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Bouanou passe avec brio son grand oral à la MAP

Le parti de la Justice et du développement (PJD) a dépassé le cadre classique de la pensée islamique pour évoluer vers une idéologie plus ouverte et passer à la phase de l’”après mouvement islamique”, a affirmé Abdellah Bouanou, président du Groupe PJD à la Chambre des Représentants.

M. Bouanou, qui était l’invité mardi du Forum de la MAP sur le thème “les défis législatifs de la majorité parlementaire actuelle”, a indiqué que son parti, qui a procédé à des “révisions idéologiques”, est “sorti du cadre primaire de la pensée du mouvement islamique” et a complètement adhéré à l’esprit de la nouvelle constitution et aux grandes réformes engagées dans les différents domaines.

“Il y a des voix qui s’élèvent aujourd’hui au sein du parti pour passer à la phase de l’après mouvement islamique, de la même manière que le post-modernisme a été une maturation et une critique du modernisme”, a-t-il ajouté, tout en exprimant son soutien total à une “séparation claire entre le religieux et le politique, ce dernier étant un champ de compétition, de programmes et de vote populaire, donc par son essence un champ relatif, tandis que le premier demeure du domaine de l’absolu”.

“Le politique recherche le pouvoir pour être au service de la société, tandis que le prédicateur cherche à gagner le coeur des gens pour une récompense suprême, donc chacun à un rôle et une mission”, a estimé M. Bouanou, qui s’est dit personnellement favorable à la liberté du culte, qui “ne doit pas nous faire peur, parce qu’elle fait partie des principes des droits humains universels”.

Le champ politique actuel est “otage de stagnation et d’une culture de justification”, d’où son incapacité à définir le contour du tournant politique que vit le pays, a estimé Abdellah Bouanou, président du Groupe justice et développement (PJD) à la Chambre des Représentants.

Par ailleurs, M. Bouanou a indiqué que l’institution monarchique a su évoluer et a transféré nombre de ses prérogatives exécutives à un gouvernement élu, qui en devient le partenaire, mais le champ politique “est resté otage de stagnation et d’une culture de justification”.

“L’esprit réformateur et novateur de l’institution royale ne manquera cependant pas de changer cette tendance”, a-t-il fait valoir.

Ce champ, essentiellement marqué par un caractère conservateur, regroupe aussi en son sein des forces réformatrices, ce qui explique la présence sur la scène, depuis le début de cette dynamique sociétale, d’un certain nombre de leaders, a en revanche noté le dirigeant PJD.

Des chantiers comme l’Instance équité et réconciliation, la consécration des droits de l’Homme, la révision du code de la famille n’ont pas toujours été accueillis favorablement par tous les acteurs de ce champ politique, a-t-il relevé, notant que les milieux conservateurs au sein des centres de prise de décision, des partis politiques, de l’administration ou du tissu économique, tentent de faire barrage aux initiatives de réforme et d’ouverture pour “servir des intérêts personnels, pour protéger des positions et des privilèges, ou par conviction”.

Selon lui, la lenteur dans la mise en  oeuvre des réformes promises par le gouvernement trouve son origine dans la résurgence de “chahuteurs qui se manifestent chaque fois que l’exécutif aborde l’un des grands chantiers de réforme, comme la caisse de compensation, la justice ou les finances publiques”.

“Contrairement à ce qui est véhiculé par certaines parties, le gouvernement a bien une vision économique claire, qui a d’ailleurs permis de diversifier les investissements étrangers et d’améliorer les transferts des Marocains résidant à l’étranger, des rentrées du tourisme et de la balance commerciale”, a affirmé le président du Groupe du PJD à la Chambre des Représentants, qui n’a pas manqué de dresser un bilan positif de l’action de son groupe au sein de la Chambre.

Interrogé sur la crise gouvernementale actuelle, M. Bouanou a estimé que son parti n’avait pas à chercher de nouvelles alliances, ni à adopter ou éclaircir une quelconque position, “car il incombe au parti qui a annoncé son retrait du gouvernement de trancher et mettre fin à cette situation de crise”.

“Tant que le parti de l’Istiqlal n’a pas mis à exécution sa décision de retrait, il est toujours un allié du PJD”, a-t-il ajouté, notant au passage que “cette situation n’affecte pas le fonctionnement du gouvernement, ni du parlement”.

La solution à cette situation se trouve dans la Constitution, a conclu M. Bouanou.(d’après des dépêches MAP).

La Nouvelle Tribune

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