeur de cabinet, représentant le ministre des affaires étrangères et de la coopération régionale.

De la stratégie globale de lutte contre le terrorisme de l'ONU

En vue de combattre le terrorisme qui gagne de plus en plus du terrain, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté la résolution 1624 en 2006, aux termes de laquelle tous les Etats membres de l'Organisation des Nations Unies se sont engagés à combattre le terrorisme dans toutes les régions du monde et sous toutes ses formes.

L'atelier de Ouagadougou s'inscrit donc dans l'initiative d'assistance intégrée de lutte contre le terrorisme. Laquelle initiative trouve son origine dans la stratégie globale de lutte contre le terrorisme adoptée par l'assemblée des Nations Unies. Cette stratégie s'articule autour de quatre axes :
- élimination des conditions propices à la propagation du terrorisme ;
- renforcement des capacités des administrations concernées à lutter contre le terrorisme ;
- la prévention du terrorisme ;
- la promotion et le renforcement de l'Etat de droit tout en combattant le terrorisme.

« Pendant les deux jours, les différents experts de l'administration publique burkinabè qui sont particulièrement intéressés par la lutte contre le terrorisme vont discuter avec les experts onusiens commis à cet effet et reformuleront des recommandations », soutient Pascal Karorero, coordonnateur résident du système des Nations unies au Burkina.

Les travaux seront dirigés par le Chef de l'Equipe Spéciale du centre des Nations unies pour l'initiative de l'assistance intégrée de lutte contre le terrorisme, Mohammad Shah.

Le Nigéria et le Burkina, les deux bénéficiaires de l'assistance

Le représentant du ministre des affaires étrangères du Burkina a assuré les participants « de la pleine collaboration du Burkina Faso avec les institutions de lutte contre le terrorisme des Nations Unies, en vue de la mise en ½uvre des décisions en matière de prévention et de lutte contre ce fléau ».

A noter que le Nigéria et le Burkina sont les deux premiers pays africains à demander cette assistance. Au Nigéria, l'assistance est déjà en cours. Et cet atelier devrait concrétiser l'assistance pour le Burkina Faso. D'autres pays pourraient suivre.

Moussa Diallo

Lefaso.net

Le Faso

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