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MADAGASCAR - un deuil national entaché par la polémique

A Madagascar, le 7 février est un jour de deuil national. En 2009 à cette date, 42 personnes ont péri à Antananarivo, la capitale, selon le bilan de l’Association des victimes du 7 février, relayé par le quotidien national L’Express de Madagascar.

Ce jour-là, des manifestants s'étaient déplacés jusqu'au Palais présidentiel d’Ambohitsorohitra pour protester contre le régime du président Marc Ravalomanana, en place depuis 2002, quand des coups de feu ont éclaté; L’opposition était alors incarnée par le maire de la capitale, Andry Rajoelina, aujourd'hui à la tête de l’Etat grâce au soutien de l’armée —et sans avoir été élu.

L’origine des tirs qui ont causé la mort de ces 42 manifestants fait depuis l’objet d’une polémique. «Les deux camps continuent de se renvoyer la balle» souligne le quotidien Midi Madagasikara.. Chaque partie a demandé l’ouverture d’une enquête. La Cour criminelle ordinaire a déjà condamné Marc Ravalomanana aux travaux forcés à perpétuité dans cette affaire, pour «meurtre et complicité de meurtre». L’ancien président se défend en affirmant qu’aucun tir ne provenait du Palais.

Mais pour Albert Zafy, président de la République de Madagascar entre 1993 et 1996, les tirs seraient venus des deux côtés de la foule, et les victimes auraient ensuite servi de martyrs du régime de Ravalomanana pour servir la cause d’Andry Rajoelina.

Lu sur L'Express de Madagascar